Marius Vazeilles

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Élection3 mai 1936
CirconscriptionCorrèze
Groupe politiqueCOM (1936-1939)
GOPF (1939-1940)
Marius Vazeilles
Fonctions
Député français

(3 ans, 7 mois et 20 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Corrèze
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique COM (1936-1939)
GOPF (1939-1940)
Prédécesseur Henri Queuille
Successeur Déchéance du mandat
Biographie
Nom de naissance Antonin Années Francisque Marius Vazeilles
Date de naissance
Lieu de naissance Messeix
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Meymac
Nationalité Française
Parti politique SFIO (1918-1920)
PCF (1920-1944)

Marius Antonin Annet Francisque Vazeilles[1], né le à Messeix (Puy-de-Dôme) et mort le à Meymac (Corrèze), est un expert forestier, un syndicaliste, un homme politique et un archéologue français.

Distinctions et titres

Fils d'un garde forestier, sorti major de l'école des Barres, Marius Vazeilles enseigne d'abord comme instituteur stagiaire à Saint-Sauves-d'Auvergne. Entre 1911 et 1912, il occupe le poste de garde général des Eaux et Forêts à Mauriac. En 1913, il est détaché au service des améliorations agricoles et s'installe à Meymac[1].

Pendant la guerre, il est mobilisé. Mais, en 1915, il est détaché de l'armée sur l'intervention d'Henri Queuille pour mettre en valeur le plateau de Millevaches. Il répertorie de façon détaillée cette région et, en 1917, il publie son ouvrage Mise en valeur du plateau de Millevaches, lequel demeure encore l'un des ouvrages fondamentaux de l'aménagement forestier et agricole.

En 1919, il quitte l'administration des Eaux et Forêts, devient pépiniériste puis expert forestier à Meymac. Il met au point au puy Chabrol, à Barsanges (commune de Pérols-sur-Vézère), l'implantation de près de 400 nouvelles espèces forestières (surtout des résineux) inconnues dans la région et plante 38 hectares d'arboretum, l'arboretum du puy Chabrol.

Également passionné d'archéologie, Marius Vazeilles devient un spécialiste des époques gauloises, gallo-romaines et mérovingiennes, dont il met en évidence les traces sur le plateau de Millevaches. Il fouille inlassablement, classe et publie ses découvertes qu'il rassemble en collections parfaitement répertoriées.

Membre du Parti socialiste SFIO en 1918, rallié au Parti communiste dès le congrès de Tours, auquel il participe en , Marius Vazeilles est aussi un militant convaincu du syndicalisme agricole. Il organise et dirige la fédération communiste de la Corrèze ; il est, jusqu'en 1939, avec Renaud Jean, un des dirigeants nationaux de la Confédération générale des paysans travailleurs (CGPT)[2]. Il participe à des congrès de l'Internationale paysanne rouge. Candidat à la députation en Corrèze à partir de 1919, conseiller municipal communiste à Meymac, il est élu en 1936 député du Front populaire pour la circonscription d'Ussel.

Ayant approuvé la signature du pacte germano-soviétique et adhéré au groupe ouvrier et paysan français créé en remplacement du groupe communiste dissous à la Chambre des députés, il est arrêté le , déchu de son mandat le , et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 4 ans de prison avec sursis, 4 000 francs d'amende et 5 ans d'interdiction de séjour. Il fut placé en résidence surveillée à Tauves (Puy-de-Dôme) jusqu'en [3].

Il se désolidarise du Parti communiste en et ne militera plus. Le Parti l'exclut le [4].

Décorations

Autres

  • Président d’honneur du syndicat départemental des propriétaires sylviculteurs
  • Grande Médaille d'or de la Société d’acclimatation et de protection de la nature en 1950
  • Prix Viellard de l’Académie d’agriculture en 1956 pour son rôle essentiel dans le reboisement du plateau de Millevaches et de ses environs
  • Nommé en correspondant national de l’Académie d’agriculture
  • Président d’honneur de la Société préhistorique de la Corrèze
  • Délégué de la Société préhistorique française
  • Président d’honneur de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze
  • Membre de l’Institut Ligure, de la Société des amis des Eyzies

Postérité

La majeure partie de ses collections, fruit de plus de 150 études, ont été regroupées au musée Marius-Vazeilles[8],[9] à la suite de la création, en 1974, de la fondation Marius-Vazeilles[10] présidée initialement par sa fille, Mme Marcelle Magnier-Vazeilles.

Ses découvertes, qu'il avait jusque-là placées dans une grande cabane faisant office de réserves, au fond de son jardin, furent alors transférées dans l'aile de l'ancienne abbaye Saint-André de Meymac mitoyenne de l'église.

Archives

Catalogue des fonds apparentés à Marius Vazeilles aux Archives départementales de la Corrèze

Publications (sélection)

Notes et références

Voir aussi

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