Maurice Sère
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Maurice Sère, né le à La Réole et mort le au Bouscat, est un enseignant et résistant français, Compagnon de la Libération.
La Réole (Gironde)
Le Bouscat (Gironde)
| Maurice Sère | |
| Naissance | La Réole (Gironde) |
|---|---|
| Décès | (à 80 ans) Le Bouscat (Gironde) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1939 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Biographie
Jeunesse et engagement
Fils de cultivateurs, Maurice Sère naît le 23 mai 1904 à La Réole, en Gironde[1]. Il clôt ses études par l'obtention d'une licence ès lettre et fait son service militaire en 1924, d'abord à l'école d'officiers de réserve de Saint-Maixent-l'École puis au sein des troupes occupant la Rhénanie[2]. Rendu à la vie civil en 1925 avec le grade de sous-lieutenant, il entre à l'Éducation nationale où il est chargé d'enseignement[2].
Seconde Guerre mondiale
Lors de la mobilisation générale en septembre 1939, il est affecté au 344e régiment d'infanterie et promu capitaine[3]. Démobilisé après la bataille de France, il entend l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 et décide d'entreprendre des actions de résistance isolée parallèlement à son métier de professeur[3]. Il procède ainsi à la distribution de tracts anti-allemands, aide au franchissement de la ligne de démarcation et forme de petits groupes de résistant dans le département de la Gironde[3]. Proche du mouvement Libération-Sud, il recrute essentiellement dans le milieu enseignant[3]. En février 1943, il intègre le groupe Armée secrète (AS) où, au sein de la région B, il est chargé de l'organisation du secteur au sud de Bordeaux[3]. À Talence, Bègles, Libourne et d'autres communes voisines, il constitue des groupes de résistants et organise des parachutages[3]. Le 6 avril 1943, la Gestapo se présente à son domicile mais ne parvient pas à le capturer[3]. Maurice Sère tente alors de se rendre en Espagne mais doit y renoncer, faute de moyens[3]. Resté quelque temps dans la clandestinité en Ariège, il finit par retourner à l'organisation de l'AS en Gironde[3].
Promu chef de bataillon FFI, il retrouve l'un de ses anciens élèves, Marc Nouaux, délégué régional des Mouvements unis de la Résistance, avec lequel il forme le Corps-Franc de la Libération (CFL)[3]. Sère donne également des cours d'artificier et de sabotage aux hommes des maquis[3]. Après l'arrestation et la mort de Marc Nouaux, il récupère le commandement du CFL et réalise avec lui de nombreuses actions à bordeaux et aux alentours[3]. Il tente notamment de s'emparer des archives de la Gestapo et assure le convoyage et la protection du saboteur chargé d'empêcher les allemands de détruire le port de Bordeaux[3]. Avec ses maquisards, il est un acteur majeur de la libération de Bordeaux et constribue après celle-ci à la mise en place des institutions et autorités du Gouvernement provisoire de la République française jusqu'à sa démobilisation le 1er juillet 1945[3].
Après-Guerre
Après le conflit, il retrouve ses activités dans l'Éducation nationale et devient notamment directeur du centre de rééducation physique de Bordeaux[2]. Maurice Sère meurt le 29 janvier 1985 au Bouscat et est inhumé à Bordeaux[2].
Décorations
| Chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 17 novembre 1945 |
Croix de guerre 1939-1945 | ||||||
| Médaille de la Résistance française | ||||||||
Hommages
- À La Réole, une rue a été baptisée en son honneur[4].