Minnie Baldock
suffragettes britanniques (1864-1954)
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Lucy Minnie Baldock (née Rogers ; 20 novembre 1864 – 10 décembre 1954)[1] est une suffragette britannique[2]. Avec Annie Kenney, elle a cofondé la première section londonienne de la Women's Social and Political Union (WSPU)[2].
Londres (Royaume-Uni)
Poole (Royaume-Uni)
| Nom de naissance | Lucy Minnie Rogers |
|---|---|
| Naissance |
Londres (Royaume-Uni) |
| Décès |
(à 90 ans) Poole (Royaume-Uni) |
| Activité principale |
Vie et militantisme
Lucy Minnie Rogers naît à Bromley-by-Bow, un District de l'est de Londres en 1864. Dans ses jeunes années, elle travaille dans une usine de chemises. Elle épouse Harry Baldock en 1888. Ensemble, ils donnent naissance à deux enfants[3]. Les Baldock rejoignent le Parti travailliste indépendant (ILP) après l'élection du socialiste Keir Hardie comme député de leur circonscription en 1892[4]. À cette époque, elle devient amie avec Charlotte Despard et Dora Montefiore[5]. Elle prend la direction du fonds local d'aide aux chômeurs[4]. En 1905, les femmes ne sont pas autorisées à siéger au Parlement, mais l'ILP la choisit comme candidate pour siéger au Board of guardians de West Ham[5].

Le 21 décembre 1905, Baldock assiste à la réunion préélectorale des Libéraux au Royal Albert Hall, déguisée en servante pour Annie Kenney (qui portait un manteau de fourrure). Toutes deux étaient assises dans une loge, et pendant la réunion, Kenney déploie une banderole portant l'inscription « Le droit de vote pour les femmes » et lance un cri, provoquant un incident. Le lendemain, Baldock rend visite à Sir Henry Campbell-Bannerman avec Kenney et Teresa Billington pour connaître la date à laquelle les Libéraux aborderaient la question du suffrage féminin. Dora Montefiore félicite Baldock pour sa « noble prise position » dans une carte postale[4].
En 1906, Baldock et Annie Kenney forment la première branche londonienne (bien qu'elle soit située à Canning Town, alors dans l' Essex ) de la Women's Social and Political Union (WSPU), alors basée à Manchester, tenant des réunions à la salle communale de Canning Town[2].

Baldock devient employée rémunérée de la WSPU et mentor de Daisy Parsons [3] Elle reçoit un mandat postal de 30 shillings d'Emmeline Pethick-Lawrence pour couvrir ses frais de déplacement aux réunions de Long Eaton, dans le Derbyshire. Parmi les oratrices invitées à s'adresser au groupe de Canning Town figurent Emmeline Pethick-Lawrence, Annie Kenney et Flora Drummond[5]. Baldock organise également une réunion en plein air à Upton Park et y prend la parole[6]. Le 23 octobre 1906, Baldock est arrêtée (avec Nellie Martel et Anne Cobden Sanderson ) pour trouble à l'ordre public lors de l'ouverture du Parlement[1],[7].
En 1907, elle fait un compte rendu au groupe de sa visite à Jane Sbarborough à la prison de Holloway. Elle y apprend que des suffragettes, incarcérées simultanément, mais interdites de communication, échangent des signaux. Baldock se rend également à la porte de la prison avec Christabel Pankhurst pour soutenir Flora Drummond et d'autres femmes libérées, avant de célébrer l'occasion avec un petit-déjeuner festif à l'hôtel. Elle prend aussi la parole en juin 1907 lors d'une réception à Knightsbridge, à la demande de Louise Eates (WSPU de Kensington), et en août dans une maison de Kensington avec Emmeline Pankhurst, comme le mentionne Sara Jessie Stephenson dans sa brochure « No Other Way » [ référence nécessaire ]« to make the rich and idle women realise the difficulties that drive poor women to demand the vote » (« pour faire réaliser aux femmes riches et inactives les difficultés qui motivent les femmes pauvres à demander le droit de vote »)
En novembre 1907, Baldock est expulsée d'un événement organisé par un député libéral sur l'Île aux Chiens, mais elle décide de se tenir debout sur une chaise devant une fenêtre en criant « Votes for Women ! » (« Le droit de vote aux femmes ! »). À l'été 1908, elle se rend à Nottingham avec Elsa Gye pour développer la section locale de la WSPU. En avril 1909, elle fait partie des quelques 500 suffragettes à Piccadilly pour un petit-déjeuner organisé en l'honneur de la libération d'Emmeline Pethick-Lawrence[4].
Arrestation

