Mohamed Ouahbi

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Mohamed Ouahbi
Image illustrative de l’article Mohamed Ouahbi
Ouahbi avec le Maroc en 2026.
Situation actuelle
Équipe Maroc
Rôle Sélectionneur
Biographie
Nationalité Belge
Marocaine
Nat. sportive Belge
Naissance (49 ans)
Schaerbeek (Belgique)
Poste Entraîneur
Parcours junior
Années Club
Crossing Schaerbeek
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1997-2003 Maccabi Brussels (entr. junior)
2004-2015 RSC Anderlecht (entr. junior)
2016-2021 RSC Anderlecht (entr. junior)
2022-2025 Maroc U20 42v 12n 20d
2025-2026 Maroc U23 0v 0n 0d
2026- Maroc 1v 1n 0d
Dernière mise à jour :

Mohamed Ouahbi, né le à Schaerbeek (Belgique), est un entraîneur belgo-marocain de football. Il est l'actuel sélectionneur du Maroc[1].

Naissance et jeunesse

Mohamed Ouahbi naît dans la cité des Ânes à Schaerbeek en région bruxelloise au sein d'une famille marocaine berbérophone originaire de Nador. Il grandit dans un cadre familial qui met l’accent sur l’écoute des parents et la valeur du travail[2]. Il fait sa scolarité à Bruxelles dans le lycée communal francophone Émile Max[3].

Âgé seulement de dix ans, Mohamed Ouahbi adopte un amour pour le football à l'occasion de la Coupe du monde 1986. La famille Ouahbi supporte la Belgique, mais vibre surtout pour les Lions de l'Atlas[note 1], qui parviennent à se hisser en huitième de finale.

Dans les années qui suivent, il se projette davantage comme pédagogue que comme futur joueur professionnel : plusieurs portraits soulignent qu’il s’oriente d’abord vers l’enseignement et la formation, avant de basculer progressivement vers le football comme métier[1]. Plus tard, Ouahbi entame des études d'éducateur à Schaerbeek dans l’espoir de pouvoir, un jour, associer son métier à sa passion[4].

Carrière d'entraîneur

Débuts au Maccabi Brussels

Mohamed Ouahbi commence sa carrière d'entraîneur à l'âge de 21 ans[note 2]. À partir de 1997, il rejoint le Maccabi Brussels,pour y encadrer des équipes de jeunes[5]. Il y exerce des fonctions d’éducateur pendant six saisons, conçoit des séances adaptées aux catégories d’âge et acquiert une première expérience structurée de la planification, de l’observation et de l’évaluation des joueurs[4].

Son passage au Maccabi se déroule dans un environnement socialement ouvert, où cohabitent des jeunes issus d’horizons variés. Cette immersion favorise une pratique centrée sur l’inclusion et la coéducation par le sport ; Ouahbi y développe des compétences de gestion de groupe et de prise de parole, apprend à faire abstraction des préjugés et à mettre à distance les stéréotypes, tout en privilégiant l’apprentissage et le cadre éducatif sur l’enjeu strictement compétitif[4].

Sur le plan sportif, les résultats demeurent secondaires au regard des objectifs formatifs affichés par le club. Cette étape constitue néanmoins un socle fondateur pour Ouahbi : elle consolide ses méthodes d’entraîneur, structure son rapport à la pédagogie et prépare ses engagements ultérieurs dans des centres de formation de plus haut niveau, prélude à son arrivée dans des structures professionnelles bruxelloises[4].

RSC Anderlecht

Mohamed Ouahbi arrive en 2003 à Neerpede[6], au RSC Anderlecht en commençant avec les moins de 9 ans de Charly Musonda Jr. et Adnan Januzaj. Il y retrouve son ami Yannick Ferrera, rencontré auparavant au Maccabi, et découvre les installations d’un club faisant partie de l’élite belge[4]. Il augmente ensuite de catégories jeunes en coachant également les U10, U11 jusqu'aux espoirs (U21)[7].

Lors de la saison 2014-2015, il atteint la demi-finale de l'UEFA Youth League, éliminé par le Chakhtar Donetsk sur le score de 1-3 à Nyon[8],[9].

