Monique Sicard

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Monique Sicard (née Monique Lefavrais), née le 2 avril 1952, est chercheure dans le domaine de l'épistémologie, auteure de nombreux livres et articles de recherche[2]. Elle a également produit et réalisé des films scientifiques[3] ainsi que des expositions. Venue des sciences (elle est titulaire d'une agrégation de sciences de la nature[4]), elle est à l'origine du concept de génétique photographique inspiré par la génétique littéraire, au sein de l'Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM).

Nom de naissance
Lefavrais
Activité
Chargée de recherche
Domaine
Histoire des sciences et techniques
Dir. de thèse
Nicole Boulestreau
Faits en bref Nom de naissance, Activité ...
Monique Sicard
Monique Sicard
Biographie
Nom de naissance
Lefavrais
Activité
Chargée de recherche
Autres informations
Domaine
Histoire des sciences et techniques
Dir. de thèse
Nicole Boulestreau
Œuvres principales

- L'année 1895 ou l'image écartelée entre voir et savoir, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 1995.

- La Fabrique du regard. Images de sciences et appareils de vision (XVe – XXe siècle), Paris, Odile Jacob, 1998.

- François Arago, Paris, Actes Sud, coll. « Photopoche Histoire, n°9 », 2012[1].
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Par ailleurs, dans la lignée de sa formation initiale, elle a écrit des livres et des articles consacrés à la question écologique et la notion de paysage.

Biographie

En même temps que sa formation scientifique, Monique Sicard s'intéresse très tôt à la photographie, au dessin et aux formes de la nature. Elle est reçue major au concours d'entrée à l'École normale supérieure (promotion scientifique, concours « Sèvres ») en 1972[5]. Elle est également reçue première à l'agrégation de sciences de la vie et de la terre en 1975[6].

Passionnée par le terrain, c'est en tant que géologue qu'elle commence sa carrière, tout d'abord à l'université de Sfax (Tunisie)[7]. Dans ce cadre, elle participe à la réalisation de la carte géologique de la Tunisie et à la création d'un enseignement supérieur tunisien des sciences de la terre. Durant ces deux années, elle s'intéresse aux paysages et s'attache à les observer pour mieux les connaître et les préserver. Elle développe également une réflexion épistémologique et philosophique sur la nature, l'observation, le regard, les représentations. Impulsant un élan pédagogique nouveau, elle emmène ses étudiantes et étudiants travailler, en milieu désertique, à l'analyse géologique et à la cartographie du terrain. Cette expérience contribuera à la réalisation de la carte géologique de la Tunisie.

Simultanément, elle se voit confier, par le Muséum national d'histoire naturelle français, l'accueil, dans le sud tunisien, d'équipes de recherche sur la dynamique des populations animales et l'écologie des déserts et semi-déserts. Sous l'égide de Francis Petter, elle initie des travaux sur la biologie, l'éthologie, l'écologie d'un petit mammifère désertique à trompe, susceptible d'être à l'origine phylogénétique des mammifères euthériens : le Macroscélide de Rozet (Petrosaltator rozeti).

De retour en France en 1980, elle enseigne les sciences de la nature dans un collège d'enseignement secondaire puis au sein du Centre national de formation des professeurs de Montlignon (Val d'Oise). Puis, on lui confie la création du département Biosphère de la Cité des sciences et de l'industrie du quartier de la Villette, alors en émergence, puis la direction de l'ensemble de l'équipe scientifique de la Cité. Durant cette période, elle collabore, en tant qu'auteure, avec Éric Cloué, à la réalisation du film Paul Jovet, un botaniste dans la ville[8], puis travaille, comme directrice scientifique, pour la série frano-américaine télévisuelle 3-2-1 Contact, de la chaîne publique PBS. La série sera diffusée dans une soixantaine de pays.

Adrien Douady à l'IHP, en 2003.

En 1986, elle prend la responsabilité de l'équipe de production audiovisuelle du CNRS[9]. En tant que conseillère, auteure ou réalisatrice de films documentaires, elle reçoit plusieurs prix internationaux pour les films L'année 1895, Nature contre nature (film de Farouk Beloufa, 1988[10]), Douady Adrien mathématicien[11] (réalisé par Jacques Brissot en 1990, primé au Festival international de l'Émission scientifique de Paris en 1989[12]), Cerveau morceaux choisis (film de Jean-Michel Arnold, 1990).

Se tournant vers l'épistémologie, elle soutient, en 1996, sous la direction de Nicole Boulestreau, une thèse de doctorat qui a pour titre L'image comme preuve : essai critique sur les relations entre la science et les images, à l'université Paris-Nanterre, département des lettres et sciences humaines, spécialité philosophie[13].

