Michel Verstraete

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Naissance
Maucomble (Seine-Maritime)
Décès (à 50 ans)
Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Marne)
OrigineDrapeau de la Belgique Belgique
Michel Verstraete
Naissance
Maucomble (Seine-Maritime)
Décès (à 50 ans)
Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Marne)
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Adjudant
Années de service 19381946
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Michel Verstraete, né le à Maucomble et mort le à Villeneuve-Saint-Georges, est un militaire français d'origine belge, résistant et Compagnon de la Libération.

Jeunesse et engagement

Fils d'un marchand et d'une ménagère originaires de Zarren en Belgique, Michel Verstraete naît le à Maucomble, alors en Seine inférieure, où ses parents se sont réfugiés pour fuir l'occupation allemande[1]. De retour en Belgique après la guerre, Michel effectue ses études secondaires au collège Saint-François-Xavier de Bruges jusqu'en 1936 avant d'intégrer une classe préparatoire de Droit jusqu'en 1938[2]. Il se poursuit cependant pas cette voie et décide de s'engager la même année dans l'armée française et intègre la légion étrangère. Après ses classes, il passe presque deux ans en Algérie et au Maroc[3].

Seconde Guerre mondiale

Au printemps 1940, Michel Verstraete est muté à la toute nouvelle 13e demi-brigade de légion étrangère (13e DBLE) avec laquelle il participe à la bataille de Narvik au cours de la campagne de Norvège[3]. À l'issue de cette dernière, la 13e DBLE débarque en Bretagne en en vue de poursuivre la bataille de France[3]. Cependant l'avancée des troupes allemandes la contraint à rembarquer immédiatement en direction de l'Angleterre[3]. Sous l'impulsion du capitaine Kœnig et du lieutenant-colonel Magrin-Vernerey, Michel Verstraete fait partie des légionnaires qui décident de se rallier à la France libre[3].

Engagé dans les forces françaises libres et toujours au sein de la 13e DBLE, il participe avec elle à l'expédition de Dakar en puis à la campagne d'Érythrée au début de l'année 1941 et la campagne de Syrie en juin suivant[3]. Lors de la guerre du désert en Libye, il prend part à la bataille de Bir Hakeim en et y est blessé par un éclat d'obus[3]. Après avoir été détaché quelque temps dans une mission de liaison franco-britannique dans la zone du canal de Suez, il est promu adjudant et retrouve la 13e DBLE en tant que chef de pièce de mortier au début de l'année 1943 lors de la campagne de Tunisie[3]. Prenant part à la campagne d'Italie à partir d', il s'y illustre le en arrêtant une violente contre-attaque ennemie, action lui valant une citation à l'ordre de la brigade[4],[3].

En , il participe au débarquement de Provence puis à la libération de la France qui s'ensuit[3]. Le à Fresse-sur-Moselle, lors de la campagne des Vosges, il subit une seconde blessure[3]. Refusant d'arrêter le combat, il quitte volontairement l'hôpital avant la fin de sa convalescence et rejoint ses camarades sur le front de la bataille d'Alsace lors de laquelle il se distingue à Kogenheim et à Elsenheim en assurant des tirs de mortier précis qui gênent l'avancée des troupes ennemies[3]. Envoyé dans les Alpes, il termine la guerre lors de la bataille de l'Authion[3].

Après-Guerre

Après sa démobilisation en 1946, Michel Verstraete reste en France où il travaille comme représentant de commerce[3]. En 1948, il devient directeur d'une manufacture à Paris[3].

Michel Verstraete meurt le à Villeneuve-Saint-Georges et est inhumé à Boissy-Saint-Léger[2].

Décorations

Références

Voir aussi

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