Maurice Roche

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Nom de naissance Roche Roger Maurice
Alias
Raumice Moche
Décès (à 72 ans)
Saint-Cloud
Maurice Roche
Description de cette image, également commentée ci-après
Ossuaire de la Roche-Maurice, que Maurice Roche affectionnait particulièrement
Nom de naissance Roche Roger Maurice
Alias
Raumice Moche
Naissance
Clermont-Ferrand
Décès (à 72 ans)
Saint-Cloud
Activité principale
Écrivain, musicien, dessinateur
Distinctions
Je ne vais pas bien mais il faut que j’y aille, grand prix de l’humour noir, 1987
Auteur
Langue d’écriture Français

Maurice Roche, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Saint-Cloud, est un compositeur, écrivain, journaliste et dessinateur français.

En 1946 – à la mort de son père – il abandonne les études médicales et musicales qu'il avait entreprises à Paris un an plus tôt et devient journaliste au quotidien Ce soir. Il compose alors sa première musique de scène pour Le Gouffre de Georges Annenkov, et écrit un roman, Les Bazars de haute lune, resté inédit. En 1947, il compose la musique de scène pour Les Épiphanies d’Henri Pichette, pièce créée par Gérard Philipe et Roger Blin.

Premier et unique numéro de la revue Éléments, 1951.

Journaliste dans plusieurs agences de presse, il devient ensuite également essayeur de voitures de course, fonde la revue Éléments et commence à écrire Compact. Entre 1950 et 1953, il participe en tant que musicien à des tournées théâtrales en Europe, notamment avec Jean-Marie Serreau.

Entre 1954 et 1959, il commence à publier des textes dans des revues littéraires. En 1960, il publie aux Éditions du Seuil un livre consacré à Claudio Monteverdi, ainsi qu’un numéro collectif de la revue Esprit sur la Musique nouvelle. En 1961, il compose Les ruines circulaires et Stabile, œuvres pour piano créées à Berlin et à Hambourg par Jean Martin.

En 1966, il publie Compact aux Éditions du Seuil, roman au dactylogramme en neuf couleurs où plusieurs récits s’entrecroisent. Il fonde ensuite, avec Jean-Pierre Faye, la revue Change[1], et publie dans diverses revues telles que Les Lettres nouvelles, Tel quel, Actuel… Puis il publie successivement Circus (1972) et CodeX (1974), romans qui jouent sur les variations typographiques et la combinaison du texte et du dessin.

Obsédé par la mort, il déclinera ce thème tout au long de son œuvre, alliant avec une fantaisie libérée schémas, dessins, aphorismes et montages musicaux. Il meurt à Chaville le , après la réédition en couleurs dans sa version originale de Compact aux éditions Tristram, laissant trois œuvres posthumes : Grande humoresque Opus 27, Pardonnez-moi mon fils et Un petit rien-du-tout tout neuf plié dans une feuille de persil.

Ses archives ont été déposées à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), fonds Maurice Roche.

Œuvres parues en volume

Œuvre[2] :

  • Monteverdi (1960)
  • Compact (1966 ; réédité dans sa version originale, en couleur, en 1997)
  • Circus (1972)
  • CodeX (1974)
  • As you like it, illustrations de Claude Viallat (1975)
  • Cage, illustrations de Gervais Jassaud (1975)
  • Opéra bouffe (1975) [3]
  • Mémoire (1976)
  • Macabré, dessins de l'auteur (1979)
  • Testament, livre cassette (1979)
  • Théâtre, illustrations de Daniel Buren (1979)
  • Maladie mélodie (1980)
  • Camar(a)de (1981)
  • Écritures, dessins de l'auteur (1986)
  • Correspondance complète avec Philippe Sollers (1986)
  • Je ne vais pas bien mais il faut que j’y aille (grand prix de l’humour noir et prix Paul-Vaillant-Couturier ; 1987)
  • Qui n’a pas vu Dieu n’a rien vu (1990)
  • Fidèles félidés (1992)
  • Grande Humoresque opus 27 (1997)
  • Pardonnez-moi mon fils (1997)
  • Un petit rien-du-tout tout neuf plié dans une feuille de persil (1997) [4]
  • Loulou Hebdo, présentation de Bruno Cany suivie d'un texte de Jean-Pierre Faye (2007)

Textes publiés en revue ou dans des volumes collectifs

  • Calques, récit, in Change, no 1, 1968, p. 107-121.
  • Circuits, in Actuel, no 3, .
  • Circuits 2, in Manteia, no 11, .
  • Cercles, in Littérature, no 3, oct. 1971.
  • Memento mori, in Textuerre, n° 13/14, .
  • Légende, in Textuerre, n° 19/20, .
  • Action writing, in Jackson Pollock, -, Paris, Centre Georges Pompidou, 1982, p. 153-158.
  • Intérieurs d’écrivains, Francis David éd., Paris, Le dernier terrain vague, 1982, p. 171-173.
  • Aussi longtemps que n’importe qui, in Azimuts, revue de design, no 12, « Paysage », 1997, p. 81-83.
  • Co-pine, Fusées 8, 2004, p. 121-129.

Déclarations et entretiens

Études

Notes et références

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