Recrutée en tant que maîtresse de conférences en histoire et esthétique de la photographie à l'université Lyon 2, elle poursuit sa carrière scientifique au CNRS et intègre le Centre de recherche sur les arts et le langage[14] (EHESS) où elle poursuit son travail dans le domaine de l'histoire et de la philosophie de l'image. En 1998, elle publie La Fabrique du Regard. Images de sciences et appareils de vision (XVe – XXe siècle)[15] aux éditions Odile Jacob[16].

Régis Debray aux Tribunes de la Presse à Bordeaux le 24 novembre 2016.

En 1998, à l'initiative du département de philosophie de l'École normale supérieure, elle crée le séminaire « Photo-graphies : Genèses, théories, pratiques, images »[17] (CNRS, ENS, EHESS). À la même époque, elle entame une collaboration avec l'équipe de médiologie de Régis Debray dont l'objet principal est le « médium » : prenant appui sur des champs scientifiques d'une grande diversité, l'équipe étudie le poids des médiations techniques et institutionnelles dans les domaines de la culture. Elle coordonne le n°10 des Cahiers de médiologie[18] (2000) chez CNRS Éditions [19].

Point de vue du Gras, Nicéphore Niépce, 1827.

En 2010, Monique Sicard intègre l'Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM). Elle prend alors la responsabilité des recherches sur la photographie et le cinéma, créant un champ disciplinaire nouveau, la génétique photographique, calquée sur la génétique littéraire, et dont rend compte le numéro « Photo-graphies » de la revue Genesis[20]. Elle est alors plus particulièrement spécialiste de la naissance du cinématographe, puis, remontant dans le temps, de l'émergence de la photographie. Elle prendra la responsabilité du décryptage de l'ensemble de la correspondance manuscrite de Nicéphore Niépce[21].

Argentype créé pour le film Les argentypes de Jean-Marie Fadier (Prod: CNRS-ITEM, Réal : Monique et Pauline SICARD - 2012).

Monique Sicard réalisé également deux films relatifs aux processus de la création photographique : Les argentypes de Jean-Marie Fadier[22] et Scènes et rêves de Hsieh Chun-Te[23] (ce film sera projeté en continu, sur le long terme, au musée des Arts contemporains de Taïpei (Taïwan). De 2014 à 2017, elle codirige, pour l'ITEM, le programme « Photographie et paysage »[24] financé par l'Agence nationale de la recherche. L'équipe de recherche constituée est amenée à collaborer avec l'université d'Albuquerque au Nouveau-Mexique (États-Unis), l'université IUAV de Venise (avec Malvina Borgherini) et la république de Chine (avec Lin Chi Ming et l'université de Taïpei). Monique Sicard met alors au point les outils théoriques relatifs à la génétique des arts visuels (photographie et cinéma).

Parcours intellectuel

Monique Sicard - Journée d'étude "Émile Zola. Scènes photographiques", 14 avril 2021

Les travaux de Monique Sicard se concentrent, essentiellement, sur l'évolution des représentations mentales, individuelles et collectives, à l'aune des évolutions de l'image « photo-graphique », depuis l'émergence de l'héliographie, au début du XIXe siècle, jusqu'à nos jours. Ces recherches prennent appui sur des lignes théoriques relatives à une phénoménologie de la perception (Maurice Merleau-Ponty, 1945) et visent la « rematiérisation » de l'image (François Dagognet, 1999[25]), l'émergence d'une génétique de la photographie (génétique textuelle et photographie, Sicard, 2015[26]) dans une perspective de médiologie (Régis Debray, 1996-2004).

Il s'agit, comme le propose Edgar Morin[27], en « reliant » les connaissances, de créer des liens, d'unifier des domaines jusque-là autonomes, voire opposés. Ainsi, s'effacent les oppositions classiquement nées des objets (imagerie du corps humain, images sous-marines, œuvres d'artistes, ...) au profit des processus de création, de fabrication de leurs images.

Les principaux thèmes abordés par Monique Sicard sont :

  • Les relations entre art, science et images : Il s'agit d'analyser la manière dont les images influencent la perception, la représentation et la construction des savoirs. On remet ainsi en question les frontières établies entre les domaines artistiques et scientifiques. Cette approche se propose également d'analyser les implications éthiques des technologies visuelles dans le domaine médical et scientifique.
  • L'émergence de techniques à fort impact social, culturel, symbolique : photographie, cinématographe, imagerie du corps, smartphone, caméras de surveillance, appareils de presse à longue focale...
  • Le rôle symbolique et culturel de la lumière et des lumières dans les sociétés occidentales en relation avec les évolutions techniques des XIXe, XXe et XXIe siècles.
  • Les processus de création des images photographiques.
  • L'impact des images : Réflexions sur les représentations de la violence, les images et la guerre.

