Mary Habsch

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Mary Habsch
Mary HABSCH (1931), autoportrait (vers 1955), aquarelle, 71,5x52 cm
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
EvereVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
L'Algérien par Mary Habsch. Huile sur toile (120 × 100 cm). Signé au dos sur le chassis.
Mary Habsch dans son atelier dans les années 60.

Mary Habsch, née le à Welkenraedt et morte le [1] à Evere, est une artiste-peintre belge[2],[3],[4],[5].

Mary Habsch naît en 1931 à Welkenraedt[2]. Avant-guerre, sa famille émigre vers Bruxelles. Elle perd sa mère, Maria Libotte, à l'âge de 7 ans. Son père, Jean Pierre Habsch (1898-1976) gère la fabrique de céramique Vestaceram (106 av. Franklin Roosevelt, à Vilvorde) pour laquelle Mary réalise des motifs décoratifs. Son oncle, Paul Habsch (1902-1988) tient un magasin d'articles pour les Beaux-Arts, "Art et Dessin", à Ixelles (8 rue de la Tulipe).

Entre 1948 et 1965, elle suit les enseignements des peintres et professeurs Mlle G. Biron (dessin d'observation), Armand Paulis (aquarelle et peinture à l'huile), Georges Rogy (dessin d'observation), Albert Philippot (en) (technique de la peinture), Joseph De Smedt (composition décorative monumentale et peinture d'après la figure humaine), à l'École des Arts et Métiers de la commune d'Etterbeek (aujourd'hui, Académie Constantin Meunier)[3].

Sur conseils et recommandations d'Armand Paulis, elle s'inscrit en à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Elle y intègre l'atelier du professeur de Peinture d'après Nature et Directeur, Léon Devos, jusqu'en 1959. Mary Habsch y obtient de nombreux prix dont la médaille du gouvernement, le prix Célestin Jacquet pour la peinture à l'eau (1954) et le Brevet de Maîtrise de l'Atelier de peinture (1959).

En 1962, elle obtient avec grande distinction le grade d'agrégée de l'enseignement secondaire inférieur de la Ville de Bruxelles, à l'École Bischoffsheim. Tout en continuant de peindre, elle enseignera à son tour les arts décoratifs toute sa carrière durant (entre autres, à Saint-Gilles à l'Institut Sainte-Marie et à Forest, à l'Institut Sainte-Ursule et à l'École Normale de l'Etat).

Finalement, Mary Habsch complète sa formation à l'Académie des Beaux-Arts de Watermael-Boitsfort, où elle se perfectionne en techniques lithographiques[4] (1987-1990).

Mary Habsch, "Orage sur la mer", 1972, Lithographie

"Mary Habsch tantôt intimiste, tantôt lyrique, observe, compose, agrandit l'espace conquis pour y introduire un sentiment philosophique ou y cultiver le merveilleux" (Paul Caso, critique d'art)[6]. Son œuvre comprend de nombreux portraits, paysages ésotériques, compositions d'inspiration religieuses ou bibliques, mais aussi de grandes scènes en hommage au folklore belge[3]. Selon l'historienne de l'Art, Brigitte De Clercq, "L'homme et la nature sont ses thèmes de prédilection. Elle s'attache à pénétrer l'âme du personnage dans ses portraits et à rendre l'atmosphère des paysages."[5] Mary Habsch dit d'elle même que "ce qui l'intéresse avant tout, c'est la recherche de lumière et d’infini".

Mary Habsch, "Retour", 1973, Lithographie

Elle réalise ou participe à de nombreuses expositions en Belgique (à la Villa Empain (1969), à la Galerie Baron René Steens (1975, 1977 et 1981), au Centre Rogier « Les Arts en Europe », aux Palais des Beaux-Arts de Charleroi, au Musée Charlier, à la Chapelle des Brigittines, à l’Hôtel de ville de Bruxelles; exposition Simenon (1993) à Liège, plusieurs expositions à l’Abbaye de Forest, aux Ateliers Mommen et au Salon Mommen, à la galerie Lesbrouss’Art …) et à l'étranger (au Canada, en France, en Suisse, en Écosse, en Italie).

Mary Habsch fait également partie de nombreux collectifs d'artistes, entre autres: l'Association royale des Artistes professionnels de Belgique (depuis 1973), le groupe Gryday (dès 1976), le Cercle d'Art Forestois (CAF), le Cercle des Amis de Thomas Owen, Le groupe des Copains du Ça M'dit (1996-1998), La Fédération Féminine Artistique de Belgique[6].

Son atelier d'artiste se trouve à la "Cité Mommen" (artiste résident) à Saint-Josse-Ten-Noode[1].

Elle meurt à l'âge de 92 ans à Evere[7].

Œuvres

Ses œuvres figurent dans la collection nationale belge : les Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles possèdent « Vestaceram » (vers 1956), un diptyque représentant deux ouvrières dans une fabrique de céramique, et « Tristesse » (vers 1960), un autoportrait de l’artiste avec son père dans un café de Vilvorde. On retrouve également des œuvres de Mary Habsch dans les collections de la Maison du Roi de Bruxelles[8], du Musée d’Ixelles et du Musée L de l’Université de Louvain-la-Neuve.

Distinctions

Références

Liens externes

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