Ministère malgache
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Un ministère malgache est une division de la branche exécutive de la république de Madagascar chargé de mettre en œuvre la politique gouvernementale dans un domaine précis. Le ministre, membre du gouvernement qui dirige ce ministère, est nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre. Il est assisté par un cabinet et a autorité sur les administrations de l’État.
XVIIIe siècle
Sous l'Ancien Régime, le monarque gouvernait avec l'aide de ministres. Dans un premier temps, ces ministres étaient nommés par le monarque pour gérer différents aspects de l'administration sans pour autant être assigné à un domaine précis.
Au cours du règne de Rasoherina, dans l'optique d'une décentralisation du pouvoir exécutif, jusqu'alors centralisé au monarque et au Premier ministre, l'édit royal du dit Dimy Venty sy Telon-jato (Code de 305 articles) crée les huit Ministères régaliens. Voient alors le jour les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères (créé officieusement en 1866), de l’Armée, de la Justice, des Lois, de l’Industrie, des Finances publiques, et de l’Enseignement[1].
Structure
Ni le mot ni même le concept de ministère ne sont dans la Constitution malgache : elle organise, à très grands traits, les rapports entre le Premier ministre, les autres ministres et les autres organes (président de la République, Parlement, etc.). Selon la Constitution, l'organisation de l'exécutif est une prérogative du gouvernement lui-même, et cette organisation peut, en théorie, être changée librement, sous la seule contrainte du respect des lois garantissant les personnes concernées.
Le nombre de ministères n'est fixé ni par la Constitution ni par la loi. L'existence des ministères résulte de décrets, pris par le président de la République et son Premier ministre qu'il a préalablement nommé. Ces décrets restent en vigueur en permanence, même si le premier acte de l'exécutif, à savoir la formation du gouvernement, en modifie les attributions et les contours, ainsi que la dénomination. À cette occasion, des regroupements ou des séparations peuvent avoir lieu, formalisés par de nouveaux décrets constitutifs ou modificatifs.
Le conseil d'État assure la permanence des ministères : il faut lui soumettre toute modification, et, en tant que juge administratif suprême, il doit savoir à quel ministère il lui faut s'adresser pour faire exécuter une de ses décisions, relative à un problème ancien né parfois longtemps avant que le ministère n'existe.