María Josefa Roco

diplomate pehuenche From Wikipedia, the free encyclopedia

María Josefa Roco, née vers 1766 dans le massif du Campanario, est une cacique pehuenche. L'armée coloniale argentine la capture en 1780 et la détient à Mendoza jusqu'à son mariage en 1787. En 1805, elle participe à l'armistice entre Pehuenche et Puelche, au prétexte duquel le gouvernement impérial espagnol inaugure la construction du fort San Rafael del Diamante (es).

Naissance
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Campanario Formation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Fort San Rafael sur le Diamante (d) (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Jusqu'en Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Domicile ...
María Josefa Roco
Biographie
Naissance
(?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Campanario Formation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Fort San Rafael sur le Diamante (d) (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Jusqu'en Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Date de baptême
Lieu de détention
Fort San Carlos à Mendoza (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Les caciques Güentenao et Roco donnent naissance à une fille vers 1766 dans le massif du Campanario (en)[1]. En 1780, le commandant Amigorena, en poste au fort de San Carlos, attaque avec 600 soldats leur communauté pehuelche pendant la nuit, en l'absence de Roco. Il tue le père de Güentenao, et la prend en otage avec sa fille. Elles sont amenées à Mendoza vers Pâques. Le 5 novembre, les colons baptisent du nom de María Josefa la fille de Roco, alors âgée d'environ seize ans. Le cacique signe la paix, mais María Josefa Roco doit demeurer à Mendoza. Elle se marie avec le lonko Neculgueno en 1787. Ce dernier meurt au plus tard en 1796[1].

Croquis du fort.

En 1804, suite à la mort du cacique Roco, les Puelche et les Pehuelche rentrent en guerre. María Josefa Roco décide alors de se rendre à Buenos Aires depuis Mendoza, pour demander au nouveau vice-roi, Rafael de Sobremonte, qu'il intervienne et fasse cesser les batailles. Après un mois de voyage, elle est reçue au consulat le 3 octobre par Manuel Belgrano. Ce dernier, qui comptait déjà construire un nouveau fort, officialise alors ce projet de construction. Le fort doit être bâti au confluent du Diamante et de l'Atuel. María Josefa Roco repart en janvier 1805. En mars, un géographe établit que la zone au confluent des deux rivières est impropre à l'édification d'un fort. Le 1er avril, le commandant Miguel Teles Menezes, mandaté par le vice-roi pour élever le fort avec le franciscain mapuche Francisco Inalicán (es), convoque un parlamento (es) afin de négocier la paix entre les factions de Bartolo Guelecal et Panichine, le frère de María Josefa Roco[1].

Le lendemain, le 2 avril 1805, un festin est tenu pour entériner la signature du traité de paix. L'emplacement du fort est fixé au bord du río Diamante. Le chantier est accompli au torchis. María Josefa Roco retourne à Los Molles près de Mendoza, où elle a son écurie. Elle s'établit ensuite avec sa nièce dans une maison près du fort San Rafael[1].

Dans les années suivantes, María Josefa Roco participe à plusieurs parlamentos (négociations diplomatiques). Le dernier enregistré est une entente avec les frères Pincheira en 1829 à Mendoza[1].

Sa mort n'est pas connue[1].

Postérité

Au XXIe siècle, l'association professionnelle féminine de San Rafael, qui a décidé de porter le nom de María Josefa Roco, charge la professeure María Elena Izuel de faire des recherches sur sa vie[2].

En 2024, la députée régionale Gisela Valdez de l'Union civique radicale fait reconnaitre d'intérêt législatif la tonada (ast) Cacica María Josefa Roco. Le texte est de Lucía Landete et la musique est de la chanteuse Fabiana Cacace, avec aussi la voix d'Antonio Tarragó Ros (es)[3].

Références

Bibliographie

Voir aussi

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