En début de saison 2015-2016, il devient entraîneur adjoint de l'équipe première, épaulant Besnik Hasi[6]. Lors de cette saison, Anderlecht boucle la Jupiler Pro League à la 2e place après les play-offs, derrière le Club Bruges KV, ce qui lui vaut un ticket pour les tours préliminaires de la Ligue des champions 2016-2017 ; le parcours en Coupe de Belgique s’arrête tôt. En Ligue Europa, l’équipe finit 2e du groupe J derrière Tottenham (victoire 2-1 contre les Spurs à Bruxelles, succès 2-0 à Monaco)[10], élimine l'Olympiakós en seizièmes (1-0, puis 2-1 a.p. au Pirée) et sort en huitièmes contre le Chakhtar Donetsk (1-3, 0-1)[11],[12]. Besnik Hasi est démis de ses fonctions le [13], et Mohamed Ouahbi retourne entraîner les U15[réf. nécessaire].

Durant la saison 2017-2018, alors qu'il est entraîneur de la section U17, il parvient à remporter le championnat de Belgique dans cette catégorie, qualifiant l'équipe à la prochaine UEFA Youth League[14]. En fin de saison, il obtient une licence UEFA Pro[15].

Durant la saison 2018-2019, il devient l'entraîneur de la catégorie U15 et compte dans ses rangs Bilal El Khannouss[16].

Durant la saison 2020-2021, il reste entraîneur de la catégorie U15 et accueille des joueurs comme Rayane Bounida[réf. nécessaire]. En fin de saison, Ouahbi révèle quitter le club via ses réseaux sociaux. Dans une publication du directeur de l'académie, Jean Kindermans, il met en lumière plusieurs joueurs qu'il a formé dont : Youri Tielemans, Dodi Lukébakio, Yari Verschaeren, Jérémy Doku, Leander Dendoncker ou encore Anouar Ait El Hadj[6],[17]. La presse belge l'annonce alors s'approcher d'un contrat en tant qu'entraîneur au Moyen-Orient[18].

Maroc U20

En , Mohamed Ouahbi est nommé par le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, nouveau sélectionneur de l'équipe du Maroc des moins de 20 ans, épaulé par Jamel Aït Ben Idir, succédant à Zakaria Aboub.

En , le Maroc dispute la Coupe arabe U20 en Arabie saoudite et s’arrête en quarts de finale, battu 2–1 par l'Égypte[19],[20],[21],[22].

En , le Maroc prend part au tournoi U20 de l’UNAF en Égypte, qualificatif de zone vers la CAN U20 : nul face à la Tunisie, victoire 2–0 contre l'Algérie à Suez, puis défaite contre la Libye ; la sélection boucle le tournoi à la 3e place derrière la Tunisie et la Libye[23],[24].

En , le Maroc dispute le tournoi U20 de l’UNAF à Ariana (Tunisie) et termine deuxième de l’édition, avec notamment une défaite 3–1 contre la Tunisie lors de la troisième journée[25],[26].

En , le Maroc est sacré champion du tournoi U20 de l’UNAF et décroche sa qualification pour la phase finale de la CAN U20 à venir[27]. Malgré de nombreuses critiques de la part de la presse et des internautes, il parvient à garder son poste de sélectionneur pour préparer la prochaine CAN[28].

En avril–, le Maroc dispute la CAN U20 en Égypte, finit en tête de son groupe après un succès 3–1 contre la Tunisie, écarte l’hôte en demi-finale, puis s’incline 1–0 en finale au Stade du 30 Juin face à l’Afrique du Sud ; à l’approche du dernier carré, Ouahbi souligne la volonté de viser le titre tout en respectant ses adversaires[29],[30],[27]. Il construit une équipe autour de jeunes majoritairement binationaux, mélangé à des joueurs formés à l'Académie Mohammed VI de football[31],[32]. Parmi les joueurs les plus capés : Yassine Khalifi, Yassir Zabiri et Othmane Maamma[réf. nécessaire].

En septembre–, le Maroc participe à la Coupe du monde U20 au Chili, élimine les États-Unis en quarts de finale (3–1 à Rancagua) et se qualifie pour la finale après un 1–1 contre la France à Valparaíso conclu par une séance de tirs au but gagnée 5–4 ; au fil du tournoi, Ouahbi fixe comme cap d’atteindre la finale puis de « ramener la coupe »[33],[34],[35]. En finale, il bat l'Argentine 2-0 et couronne le Maroc en tant que champion du monde pour la première fois de l'histoire[36].

Maroc U23

Le , il est nommé sélectionneur du Maroc olympique par le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa pour préparer les Jeux olympiques d'été de 2028 à Los Angeles[37],[38],[39]. Il succède ainsi à Tarik Sektioui, qui possédait les rênes de cette sélection dans les Jeux olympiques précédentes.

