Maurice Beslay
auteur dramatique français
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Maurice Beslay, né le dans le 6e arrondissement de Paris et mort pour la France à Bouvigny dans le département du Pas-de-Calais, le , est un auteur dramatique français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
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François Beslay (d) |
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Charles Beslay (grand-père paternel) |
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Biographie
Maurice Beslay, né le [1] au No 6 rue de Seine à Paris, est le fils de François Beslay (1834-1883), avocat et rédacteur en chef du journal Le Français et de Marie Suzanne de Roucy (1843-1931)[2]. Son grand-père paternel est le député Charles Beslay (1795-1878)[3].
Il prépare les épreuves de la marine au collège Stanislas pendant l'année scolaire 1892-1893[4], puis passe les premières années de sa carrière comme capitaine au long cours au service de grandes compagnies de navigation, notamment aux Messageries maritimes, quand il se fiance en 1902[5].
Le , il épouse Amélie Marie Blanche Allard (1882-1949) à la mairie de Marseille et le à l'église Saint-Philippe[6],[7]. Henry Austruy rapporte qu'il abandonne les voyages après son mariage pour se consacrer à la littérature. Il collabore au Nouveau Siècle et à La Nouvelle Revue, y écrivant des nouvelles. Il se tourne également vers le théâtre et écrit La Visite, en trois actes, tirée d'une nouvelle de Georges Lecomte, puis La Réussite qui est mise en scène le au Théâtre Michel, avec l'actrice Jeanne Thomassin dans le rôle principal[1],[8],[9].
Il vient d'envoyer une nouvelle pièce, Les Vautours, au Théâtre Antoine quand la Première Guerre mondiale éclate en août 1914[10],[1]. Malgré son inscription dans la marine, il part comme lieutenant à la compagnie 4/7 du 1er régiment du génie[1]. En janvier 1915, il est envoyé avec sa compagnie dans les tranchées du secteur de Notre-Dame-de-Lorette. Pendant son temps libre, il rédige ses impressions quotidiennes dans son carnet pour les faire publier par La Nouvelle Revue[1].
En avril 1915, il obtient une première citation à l'ordre de l'armée : « Le 15 avril, à l'attaque des tranchées, parti en tête de son détachement, est arrivé un des premiers dans le boyau ennemi. A fait exécuter avec le plus grand sang-froid les travaux de barrage et de défense malgré un violent bombardement et l'explosion de deux fourneaux ennemis »[11].
Pendant la bataille de l'Artois, Maurice Beslay est tué par l'explosion d'un obus alors qu'il se trouve au cantonnement, le , à Bouvigny au nord d'Arras[11],[12],[13]. Il est inhumé à la Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette (tombe 13097)[14].
Une seconde citation à l'ordre de l'armée en précise les circonstances : « Officier très audacieux, qui s'est comporté en toutes circonstances avec une bravoure et un entrain magnifiques. A maintenu sa section au travail pendant trois nuits consécutives, dans des circonstances très difficiles, sur un plateau soumis à un bombardement intense. Tué le 29/05/1915 »[11].
Œuvres principales
- « Une Léproserie à l'Île de la Réunion », Le Nouveau Siècle, no 60, , p. 1 (lire en ligne)
- « Les Vieux contes du Japon : La Légende du thé », Le Nouveau Siècle, no 65, , p. 1 (lire en ligne)
- « Une Fumerie d'opium », Le Nouveau Siècle, no 70, , p. 1 (lire en ligne)
- « A bord du "Jean-François" », Le Nouveau Siècle, no 77, , p. 1 (lire en ligne)
- « La Réussite (acte I) : Comédie en 3 actes », La Nouvelle revue, vol. V, no 19, , p. 289-316 (lire en ligne)
- « La Réussite (acte II) : Comédie en 3 actes », La Nouvelle revue, vol. V, no 20, , p. 445-467 (lire en ligne)
- « La Réussite (acte III) : Comédie en 3 actes », La Nouvelle revue, vol. VI, no 21, , p. 27-47 (lire en ligne)
- « Rencontre », La Nouvelle revue, vol. XIV, no 55, , p. 384-388 (lire en ligne)
- « Sur le front : 1 », La Nouvelle revue, vol. XVII, no 66, , p. 57-63 (lire en ligne)
- « Sur le front : 2 », La Nouvelle revue, vol. XVII, no 67, , p. 127-134 (lire en ligne)
- « Sur le front : 3 », La Nouvelle revue, vol. XVII, no 68, , p. 173-186 (lire en ligne)
- « Sur le front : 4 », La Nouvelle revue, vol. XVIII, no 70, , p. 34-38 (lire en ligne)
- « Sur le front : Notes de tranchées », La Nouvelle revue, vol. XXVII, no 106, , p. 3-22 (lire en ligne)
- Vermelles. Sur le front, 1915
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, arrêté du [15]
Hommages
- Le nom de Maurice Beslay est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[17].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de la basilique du Sacré-Cœur à Marseille, sur le monument aux morts des anciens élèves et professeurs du Collège Stanislas et sur le monument commémoratif de la SACD à Paris[18].
Bibliographie
- Henri Austruy, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 3, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Maurice Beslay 1877-1915 », p. 51-55