Micro-États européens

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Carte de localisation des micro-États européens.

Les micro-États européens sont un ensemble de cinq très petits États souverains en Europe. L’Andorre, le Liechtenstein, Monaco, Saint-Marin et le Vatican sont généralement inclus. Quatre de ces États sont des monarchies (trois principautés − l’Andorre, le Liechtenstein et Monaco − et une théocratie, le Vatican), alors que Saint-Marin est une république. Ces États existent depuis le premier millénaire ou le début du deuxième millénaire, sauf pour le trône du Liechtenstein et le statut de l'Andorre qui date du XVIIe siècle. En outre, Monaco et le Vatican sont également qualifiés de cités-États[1].

Les micro-États sont de petits États souverains reconnus par les autres États, contrairement aux micronations, qui ne sont qu'auto-déclarées et non reconnues.

Micro-État Capitale Forme de l'État Superficie
(en km2)
Population IDH PIB nominal
(en mds $US)
Devise
Drapeau d'Andorre Andorre Andorre-la-Vieille Monarchie constitutionnelle 467,7 76 949 0,884 (2022) 3,692 (2023) euro (€)
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein Vaduz 157 35 236 0,942 (2022) 6,877 (2018) franc suisse (CHF)
Drapeau de Monaco Monaco Monaco 2,08 39 150 0,956 (2006) 9,995 (2023) euro (€)
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin Saint-Marin République parlementaire 61,2 32 793 0,867 (2022) 1,998 (2023)
Drapeau du Vatican Vatican - Monarchie absolue 0,44 921 - 0,315 (2013)

Outre les critères quantitatifs (la superficie et la démographie), les micro-États peuvent être définis à partir du critère qualitatif de délégation de souveraineté. Un micro-État serait alors un État souverain (au regard de la Convention de Montevideo) qui, à cause de sa petite taille et des ressources limitées dont il dispose (notamment humaines et financières), est contraint de déléguer une partie de sa souveraineté à de plus grandes puissances afin de pouvoir fonctionner comme un État moderne. Par exemple, les micro-États européens utilisent la monnaie de leurs États parrains (l’euro en ce qui concerne l’Andorre, Monaco et Saint-Marin, alors que l’économie du Liechtenstein fonctionne avec le franc suisse). Faute d'armée, la défense de Saint-Marin est assurée par l’Italie, alors que celle de l'Andorre est garantie par la France et l'Espagne. Cette délégation de souveraineté s'applique dans de nombreux autres domaines : la diplomatie, la justice, les services postaux, l'enseignement supérieur, etc.

En prenant en compte uniquement les critères de superficie, le Luxembourg et Malte pourraient être considérés comme des micro-Etats, mais leur population respectivement de 672 000[2] et de 563 000[3] habitants, au apr. J.-C., ne permet pas de les considérer véritablement comme tels, car le facteur démographique doit aussi être pris en compte.

De même, selon cette définition, le Vatican ne peut pas être considéré comme un micro-État, car sa qualité d'État est contestable : sa population n’est pas permanente, un des critères de la Convention de Montevideo. La population du Vatican, composée essentiellement de membres du clergé, n'enregistre en effet aucune naissance et la citoyenneté vaticane n’est octroyée aux résidents que le temps de leurs fonctions au sein du Vatican. En outre, le Vatican n'est que le support territorial du Saint-Siège, la personne morale jouissant de la personnalité juridique internationale qui représente le pape, en tant que chef de l’Église catholique, auprès des organisations internationales.

Politiques économiques et relations avec l'Union européenne

Les micro-États européens sont tous de taille et de population limitées et disposent de ressources naturelles limitées. En conséquence, ils ont adopté des politiques économiques spéciales, impliquant généralement de faibles niveaux de taxation et quelques restrictions à l'investissement financier externe. Les cinq micro-États européens ont obtenu des relations spéciales avec l'Union européenne. La plupart des micro-États ont également conclu une union douanière avec leurs grands voisins pour améliorer leur situation économique (le Vatican et Saint-Marin avec l'Italie, le Liechtenstein avec la Suisse, Monaco avec la France)[4],[5],[6]. La plupart d'entre eux n'ont pas de frontières clairement identifiées ; par exemple, Monaco constitue une région métropolitaine continue avec les communes françaises voisines (la plus importante étant Beausoleil) et compte de nombreuses rues à travers ou même le long de la frontière.

Euro

Monaco, Saint-Marin et le Vatican ont été autorisés, dès 1999-2002, à émettre des euros.

L’Andorre a signé un accord le , mais les premiers euros ont été émis en (millésime 2014).

Le Liechtenstein continue à utiliser le franc suisse. Une série d'euros a été créée par une société privée à l'intention des numismates.

Autres entités

Notes et références

Voir aussi

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