Mon rêve familier

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Publication
Le Parnasse contemporain (1866) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mon rêve familier
Informations générales
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Le Parnasse contemporain (1866) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Incipit
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant… »Voir et modifier les données sur Wikidata

Mon rêve familier est un des plus célèbres sonnets de Paul Verlaine, paru dans son recueil intitulé Poèmes saturniens en 1866. Il est extrait de la première section Melancholia et représente la femme sous une forme idéalisée[1].

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Histoire

Paul Verlaine en 1867 (par Frédéric Bazille)

Paul Verlaine collabore au premier Parnasse contemporain et publie à 22 ans, en 1866, le recueil des Poèmes saturniens dans lequel figure ce sonnet.

Analyse

Ce poème est un sonnet régulier qui comporte quatorze alexandrins répartis en deux quatrains et deux tercets[2]. La disposition des rimes est, elle aussi, classique : tout d'abord embrassée pour les quatrains, elle est ensuite celle d'un sizain classique inverti ccd ede[3]. Ce sonnet est le sixième poème de la section initiale Melancholia des « Poèmes saturniens » et il évoque la femme idéale[4].

Verlaine y décrit une vision onirique d'une femme sans identité et dont le portrait reste flou, à l'attitude passive et maternelle totalement imaginée voire fantasmée sous une forme lointaine (en se référant à une statue) laissant apparaître l'angoisse de l'auteur qui évoque de façon sous-jacente l'idée de la mort (en se référant à des voix qui se sont tues)[5] et (son regard est pareil au regard des statues).

Postérité

Notes et références

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