Sa formation de peintre, précoce, fut assurée par Alexandre Defaux. De L'Hay se lance dans des paysages remarqués, qu'il vend surtout à ses nombreux amis. Parmi ceux-ci, on compte Ernest Cabaner et Victor Noir[4].
Il exposa des toiles inspirées surtout de la Normandie au Salon de Paris en 1874, avec Le Bornage de Montigny près de Fontainebleau[5], en 1876 avec La Marre au hérons, en 1878 avec Navires échoués (Angleterre) et Coin d'église, en 1879, La Marée basse, en 1881, La Seine à Bezons, en 1882, St-Vaast-La-Hougue (Manche), en 1883, La Seine à Bercy, en 1884, Le Pont-Marie, et en 1888, La Dune à Donville, (Manche); puis avec la Société nationale des beaux-arts en 1891, Les orges, en 1894, Les marais de Donville et L'Orage sur Granville, en 1895 Donville (Manche) et Luzerne et coquelicots, en 1897, Mâtinée brumeuse et Saint-Georges-de-Didonne, et enfin en 1898, La Brume à Cherbourg; Matin (Berck) et Soleil brumeux. Sa dernière adresse parisienne indiquée est au 13 rue Ravignan[6].
Le , il se rend à la rédaction du journal Le Tricolore, où, se jugeant calomnié, il assène un coup de canne au rédacteur Charles Morel[7].
En 1906, le grand marchand et collectionneur américain George A. Lucas achète à Paris, durant son séjour, et par le biais de Henry, le fils de Karl Bodmer, le Portrait du peintre de marine Michel de L'Hay, alors attribué à Édouard Manet, puis bien vite, expertise oblige... à un inconnu. Ce tableau est actuellement exposé au Baltimore Museum of Art, et serait le seul portrait du peintre connu[10].
↑Bernard Teyssèdre, Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, Éditions Léo Scheer, 2011, note 44.
↑Michel Golfier et Jean-Didier Wagneur (dir.), Émile Goudeau. Dix ans de bohème, Seyssel, Éditions Champ Vallon, 2000, pp.36, 41, 518.
12Michael Pakenham, «Michel Eudes dit de L'Hay (1850? - 1900)», in: Centre culturel Arthur Rimbaud. Cahier, no11, Charleville-Mézières, septembre 1991, pp.44-52.
↑Archives de Paris, Actes civils no5532, Décès année 1900, Paris 14e - vue 5 / 31.
↑(en) Stanley Mazaroff, A Paris Life, A Baltimore Treasure: The Remarkable Lives of George A. Lucas , Baltimore, JHU Press, 2018, p.142 — extrait en ligne.