Mathieu Rogier

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Mathieu Rogier, né le à Étrechet et mort le à Paris, est un militaire, fonctionnaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Fils d'un cultivateur, Mathieu Rogier naît le à Étrechet, dans l'Indre[1]. Il effectue son service militaire de 1932 à 1933 et suis les cours d'élève officier de réserve à Saint-Maixent-l'École[2]. Il est promu sous-lieutenant avant de retourner à la vie civile puis, après avoir étudié à l'école d'outre-mer, s'installe en Afrique-Équatoriale française[2].

Seconde Guerre mondiale

Il se trouve à Brazzaville en lorsque la mobilisation générale est décrétée [3]. Incorporé au titre du Bataillon de tirailleurs du Congo-Gabon, il part pour le Tchad un mois plus tard et est affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST)[3]. Il ne part pas combattre en métropole et se trouve toujours au RTST lorsque celui-ci se rallie à la France libre en [3]. Décidant de suivre son régiment dans la résistance, il participe, sous les ordres du colonel Leclerc, à la guerre du désert en Libye, puis à la campagne de Tunisie[3].

Promu capitaine le , il fait partie des cadres constituant le noyau du nouveau Régiment de marche du Tchad (RMT), formé à partir du RTST[3],[4]. Avec la 2e division blindée (2e DB) dont fait partie le RMT, Mathieu Rogier part pour l'Angleterre où l'unité se prépare à combattre en France[3],[4]. Il débarque à Utah Beach le et prend part à la bataille de Normandie où il se distingue à Grandchamp-le-Château et dans la forêt d'Écouves en permettant la capture de 130 soldats allemands et la destruction d'une centaine de véhicules[3]. Lors de la libération de Paris le , il est blessé par balle aux jambes sur le pont de Sèvres[3],[4]. Après une hospitalisation au Val-de-Grâce puis une rapide convalescence, il rejoint son unité sur le front de la bataille des Vosges[3]. Il est à nouveau blessé le à Lafrimbolle lors de la campagne de Lorraine, puis retrouve son régiment pendant la bataille d'Alsace et suit l'avancée de la 2e DB jusqu'à Berchtesgaden en Allemagne, où il termine la guerre[3],[4].

Après-Guerre

Quittant l'armée avec le grade de chef de bataillon, Mathieu Rogier retrouve l'administration coloniale et fait son retour en Afrique comme inspecteur général de l'agriculture d'outre-mer[3]. Il travaille ensuite au secrétariat d'État chargé de la coopération en Côte d'Ivoire[3].

Mathieu Rogier meurt le dans le 16e arrondissement de Paris et est inhumé au cimetière de Montmartre[2].

Décorations

Références

Voir aussi

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