Miki Zohar
homme politique israélien
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Makhlouf "Miki" Zohar, né le à Beer-Sheva, est un homme politique israélien.
| Miki Zohar | |
Miki Zohar en 2020. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre israélien de la Culture et du Sport | |
| En fonction depuis le (3 ans, 4 mois et 5 jours) |
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| Premier ministre | Benyamin Netanyahou |
| Gouvernement | Netanyahou VI |
| Prédécesseur | Hili Tropper |
| Député à la Knesset | |
| – (7 ans, 9 mois et 6 jours) |
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| Élection | 17 mars 2015 |
| Réélection | 9 avril 2019 17 septembre 2019 2 mars 2020 23 mars 2021 1er novembre 2022 |
| Législature | 20e, 21e, 22e, 23e, 24e et 25e |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Beer-Sheva (Israël) |
| Nationalité | Israélienne |
| Parti politique | Likoud |
| Profession | Aviateur |
| modifier |
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Il est actuellement ministre de la Culture et des Sports dans le Gouvernement Netanyahou VI. Zohar a précédemment été membre de la Knesset et président du Likoud.
Biographie
Makhlouf Zohar est né à Beersheba et grandit à Kiryat Gat. Son père Eli est un immigré du Maroc et sa mère Dina est originaire de Tunisie. Zohar sert dans l’armée israélienne et atteint le grade de sergent. Il étudie ensuite le droit, obtenant un LLB du College of Law and Business et un MA de l'Université Bar-Ilan, et travaille dans l'immobilier. Zohar est marié à Yamit et a quatre enfants.
En 2005, Zohar est élu au conseil municipal de Kiryat Gat. En 2013, il est élu chef de la liste Likoud de Kiryat Gat et devient adjoint au maire. Avant les élections à la Knesset de 2015, il est placé vingt-deuxième sur la liste du Likoud, une place réservée à un candidat de la région du Néguev. Il est élu à la Knesset alors que le Likoud remporte 30 sièges. Il est réélu en avril 2019 après avoir été placé vingt-sixième sur la liste du parti. Il est réélu lors des élections suivantes de septembre 2019 et mars 2020, occupant les fonctions de vice-président de la Knesset et de chef de file de la coalition de à [1],[2]. Après avoir été réélu en mars 2021, il préside le Comité d’arrangements d’avril à .
Zohar est un défenseur de l'observation du Shabbat. Il dépose un projet de loi qui interdirait d'obliger les propriétaires d'entreprises à travailler le samedi. Il soutient la création d'une nouvelle fête nationale israélienne, Yom HaAliyah célébré chaque année le dixième du mois hébreu de Nisan. Le , la Knesset vote en faveur de l’ajout de Yom HaAliyah au calendrier national.
En , Zohar présente un projet de loi en faveur du remplacement des expéditions d'animaux vivants par des importations de viande réfrigérée, après des rapports révélant une cruauté envers les animaux généralisée et des problèmes de santé liés aux expéditions d'animaux vivants[3].
Ministre de la Culture
Le , Zohar devient ministre de la Culture et des Sports. Il démissionne de la Knesset le dans le cadre de la loi norvégienne[1].
Ministre de la Culture du gouvernement Netanyahou, Miki Zohar participe à la censure de ce qui a trait aux crimes commis par l’État israélien au moment de sa création, à l'occupation de la Cisjordanie et, plus largement, au peuple palestinien[4]. Le documentaire oscarisé No Other Land n'a pas été diffusé en Israël[4]. Il fait supprimer les subventions aux Ophirs du cinéma après l’attribution d’un prix à un film traitant de la vie des Palestiniens dans les territoires occupés[5].
Il lance une campagne intitulée « Le cinéma israélien, une histoire israélienne » visant à défendre une nouvelle version du cinéma israélien, débarrassée de l'influence de la gauche[6]. Ces mesures ont suscité des protestations de la part d’artistes et d’organisations israéliennes, qui estiment que le gouvernement censure les critiques à son encontre. « Dans le monde du cinéma israélien, on n’avait jamais vu un tel recul des libertés. Miki Zohar est sûr de son pouvoir, il a créé un climat délétère, où tout film est jugé selon sa défense ou sa condamnation du projet sioniste », déplore Ariel Schweitzer, critique aux Cahiers du cinéma. « Une machinerie perverse s’est mise en place », affirme aussi le réalisateur Ari Folman, notamment auteur du film d’animation Valse avec Bachir (2008)[7].
Il se prononce pour l'occupation totale de la bande de Gaza pendant la guerre de Gaza, même si cela « mettra certainement les otages en danger »[8].