Membre du Likoud, elle est députée à la Knesset depuis 2009 et ministre de la Culture et du Sport du gouvernement israélien de 2015 à 2020 puis ministre des Transports de 2020 à 2021, et depuis 2022.
Elle est nommée porte parole de l'armée israélienne Tsahal en 2005.
En , elle rejoint le parti politique de droite Likoud, disant qu'elle avait été une partisane de la plate-forme du parti depuis de nombreuses années.
Pour les élections de 2009, elle est placée en 27eposition sur la liste du parti, juste assez haut pour entrer à la Knesset puisque le Likoud en remporte autant.
Nommée ministre des Transports le , elle devait devenir ministre des Affaires étrangères le , lors du remaniement prévu dans l'accord de partage du pouvoir entre Netanyahou et Benny Gantz[1].
En , l’émission d'investigation “Ezor Milhama” révèle que Miri Regev a favorisé certains projets locaux en échange d’un soutien aux primaires du Likoud[2].
Positionnement politique
En , Regev participe à une manifestation anti-immigration et désigne les immigrés soudanais de «cancer dans notre corps». Plus tard, elle dira que sa citation a été dénaturée, avant de présenter ses excuses[3],[4],[5]. La manifestation, dont elle était à l’initiative aux côtés de Danny Danon, a par ailleurs tourné à l’émeute, des Africains ayant été agressés et des magasins pillés[6].
Elle présente en 2013 un projet de loi interdisant le droit d’association à toute organisation «qui nie le caractère juif de l’État»[6].
En , dans l'affaire de la grève de la faim de l'avocat palestinien Mohammed Allan, détenu dans le cadre d'un régime d'emprisonnement extrajudiciaire permettant aux autorités israéliennes de détenir un suspect sans lui notifier d'inculpation pendant six mois renouvelables indéfiniment, et après près de soixante jours de grève de la faim, Miri Regev accuse la Cour suprême de « céder au chantage du terroriste Mohammed Allan » au lieu de le nourrir de force, en invoquant une loi votée en précisément pour faire face à de telles situations[7].
En 2017, elle milite pour la grâce de Elor Azaria, un soldat condamné pour avoir exécuté d'une balle tête d’un Palestinien blessé gisant au sol qui avait attaqué des soldats israéliens[8]. Elle affirme que «ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu»[8].
Elle s'en prend en 2017 au film FoxTrot du réalisateur israélien Samuel Maoz, consacré à une bavure de l’armée israélienne, jugeant «scandaleux que les artistes israéliens contribuent à l’endoctrinement de la jeune génération contre l’armée la plus morale du monde». Elle dénonce le financement de ces films, réclamant des gages de patriotisme aux producteurs[9].
Après la chute de Netanyahou en 2021, elle se montre très critique à l'égard du gouvernement de Naftali Bennett, qu'elle qualifie de « premier gouvernement palestinien de l’histoire » en raison de l'accord passé avec le parti arabe israélien Raam[10].
Elle s'oppose en 2025 à la fin de la guerre de Gaza, soutenant cependant une trêve temporaire afin de permettre la libération des otages israéliens, et estime qu'Israël ne doit pas «craindre» l’occupation de la bande de Gaza[11].