Mohamed Boumezrag
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| Mohamed Belkacem Boumezrag El Mokrani | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nom | Mohamed Boumezrag | |
| Nationalité | ||
| Naissance | Orléansville |
|
| Décès | 1969 (à 57 ans) Alger, Algérie |
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| Période pro. | 1929-1945 | |
| Poste | Milieu de terrain / Ailier | |
| Parcours professionnel1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1926-1927 | ? (?) | |
| 1927-1930 | ? (?) | |
| 1930-1933 | ? (?) | |
| 1933-1936 | ? (?) | |
| 1936-1937 | ? (?) | |
| 1937-1938 | ? (?) | |
| 1938-1939 | ? (?) | |
| 1939-1940 | ? (?) | |
| 1940-1941 | ? (?) | |
| 1941-1945 | ? (?) | |
| 1945-1946 | ? (?) | |
| Total | ? (?) | |
| Sélections en équipe nationale2 | ||
| Années | Équipe | M.(B.) |
| 1957-1959 | ? (?) | |
| Parcours entraîneur | ||
| Années | Équipe | Stats |
| 1943-1945 | ||
| 1945-1946 | ||
| 1957-1962 | ||
| 1962-1963 | ||
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. 2 Matchs officiels. Dernière mise à jour : 6 mai 2022 |
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| modifier |
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Mohamed Belkacem Boumezrag[1],[2] El Mokrani[3],[4], couramment appelé Mohamed Boumezrag[5], est un footballeur et entraîneur algérien né à Chlef (Orléansville) en [6], et mort à Alger en 1969[7]. Il a joué au poste d'inter droit aux Girondins de Bordeaux, pendant la guerre. Il termine sa carrière comme entraîneur joueur à l'Union sportive du Mans entre 1943 et 1945. Mais il est surtout connu pour être le fondateur de l'équipe d'Algérie de football, en clandestinité et en exil à Tunis, en 1958, pendant la lutte pour l'indépendance[8]. Bouzmerag eut l'idée de cette équipe, alors nommée équipe du FLN[9], lors du festival mondial de la jeunesse et des étudiants de 1957 à Moscou, puis la mit à exécution avec l'aide de Mokhtar Arribi et d'autres joueurs algériens à l'époque jouant en France[10].
Jeunesse et débuts footballistiques en Algérie (1911-1936)
Né en 1911, originaire de Bordj Bou Arreridj commune de Medjana, fils de Boumezrag El Ouennoughi El Mokrani[6], imam à la mosquée de Chlef puis mufti à la mosquée de Sidi M’hamed à Alger. Mohamed est aussi le petit-fils d'Ahmed Boumezrag El Mokrani un des chefs de l'insurrection de 1871[7].
Mohamed Boumezrag a commencé sa carrière footballistiques en rejoignant l'équipe championne du Football Club de Blida (catégorie des minimes)[11], en , il a marqué un but lors d'un match officiel contre l'Union Sportif Algéroise, à cette époque, les jeunes joueurs du FC Blida, ainsi que Mohamed Boumezrag, donnaient des débuts prometteurs, auxquels la presse locale leur prédisait un avenir brillant[12]. Après cela, il a rejoint l'équipe réserve du GS Orléansville (les Lions du Chéliff), puis il a eu des participations avec l'équipe première à l'âge de 16-17 ans[13],[14]. C'était en 1928, que le GSO a terminé le championnat à la deuxième place[15]. Boumezrag termine la saison 1929-30 au GS Orléansville[16], puis il rejoint le Mouloudia Club d'Alger à l'été 1930[17],[18].
Carrière footballistiques en France (1936-1958)
Les débuts du Boumezrag en France étaient avec US Valenciennes, en 1936[19], il a disputé en championnat professionnelle (avec la 1re équipe)[20], le club a terminé vice-champion du deuxième division[21], promu en première division, mais Boumezrag quitte les Valenciennois[22] pour rejoindre le SR Colmar[23] où ils terminent 4e en deuxième division (1937-38) en ratent l'accession à deux points derrière l'AS Saint-Étienne. Durant cette saison, Mohamed était très populaire à Colmar où on l'appelait « Boum »[24],[25].
En 1938, il part vers le FC Charleville[24] l'un des plus anciens clubs du Nord-Est de la France[26]. Pendant ces trois saison en deuxième division (avec Valenciennes, Colmar puis Charleville), le jeu de Boumezrag s'est distingué par sa puissance[26], sa vitesse[23], ses centres très précis et sa rapidité d'exécution[19]. Ce qui lui a permis d'être transféré à l'un des clubs de première division française.
