Meriem Derkaoui

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Élection
CoalitionFG
PrédécesseurPascal Beaudet
SuccesseurKarine Franclet
Meriem Derkaoui
Illustration.
Meriem Derkaoui en 2017.
Fonctions
Maire d'Aubervilliers

(4 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection
Coalition FG
Prédécesseur Pascal Beaudet
Successeur Karine Franclet
Conseillère départementale de la Seine-Saint-Denis

(6 ans, 2 mois et 25 jours)
Avec Pascal Beaudet
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton d'Aubervilliers
Président Stéphane Troussel
Prédécesseur Canton créé
Successeur Karine Franclet
2e vice-présidente du Conseil départemental
de la Seine-Saint-Denis

chargée de la culture

(6 ans, 2 mois et 29 jours)
Président Stéphane Troussel
Successeur Karim Bouamrane
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Saïda (Algérie)
Nationalité Drapeau de l'Algérie Algérienne
Drapeau de la France Française
Parti politique PCF
Diplômée de DEA de droit de l’économie internationale à l'Université Paris-Descartes
Maires d'Aubervilliers

Meriem Derkaoui, née le à Saïda, est une femme politique française.

Membre du Parti communiste français, elle est conseillère départementale de 2015 à 2021 et maire d'Aubervilliers de 2016 à 2020.

Meriem Derkaoui est née d'un père chauffeur de taxi et indépendantiste algérien mort le et d'une mère agente hospitalière marocaine. Elle a été réintégrée dans la nationalité française en 1997[1].

Féministe revendiquée[2], diplômée d'un DEA de droit de l’économie internationale[3], de double nationalité algérienne et française, Meriem Derkaoui a adhéré au Parti communiste français en 2000 et devient maire-adjointe déléguée aux sports de Jack Ralite[4], alors sénateur-maire d'Aubervilliers lors des élections municipales de 2001 et le restera jusqu'en 2008. Elle siège ensuite six ans dans l'opposition municipale.

Mériem Derkaoui est élue première adjointe au maire d'Aubervilliers, déléguée à l'enseignement et à la jeunesse à l'issue des élections municipales de 2014. Elle est élue vice-présidente de la communauté d'agglomération Plaine Commune chargée de la rénovation urbaine et de la politique de la Ville[5], fonction qu'elle abandonne lors de la transformation de Plaine commune en établissement public territorial, pour rester simple conseillère territoriale.

Élue avec Pascal Beaudet conseillère départementale du canton d'Aubervilliers lors des élections départementales de 2015[6], elle est nommée seconde vice-présidente du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis le , chargée de la culture[7].

À la suite de la démission de Pascal Beaudet de son mandat de maire d'Aubervilliers[8] et sur sa proposition[9], elle est présentée par la majorité municipale[10] pour le remplacer. Mériem Derkaoui a été élue maire d'Aubervilliers par le conseil municipal du [11],[12],[13],[3], élargissant la majorité en ralliant cinq voix de l’opposition venues du groupe socialiste et du PRG[14], et devenant ainsi l’une des trois femmes avec Anne Hidalgo, maire de Paris et Nicole Goueta, maire de Colombes à diriger une ville de plus de 80 000 habitants en Île-de-France[15].

Mériem Derkaoui en 2017.

Elle parraine la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017[16]. Lors des élections législatives de 2017, elle apporte son soutien au candidat Patrick Le Hyaric en interrogeant publiquement Jean-Luc Mélenchon sur le sens de la candidature de la France Insoumise dans la circonscription Aubervilliers-Pantin[17].

Le , lors de ses vœux, elle appelle « chacune et chacun à ne pas céder à la tentative de division des forces de gauche » et à se rassembler autour de valeurs communes[18]. Le jeudi , elle est invitée à débattre face à Marine Le Pen, dans L'Émission politique de France 2, présentée par Léa Salamé[19].

Elle donne à sa gestion municipale une inclinaison écologique avec l'ouverture d'espaces verts, le soutien apporté à l'agriculture urbaine, l'entrée dans la zone à faibles émissions (ZFE), et l'adoption d'un plan local d'urbanisme comprenant la plantation d'arbres[20].

Le , le Parti communiste la désigne tête de liste à Aubervilliers pour les élections municipales de 2020. Elle annonce publiquement sa candidature dans une interview accordée à la presse[21].

En , Europe Écologie Les Verts annonce également la soutenir[20].

Le , l'ex député PS Daniel Goldberg annonce officiellement son ralliement à la liste menée par Mériem Derkaoui[22].

Le , La France insoumise d'Aubervilliers déclare participer au rassemblement initié par Mériem Derkaoui en soutenant sa candidature pour les élections municipales[23]. La liste qu'elle mène recueille 18 % des voix au premier tour et est battue au deuxième tour par la liste conduite par Karine Franclet (UDI)[24].

Carrière professionnelle

Mériem Derkaoui a commencé sa carrière professionnelle en à Alger en tant que chargée d’études à la Direction générale de la sécurité sociale puis dès 1986 cheffe du département des relations internationales.

En , elle quitte l’Algérie pour la France et y reprend des études de droit à l’université Paris-Descartes. Elle s’engage parallèlement dans la vie associative. De à , elle donnera des cours d’alphabétisation au sein de l’Association de formation pour les travailleurs immigrés (AEFTI) pour le compte de l’association « Femmes dans la Cité » de Stains[25]. Elle est également animatrice, sous la direction d’Hibat Tabib, du centre social Georges Brassens à Pierrefitte-sur-Seine, implanté au cœur de la cité des Poètes.

En 1995, elle intègre la fonction publique territoriale et devient chargée de mission Politique de la ville et démocratie participative à Saint-Denis, puis dirige entre 2007 et 2008 la maison de quartier de la Plaine Saint-Denis.

En 2008, elle devient chargée de projet au sein de la direction des affaires européennes et internationales du conseil général de Seine-Saint-Denis (actuel conseil départemental). Elle y est notamment chargée des dossiers autour de culture de la paix et de la coopération décentralisée avec trois villes palestiniennes, Jénine, Qalqilya, Tulkarem et la ville israélienne d'Acre.

Fonctionnaire territoriale, elle est aujourd'hui en position de détachement.

Activités militantes et politiques

En 1975, Mériem Derkaoui adhère au Parti de l'avant-garde socialiste (PAGS) qui ne sera légalisé en Algérie qu'en 1989.

Étudiante, elle intègre le comité de volontariat universitaire (CVU), relais de la révolution agraire dans les campagnes[26], et devient membre du comité pédagogique de la faculté d’Oran.

En 1978, alors qu’elle poursuit un troisième cycle de droit à l’université de Ben Aknoun (Alger), elle milite au sein de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA). En 1979, lors du congrès de l’UNJA, elle est élue responsable pour les droits des jeunes filles pour la wilaya d’Alger.

En , le congrès extraordinaire du FLN, organisé après la mort du président Boumediene, adopte dans les statuts du FLN l’article 120, faisant obligation à tout responsable d’organisation d’adhérer au parti unique. L’Union de la wilaya d’Alger de l’UNJA, instance dont elle faisait partie, est alors dissoute.

Elle continuera néanmoins à agir au sein des comités locaux de défense de la Sécurité sociale, des droits des femmes, de la liberté d’expression et pour le multipartisme.

En , l’Algérie adopte une réforme constitutionnelle qui légalise le pluralisme. Le PAGS, dont elle est toujours membre, sort de la clandestinité. Elle militera pour les listes PAGS au cours de la campagne des élections municipales en juin 1990 (premières élections pluralistes en Algérie). Des élections remportées en majorité par les islamistes du Front islamique du salut (FIS).

En , la montée de l’intégrisme religieux, la répression des militants politiques et le climat de pression professionnelle conduiront Mériem Derkaoui à s’installer à Paris avec ses deux enfants.

En 1994, elle fonde avec d’autres militantes féministes le « rassemblement des femmes démocrates » (RAFD), une association qui a pour but d'« organiser la solidarité avec les femmes démocrates en Algérie qui luttent pour la liberté, l’égalité des sexes et la citoyenneté[27]. »

Au nom de l'association et jusqu'en 2002, elle sillonnera la France pour animer des conférences et des débats autour des droits des femmes[28]. Elle s'exprimera lors du congrès de Liévin du Parti socialiste en 1994 et interviendra au Parlement européen, à l'Assemblée nationale française et au Sénat.

Aux élections européennes de , elle est candidate sur la liste du Parti communiste français en tant que personnalité[29].

En 1999, elle adhère au Parti communiste français et en 2000 est élue lors du XXXe congrès du Parti communiste français de Martigues au comité exécutif national[30]. De 2002 à 2004, elle est chargée de la solidarité internationale envers les femmes puis des relations avec les partis progressistes des DOM-TOM.

Elle est réélue en 2006 au comité exécutif pour un nouveau mandat et sera chargée des droits des jeunes et toujours des relations avec les partis progressistes des DOM-TOM.

Mériem Derkaoui est membre du conseil national du Parti communiste français[31].

Le , elle intervient en ouverture du 37e congrès du PCF à Aubervilliers[32].

Le , elle intervient en ouverture de la cérémonie d'hommage à Jack Ralite[33] à Aubervilliers[34].

Mandats politiques

Mandat 2016-2020

Notes et références

Annexes

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