Mathieu Baudran
homme politique français
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Mathieu Baudran, né le 18 septembre 1751 à Crémieu (province du Dauphiné, aujourd'hui département de l'Isère)[1], mort le 4 mars 1810 à Vienne[2], est un homme politique de la Révolution française.
| Mathieu Baudran | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Isère | |
| – (3 ans, 1 mois et 22 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Crémieu (Isère) |
| Date de décès | (à 58 ans) |
| Lieu de décès | Vienne (Isère) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Montagne |
| Profession | Avocat Magistrat |
| députés de l'Isère | |
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Biographie
La monarchie constitutionnelle, mise en place par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En septembre 1792, Mathieu Baudran, alors juge au tribunal de Vienne, est élu député du département de l'Isère, le premier sur neuf, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[4]. En avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. En mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[6].
Le 19 septembre 1793, Jean Julien (député Montagnard de la Haute-Garonne), membre du Comité de sûreté générale, reproche à Mathieu Baudran et à son collègue Joseph Servonat d'avoir envoyé aux autorités du département de l'Isère une lettre dans laquelle ils dénonçaient les journées du 31 mai et du 2 juin[7]. Tous deux, ainsi que leur collègue Louis-Benoît Genevois-Duraisin, sont également mentionnés comme ayant protesté contre les évènements, dans le procès-verbal des autorités constituées de l'Isère[8]. Ils ne sont cependant pas décrétés d'arrestation le 3 octobre après le rapport de Jean-Pierre André Amar.
Après la chute de Robespierre, Mathieu Baudran adhère à la réaction thermidorienne. En brumaire an III (octobre 1794), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal), accusé d'être responsable des noyades de Nantes[9]. En nivôse (janvier 1795), il est envoyé en mission dans le département de la Mayenne, auprès de l'armée des côtés de Brest et de l'armée des côtes de Cherbourg[10].
Sa présence est signalée en Mayenne le . Dans la séance du , on lut à la Convention une lettre datée de Laval, du 15 germinal, an III dans laquelle il annonçait que « les braves frères d'armes, au nombre de 200, ont, le 13 de ce mois, mis en déroute 1 500 chouans »[11]. Bien qu'on le soupçonnât à Laval d'être d'intelligence avec les terroristes, il ordonna le de faire des perquisitions chez eux et d'enlever leurs armes. Baudran logeait à Laval chez Prosper Delauney[11].
Il dut rentrer peu de temps après à la Convention, qui le chargea d'instruire le procès de Jean-Baptiste Carrier[11].