Maurice Vernes

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom dans la langue maternelle
Maurice Louis VerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Maurice Vernes
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Maurice Louis VerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Louis Vernes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Charles Vernes (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Maurice Louis Vernes, né le à Nauroy et mort le à Paris, est un théologien protestant et un historien des religions français.

Famille

Maurice Vernes naît dans une famille aux origines ardéchoises, genevoises et huguenotes[1]. Son père, Louis Vernes, est pasteur au temple des Batignolles à Paris[2].

Formation

Maurice Vernes fait ses études secondaires au lycée Bonaparte[3], puis il étudie la théologie à la faculté de théologie protestante de Montauban (1864-1866). Il provoque un petit scandale à la faculté, après avoir peint en rouge un buste de l'empereur Napoléon III et doit poursuivre ses études à la faculté de théologie protestante de Strasbourg (1866-1869)[4]. Il soutient une thèse de licence en théologie intitulée Le Peuple d'Israël et ses espérances relatives à son avenir, depuis les origines jusqu'à l'époque persane, dirigée par Rodolphe Reuss, et une thèse de doctorat à Montauban, intitulée L'Histoire des idées messianiques depuis Alexandre jusqu'à l’empereur Hadrien, en 1874.

Carrière professionnelle

À partir de 1877, il enseigne à la Sorbonne. Il est nommé maître de conférences à la faculté de théologie protestante de Paris en 1877[4]. Il est contraint à la démission en 1882, après une leçon inaugurale estimée trop libérale[1],[5]. En 1886, il est nommé directeur adjoint de l'École pratique des hautes études. À partir de 1901, il enseigne au Collège libre des sciences sociales (CLSS) à Paris[6].

En 1880, il fonde la Revue de l'histoire des religions[1].

En 1897, il est élu président de la Société des études juives[1].

Publications

  • Histoire des idées messianiques depuis Alexandre jusqu'à l'empereur Hadrien, (thèse de doctorat, 1874)
  • Mélanges de critique religieuse, 1880
  • L'histoire des religions; son esprit, sa méthode, et ses divisions, son enseignement en France et à l'étranger, 1887
  • Une nouvelle hypothèse sur la composition et l’origine du Deutéronome, 1887
  • Du prétendu polythéisme des hébreux; essai critique sur la religion d'Israël, suivi d'un examen de l'authenticité des écrits prophétiques, 1891
  • Histoire sociale des religions, 1911
  • La crise de la religion en France, 1911
  • Les emprunts de la Bible hébraïque au grec et au latin, 1914[7]

Distinctions

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI