Ce dieu, associé à Cérès, était une des divinités célébrées lors du flamen Cerealis.
Messor était invoqué dans les prières, aux côtés d'autres divinités de la fertilité, pour assurer une bonne récolte. Il est mentionné dans une liste de douze dieux, chacun étant responsable d'une étape distincte de la culture de la terre :
- Vervactor, dieu des jachères (retournement de la jachère) ;
- Reparator, dieu du renouvellement des moissons (remise en état de la jachère) ;
- Imporcitor, qui veille sur la terre élevée à côté du sillon (labour en profondeur) ;
- Insitor, dieu des semailles ;
- Obarator, dieu du labour en surface ;
- Occator, dieu des herses (hersage) ;
- Sarritor, dieu du sarcloir (sarclage) ;
- Subruncinator, dieu du sarclement opéré en remuant la terre (binage) ;
- Messor, dieu des moissons ;
- Convector, dieu de la translation des blés (charriage) ;
- Conditor, qui serre le blé (engrangement) ;
- Promitor, qui tire le blé du grenier (dégrangement).
Cette liste, consignée par le Maurus Servius Honoratus[2] dans son commentaire des Géorgiques de Virgile (IVe siècle ap. J.-C.), témoigne de la tradition romaine d'attribuer un pouvoir divin à chaque action liée à l'agriculture.
Contrairement aux divinités majeures (telles que Cérès, déesse des moissons, ou Saturne, dieu des semailles), Messor n'avait ni culte ni temple propres. Son culte s'inscrivait probablement dans le cadre des rites villageois et des fêtes des moissons organisées par l'État.