Sa durée dure moins de quatre mois, connaissant aucune trêve internationale avec le Maroc olympique, puisqu'il figure parmi les principales successeurs de Walid Regragui après la CAN 2025, en fin .

Maroc

Le , il est présenté en tant que nouveau sélectionneur de l'équipe du Maroc par Fouzi Lekjaa lors d'une conférence de presse tenue au Complexe Mohammed VI de Salé[40],[41],[42]. Il est épaulé par l'entraîneur adjoint João Sacramento[43]. Sa première liste connait plusieurs joueurs qu'il connait de la sélection U20 précédente, dont Gessime Yassine[44], Samir El Mourabet[45], Yassir Zabiri[45] et Ismaël Baouf[46].

Son premier match amical contre l'Équateur à l'Estadio Metropolitano (match amical, 1-1) entre dans le cadre des préparations pour la Coupe du monde 2026 aux États-Unis[47],[48],[49].

Philosophie et méthodes

Style de jeu

Formé en tant qu'entraîneur au RSC Anderlecht, Mohamed Ouahbi prône un jeu proactif fondé sur la maîtrise du ballon, l’initiative et la production d’actions « positives ». Ses équipes de jeunes à Bruxelles étaient décrites comme énergiques et portées vers l’avant, avec un pressing haut et une construction rapide — un cadre où il a alterné des structures 3-4-3 et 4-3-3 en fonction de l’âge et du contexte, tout en conservant une exigence technique et de vitesse d’exécution[50],[51].

En tant que sélectionneur d'équipe nationale, Ouahbi insiste sur des principes de jeu lisibles et constants : style clair, courage dans les moments clés et patience dans la gestion des temps faibles. Sa communication autour du groupe valorise l’unité, l’autonomie du joueur et la responsabilité tactique, dans la continuité d’une formation où « comprendre le jeu » prime sur la simple exécution. Ces éléments apparaissent dans ses entretiens de tournoi et dans des portraits récents retraçant sa philosophie[52],[5].

Sur le plan opérationnel, ses matchs à élimination directe mettent en évidence une préparation ciblée sur les forces propres de l’équipe, une analyse concise de l’adversaire et des messages simples pour ne pas surcharger les joueurs. Il revendique une gestion des « phases du jeu » (blocs compacts, transitions, maîtrise du score) et une forte dimension mentale pour tenir sous pression, tout en maintenant l’approche habituelle de l’équipe contre des adversaires de haut niveau[53].

Choix international des binationaux

Sous l’ère de Mohamed Ouahbi, le dossier des binationaux est traité par une méthode structurée : la Fédération royale marocaine de football maintient des listings de profils suivis en Europe, alimentés par des rapports de scouts ; lorsqu’un dossier est jugé favorable, une prise de contact intervient pour clarifier la situation du joueur, sans promesse sportive ni avantage matériel. Ouahbi se déplace lui-même lorsque le joueur est de sa catégorie d’âge afin d’exposer un projet sportif articulé à court, moyen et long terme aux parents et à l’entourage[54],[55].

La stratégie s’accompagne d’un suivi relationnel dans la durée. Ouahbi revendique des échanges précoces et constants avec certains profils, y compris lors de périodes de blessure, afin de témoigner d’un intérêt réel et d’un accompagnement au long cours ; il cite aussi la profondeur de la base de données interne (jusqu’à identifier des filiations maternelles) comme gage d’anticipation sur des joueurs encore peu visibles du grand public[56]. Cette méthodologie est confirmée par les déclarations d'Abdallah Talbi (père de Chemsdine Talbi), révélant les échanges entre son fils et Mohamed Ouahbi pendant que le joueur se trouvait dans une période de blessure grave, alors qu'il était encore actif en tant qu'international belge U18[57],[58],[59],[60].

Ce travail individualisé s’insère dans un cadre institutionnel plus large : une politique fédérale combinant formation locale et détection de la diaspora, adossée à une vision de performance et à un calendrier d’objectifs lisibles pour les jeunes[55],[61].

Statistiques

Matchs en tant que sélectionneur national

Palmarès

En tant qu'entraîneur

Distinctions individuelles

  • 2025 : Finaliste du prix du meilleur entraîneur d'Afrique de l'année selon la CAF[63]

Vie privée

Voir aussi

Liens externes

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