C'est en 1939, qu'il a rejoint le Red Star de Paris[27], le nouveau promu en première division, après être champion de la division Interrégionale 1938-39 (la 2e D) [28]. Cette expérience d'une saison lui a permis de découvrir le 1er niveau ainsi que le Derby parisien contre le Racing Club[27].
La saison suivante, il se rendit à Bordeaux pour rejoindre les Girondins, où il a participé à l’obtention de la 3e place du championnat de France (championnat de guerre), et la première coupe de France de l'histoire du club, après avoir gagné le Trophée Charles-Simon[29] en finale de la zone occupée contre le Red Star (3-1), dans ce match Mohamed Boumezrag s'est imposé offensivement[30] et défensivement, où il était chargé de faire le marquage individuel face à l'international espagnol José Padrón[31], son ancien camarade à Charleville (ex joueur de l'Espanyol et de FC Barcelone), ce match s'est déroulé au Parc des Princes devant 30 000 spectateurs[30]. Cette victoire a permis à Bordeaux de disputer la finale interzones face à Toulouse FC[32],[33], ce match qu'ils ont également remporté par 3-1, Boumezrag a décrit les événements du match avec l’expression « On est entré sur le terrain, on a joué, on a gagné », une expression proche de celle de Jules César «Veni, vidi, vici »[34].
La saison qui suit (1941-1942), Boumezrag et son coéquipier espagnol Artigas ont quitté le FC Bordeaux pour rejoindre le US Mans[35],[36].
En , on lui a demandé d'entraîner le Stade bordelais et le Rennes UC, mais Boumezrag ex-pro n'a pu être requalifié que pour le US Mans[37].
Architecte de l'équipe du FLN (1958-1962)
Mohamed Boumezrag est décrit comme étant l'architecte de l'équipe du Front de libération nationale algérien de football (FLN)[38],[39], surnommé le Onze de l’indépendance[40]. L'idée de créer l'équipe avait germé dans son esprit après son retour de Moscou (URSS), où il a participé au festival mondial de la jeunesse et des étudiants 1957[38],[39],[40]. Il a commencé à contacter Mohamed Maouche à Paris et lui a présenté le projet, et il commence à regrouper les joueurs algériens avec l'aide de Mokhtar Arribi[40].
En , Boumezrag (directeur technique de la future équipe nationale algérienne) et Saïd Brahimi (ailier droit du FC Toulouse) ont pris le train de Lausanne à Rome, puis ont pris l'avion pour Tunis[41],[42].
Statistiques
Statistiques de joueur
Carrière de joueur
Durant sa carrière Mohamed Boumezrag a joué à plusieurs postes au milieu et en attaque (ailier gauche[43],[44], ailier droit[45], inter droit[46], demi[47] et demi droit[48]).
- Deux des principaux schémas tactiques jusqu'aux années 1950
- 2-3-5 ou Pyramide
- W-M
| Saison | Club | Championnat (division) | Coupe | Autres |
|---|---|---|---|---|
| 1927-1928 | Ligue d'Alger : Vice-champion | - | - | |
| 1930-1931 | - | - | - | |
| 1933-1934 | Ligue d'Alger : 5e | Coupe d'Alger : - | - | |
| 1934-1935 | Ligue d'Alger : 7e | Coupe d'Alger : - | Coupe d'Afrique du Nord : Demi-finaliste | |
| 1935-1936 | Ligue d'Alger : Vice-champion | Coupe d'Alger : - | - | |
| 1936-1937 | Championnat de France (D2) : Vice-champion | Coupe de France : 16e de finale | - | |
| 1937-1938 | Championnat de France (D2) : 4e | Coupe de France : - | - | |
| 1938-1939 | Championnat de France (D2) : 9e | Coupe de France : 16e de finale | - | |
| 1939-1940 | Championnat de France : 9e | Coupe de France : 1er tour | - | |
| 1940-1941 | Championnat de France : 3e | Coupe de France : Vainqueur | - | |
| 1941-1942 | - | Coupe de France : Quarts de finale | - | |
| 1942-1943 | Championnat de France : 11e | Coupe de France : Quarts de finale | - |
Note : Ce tableau n'inclut pas tous les résultats collectifs de Mohamed Boumezrag (certains résultats sont inconnus)
Buts et passes décisives
Note : Ce tableau n'inclut pas tous les buts et les passes décisives de Mohamed Boumezrag.
Statistiques d'entraîneur
Carrière d’entraîneur
| Période | Club | Championnat (division) |
|---|---|---|
Palmarès
En tant que joueur
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