Baldock fait partie d'un groupe de douze femmes arrêtées après avoir marché en file indienne dans les rues en direction de la Chambre des communes avec Mme Pankhurst en février 1908[8], « pour avoir présenté une pétition de la Conférence de Caxton Hall et pour avoir protesté contre le refus des autorités de traiter les suffragettes comme des délinquantes de première classe »[9]. Baldock est arrêtée avec Pankhurst et d'autres personnes et est accusée de résistance et d'obstruction aux forces de l'ordre.
« Mrs. Pankhurst, Miss Annie Kenney, and the eight other women suffragists who were arrested on Thursday in attempting to make their way to the Houses of Parliament were yesterday brought before Mr. Horace Smith at the Westminster Police Court. They were charged with resisting and obstructing the police....
Miss Kenney and Mrs. Baldock, against whom there were previous convictions, were each fined £5, with the alternative of one month's imprisonment in the second division. Mrs. Pankhurst and the other defendants were each ordered to find sureties of £20 to be of good behaviour for twelve months, or to go to prison for six weeks in the second division. All the ten women chose to go to prison. »
Baldock est contrainte de laisser ses deux fils à leur père pendant qu'elle purge un mois de prison. Ses camarades suffragettes lui apportèrent leur aide, notamment Maud Arncliff Sennett qui lui envoie des jouets[5]. Baldock fait paraître un message dans Votes for Women in 1908, selon lequel :
« I love freedom so dearly that I want all women to have it, and I will fight for it until they get it »[5]
En avril de cette année-là, Emily Cobb, de la WSPU, propose de financer le logement d'une employée de maison afin que Baldock puisse « se consacrer à des tâches qu'elle pouvait accomplir [pour la Cause] et que beaucoup d'entre nous ne pouvaient pas ». En mai, Baldock se trouve avec Annie Kenney à Bristol, où elles louent une maison près du lieu où Augustine Birrell, député libéral et secrétaire d'État irlandais, doit prendre la parole, afin d'aider Elsie Howey et Vera Holme qui se sont cachées de nuit dans la salle pour pouvoir assister à l'événement. En octobre 1909, Baldock fut de nouveau arrêtée avec Flora Drummond et les Pankhurst à Clement's Inn[4], d'anciennes institutions juridiques londoniennes.
En tant que suffragette ayant été emprisonnée, elle a l'honneur de planter un arbre commémoratif à Eagle House en février 1909. Cette maison est celle des parents de Mary Blathwayt, qui soutiennent la cause. Son père prend des photos souvenirs et lui envoie ensuite, en avril suivant, des plants de fleurs pour son jardin[10]. L'année suivante, Baldock prend la parole à Wimbledon Common et Minnie Turner prend en charge ses frais de voyage pour qu'elle puisse soutenir Mary Clarke lors d'une campagne à Brighton pendant une semaine, durant l'été[4].
En 1911, elle fait partie des suffragettes qui boycottent le recensement[11]. Plus tard dans l'année, on lui diagnostique un cancer et elle est opérée par Louisa Aldrich-Blake. Baldock guérit, mais rompt tout contact avec la WSPU, dont le militantisme s'intensifiait à l'époque. Elle reste cependant en contact avec Edith How-Martyn et demeure membre de la Ligue de l'Église pour le suffrage des femmes. En début 1913, elle et sa famille doivent déménager à Liverpool afin que ses fils puissent trouver du travail dans les chantiers navals, bien qu'elle et son mari aient également été signalés à Southampton en 1914[4].
Baldock participe aux funérailles d'Emmeline Pankhurst, portant les couleurs violet, blanc et vert (1928) et assiste au dévoilement de sa statue en 1930. Baldock soutient également Edith How-Martyn dans la documentation du mouvement au sein de la Suffragette Fellowship[12].
Reconnaissance posthume
Le nom et la photo de Baldock (ainsi que ceux de 58 autres militantes pour le suffrage féminin) figurent sur le socle de la statue de Millicent Fawcett au Parliament Square, à Londres, inaugurée en 2018[13],[14],[15]. En 2011, le musée de Poole et la National Lottery financent un court métrage sur la vie de Baldock intitulé « The Right to Vote » de Kate O'Malley, avec Michelle O'Brien dans le rôle principal[16].