Tous ces thèmes témoignent ainsi d'une approche interdisciplinaire mêlant philosophie et épistémologie, histoire culturelle, science des textes, théorie et histoire des littératures et des arts.

Prenant appui sur des situations précises que Monique Sicard (re)matérialise, ces réflexions questionnent les points de vue, les contradictions, les sens esthétiques, les conflits, les choix, les orientations personnelles, les rêves, les incertitudes, les erreurs. Cette approche théorique s'élève ainsi contre la confiance naïve dans une science qui serait glacée, indépendante des savoirs, des psychologies et des prises de positions humaines. Elle apparaît, à l'inverse, riche de contradictions, de sensibilités, en état permanent de tentatives d'adaptation[28].

Scènes et rêves de Hsieh Chun-Te, film de Monique Sicard

Dans ce parcours intellectuel, il y a d'abord eu le constat d'une difficulté à rendre compte des cheminements intellectuels scientifiques par la réalisation de films (au sein de l'équipe de production audiovisuelle du CNRS), fussent-ils documentaires. Puis, à l'ITEM, Monique Sicard est confrontée à l'impossibilité de témoigner, par le récit, de la complexité de la réalisation d'un « simple » film. Et si rendre compte des innombrables facettes de la création et de la réalisation était impossible, comment, dès lors, recevoir et « lire » les images ? Quels signes, en leur sein même, seraient-ils susceptibles d'informer de manière précise leurs processus de conception, de création, de fabrication ? Était-il seulement possible, par une analyse critique, de donner à penser les images - notamment les photographies - indépendamment de leur objet (la carte postale de la tour Eiffel n'est pas LA tour Eiffel) ? Comment penser le puissant décalage, que tout concours à effacer, entre la réalité et ses images ?

« Nous ne voyons que par le lampadaire qui décide de l'ombre et de la clarté[29]. Affrontant dès lors - et cela même aux plus hauts sommets - un milieu structuré comme un clair-obscur, nous agissons le plus souvent à l'aide d'appareils de vision, techniques ou institués. Force est de constater pourtant que la technique demeure incomprise, voire rejetée sauf, évidemment, de ses spécialistes.

Dans ses travaux, Monique Sicard se propose donc de prendre le contre-pied des idées reçues. À la fois artefact et matière façonnée, art et métier, savoir-faire et fabrication, la technique de s'oppose pas à la culture. Elle est la culture. En son sein logent, parfois avec difficultés, les populations, les peuples, et les états. Et plus s'affirme la méconnaissance des dispositifs de vision, mieux s'exerce la fonction politique des images.

Monique Sicard montre, en définitive, que les appareils de vision gouvernent nos savoirs et nos regards. Nous ne puisons jamais que dans ce qu'ils nous donnent à voir. Mais alors, quelle lecture décisive des images pouvons-nous installer ? Quel lecteur choisissons-nous d'être ? Quel receveur devons-nous être ? En réponse à l'impossible écriture d'une histoire des images (mentales ou matérielles), ce sont des histoires qui sont racontées dans chacun de ses travaux.

Monique Sicard propose de rematérialiser les images, de briser les frontières, de penser les sciences humaines à l'aune des sciences exactes, les sciences exactes à l'aune des sciences humaines. Elle n'exclue aucun domaine : tout est bon à penser. Mais la diversité des thèmes étudiés ne doit pas faire illusion. Ce qui est recherché est bien l'unité d'une prise en charge, celle d'une démarche épistémologique.

Ascendants

Monique Sicard est la fille d'Yvonne et Pierre Lefavrais, psychologues scolaires. Pierre Lefavrais est un autodidacte, artisan du Plan Langevin-Wallon. Fondateur, avec Henri Wallon, de la psychologie scolaire, il est l'inventeur de L'Alouette (test)[30]. et l'auteur du livre Les mécanismes de la lecture. Analyse expérimentale de la lecture et de la dyslexie (Éditions et Applications Psychologiques, 1983, 310 p.)

Publications

Ouvrages et direction d'ouvrages

Sur l'émergence politique de la photographie

Sur l'émergence simultanée des images du cinématographe, de celles de l'imagerie scientifique. Du fixe vers l'animé

Sur la construction de l'objet du regard scientifique par ses images

  • La Fabrique du regard. Images de sciences et appareils de vision (XVe – XXe siècle), Paris, Odile Jacob, , 275 p. (EAN 9782738106544) Lire le compte rendu rédigé par Edgar Roskis dans Le Monde Diplomatique[32].
  • Traduction du même ouvrage en chinois, chez Borderland Books (Taïwan, 2005, 225 p.)
  • A fábricao do Olhar, imagens de Ciência e aparelhos de visão (século XV-XX) (trad. Pedro Eloi Duarte), Edições 70, , 312 p. (EAN 9789724413044)

Sur le rôle symbolique de la lumière dans les sociétés occidentales à l'aune des évolutions techniques (XIXe – XXe siècle)

  • Lux, des Lumières aux lumières, Paris, Gallimard, , 319 p.

