Elle est la veuve de Normand Filiatrault et la mère de Jean-Michel Filiatrault, joueur de hockey semi-professionnel portant les couleurs de l'Université McGill, et de Louis-Charles Filiatrault, qui étudie le droit à l'Université d'Ottawa.
Carrière politique
Aux élections générales du 14 avril 2003, elle est élue dans la circonscription de Fabre. Ministre responsable de la région de Laval depuis ce temps, elle occupe, de 2003 à 2005, le poste de ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration. De 2005 à 2007, elle est ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Le , lors d'un remaniement ministériel, elle est nommée présidente du Conseil du trésor. Elle obtient aussi la responsabilité des Services gouvernementaux.
Le , après la démission de Line Beauchamp, Michelle Courchesne lui succède comme vice-première ministre du Québec et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, tout en conservant son rôle de présidente du Conseil du trésor[2]. Le , elle annonce qu'elle ne sera pas candidate à sa réélection lors des élections générales du [3].
Ministre de l'Éducation
En , l'article 19 du régime pédagogique du Québec est abrogé[4], permettant ainsi les écoles de donner cours les fins de semaine et tous les jours fériés y compris à Noël ou le . Michelle Courchesne déclare d'abord que cette souplesse doit permettre de lutter contre le décrochage scolaire. Cette modification est concédée aux écoles orthodoxes pour leur permettre de respecter ledit régime pédagogique[5]. Plusieurs[Qui?] critiquent ces modifications effectuées «en catimini»[6] et le fait qu'il existe d'autres moyens de s'assurer que les écoles orthodoxes juives respectent le calendrier scolaire: la dérogation et l'enseignement des cours religieux en fin de semaine[7].
Le , elle est mise en cause par le rapport du vérificateur général du Québec sur l'attribution, en 2008, de 18 000 places subventionnées en garderie; l'ex-ministre de la Famille s'est défendue d'avoir favorisé des donateurs du Parti libéral. Le rapport indique que 29% des projets retenus étaient situés dans des municipalités où le ministère estimait qu'il y avait déjà un surplus de place.
En , Michelle Courchesne est de nouveau mentionnée dans un rapport du vérificateur général. Celui-ci révèle que le personnel de son cabinet politique aurait illégitimement effectué une présélection de demandes de subventions reçues pour des infrastructures sportives avant même de les envoyer aux fonctionnaires chargés d'en faire l'analyse[8]. La plupart des questions sont demeurés sans réponse dans cet incident qui s'est déroulé entre 2006 et 2010, période durant laquelle Michelle Courchesne occupait des postes de haut fonctionnaire ou de ministre au ministère de l'Éducation (2007-2010)[9].
Participation aux Mordus de politique
À partir d', elle est panéliste à l'émission télévisée des Mordus de politique sur les ondes d'ICI RDI. Elle remplace dans ce rôle son ancien collègue de cabinet ministériel, Pierre Moreau.
Elle est récipiendaire, en 2005, de la Médaille de l'Assemblée nationale[10].
Notes et références
↑Paul Journet, «Michelle Courchesne redevient ministre de l'Éducation», La Presse, Montréal, (lire en ligne)