Marie-Stella Boussemart
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| Présidente Union bouddhiste de France | |
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Antony Boussemart (d) (neveu) |
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Marie-Stella Boussemart (née en 1954), est une nonne du bouddhisme tibétain guéloug et tibétologue française. Etudiante à l'Inalco où elle soutient sa thèse, elle y enseigne le tibétain. Disciple et traductrice de Dagpo Rinpotché, elle est élue présidente de l’Union bouddhiste de France, et sa déléguée, de 2012 à 2015.
En 1978-1979, elle reçoit des enseignements de Guéshé Sonam Gyaltsèn durant huit mois au monastère de Gandèn Jangtsé à Mundgod, Karnataka[1].
Marie-Stella Boussemart étudie le japonais et le tibétain à l’Institut des langues orientales (Inalco) auprès de Dagpo Rinpotché, et obtient une maîtrise[2]. Elle soutient un DEA de tibétologie[1] le intitulé rJe shes rab seng ge (1382-1445) : initiateur de la communauté tantrique dge lugs pa à l'Inalco sous la direction de Samten G. Karmay avec dans son jury Anne-Marie Blondeau[3].
Le , elle soutient sa thèse intitulée Le monastère tantrique rGyud-smad grva-tshang : ses origines, son influence au sein de l'école dge-lugs-pa, son organisation à l'Inalco sous la direction de Samten G. Karmay[4], avec dans son jury Anne-Marie Blondeau[5].
Elle enseigne ensuite le tibétain à l'Inalco[6].
Membre de la congrégation Ganden Ling à Veneux-les-Sablons, fondée en 1978 par Dagpo Rinpoché, l’un des premiers maîtres bouddhistes tibétains à s'installer en France, auprès de qui elle étudie depuis 1973 et dont elle est traductrice depuis 1979, elle prend les vœux de nonne guéloug en 1997[1],[7].
En 1999, se basant sur des sources tibétaines, Marie-Stella Boussemart publie une biographie de Dromtönpa[8], disciple tibétain du pandit indien Atisha, dont la visite au Tibet est associée à la seconde diffusion du bouddhisme au Tibet.
Secrétaire générale de l’Union bouddhiste de France (UBF), elle en est élue présidente le [1],[9], une fonction qu'elle exerce jusqu'en [10]. Elle est alors représentante déléguée par l’UBF avec Olivier Wang-Genh, le précédent président resté vice-président, à la Conférence des responsables de culte en France[11].
Lors des auditions parlementaires dans le cadre du débat sur le mariage pour tous, en 2012 et 2013, elle est la seule femme assurant la représentation d'un culte. Au contraire des autres représentants, elle se montre plutôt favorable à la réforme[12]. Dans son audition à la commission des lois de l'Assemblée nationale le , elle précise que les homosexuels et hétérosexuels étant des êtres humains, ils ont le même potentiel et les mêmes droits[13],[14].
En 2025, elle est l'invitée d'un documentaire sur le bouddhisme dans l'émission France TV Sagesses bouddhistes[15].
Décorations
Traductions
- Mort, état intermédiaire et naissance, Enseignement oral donné par Dagpo Rimpotché, 29 et , Pagode de Vincennes, Editions Guépélé.
- Dalaï-Lama, Tant que durera l'espace, préface Guéshé Lobsang Tengyé, Albin Michel, Paris, 1996, (ISBN 2226085076)
- Dagpo Rimpotché, Le calme mental (1993), éd. Vajra Yogini, 2002, 60 p, (ISBN 2-911582-13-6)