Sur le devenir du paysage sous l'influence de la (des) photographie(s)

  • Avec A. Crasson et G. Andries, La Fabrique photographique des paysage, Paris, Hermann, , 384 p. (ISBN 9782705695071)
  • Avec M. Borgherini, Photopaysage. Il paesaggio inventato dalla fotografia, Macerata, Quodlibet, , 312 p. (ISBN 9788822903990)

Sur la diversité des représentations dans le monde scientifique

  • Le cerveau dans tous ses états, Paris, Éditions du CNRS, , 232 p. (EAN 9782876820517). Avec J.-D Vincent, E. Zarifian, J.-P. Tassin, A. Prochiantz, M.-H. Thiébot, M. Imbert, R. Saban et M. Desgeorges.

Sur les relations entre science et images

Sur l'indécision des frontières entre champs artistiques et scientifiques

  • Chercheurs ou artistes ? Entre art et science, ils rêvent le monde, Paris, Autrement, Série Mutations, , 233 p. (EAN 9782862605364). Voir le compte rendu de cet ouvrage rédigé par Valérie Devillard [34].

Sur la photographie africaine

  • Avec Claire Riffard, Genèses photographiques en Afrique, Paris, Continents manuscrits, [35]. Avec des textes de M. Sicard, A. Turpault, J-F. Werner , E. Nimis, J-L. Pivin, M. Nur Goni, Z. Sakaly.

Sur les représentations mentales collectives comparées de la nature : en France, Angleterre, USA, Canada

  • Chapitres « L'ours et le phoque », « Conserver les espèces : la longue histoire de la conservation, « Conserver les espaces, le concept de parc national », La sauvegarde de l'environnement, Paris, Pangloss, , 423 p.

Articles de revues et chapitres d'ouvrages

Entre nature et culture

  • Philippe Descola et Anne-Christine Taylor, « La "photo-graphie", entre nature et artefact », dans La fabrique des images : visions du monde et formes de la représentation [Exposition et catalogue, musée du quai Branly, 16 février 2010-11 juillet 2011], Paris, Somogy/Musée du quai Branly, , p. 112-123

Quand le nouveau redécouvre l'ancien

  • « Du nouveau et de l'ancien », Sociétés & Représentations, no 9, , p. 63-73 (lire en ligne)

Modernités photographiques au XIXe siècle

  • Gérard Chazal (dir.), « Duchenne de Boulogne, photographe », dans Valeur des sciences, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, (ISBN 978-2915552980), p. 79-94

Art ou science ?

  • Stefano Zecchi (dir.), « Arte e scienza, le confusioni prodotte dalle nuove imagini del XIX secolo », dans Estetica 1895. Le arti e le scienze, Il Mulino, (ISBN 978-8815052681), p. 131-152

L'impossible lecture des images

  • « Regards fabriqués », Cahiers art et science, no 7, , p. 17-25

Type et contretype du Prométhée moderne

Médiations photographiques : rêves et images du plaisir

  • « Érogenèses photographiques », Médium, nos 46-47, , p. 132-147 (lire en ligne)

Un monument, une image/Une image, un monument

  • Régis Debray (sous la présidence de), « L'image et l'invention du monument », dans L'abus monumental ? Actes des entretiens du Patrimoine, Paris, Fayard, (EAN 9782213603421), p. 97-104

La télévision, machine du regard

  • José Carlos Abrantes (dir.), « Televisão : a mãquina de ver », dans A construção do Olhar, Livros Horizonte, (ISBN 9789722414258), p. 19-25

Le double et ses représentations

  • Régis Debray (dir.), « Orlan, post-woman », dans Les cahiers de médiologie. Une anthologie, Paris, CNRS Éditions, (EAN 9782271068880), p. 242-251
  • Régis Debray (dir.), « De l’in visu à l’in situ, la production du monument par sa représentation », dans Les cahiers de médiologie. Une anthologie, Paris, CNRS Éditions, (EAN 9782271068880), p. 644-651
  • Régis Debray (dir.), « De la trace à la traque », dans Les cahiers de médiologie. Une anthologie, Paris, CNRS Éditions, (EAN 9782271068880), p. 680-685
  • Régis Debray (dir.), « Rêves d'immortalité », dans Les cahiers de médiologie. Une anthologie, Paris, CNRS Éditions, (EAN 9782271068880), p. 742-746
  • « Le soleil, l'ampoule, l'esprit », Les cahiers de médiologie, no 10, , p. 6-15 (lire en ligne)
  • Valérie Picaudé, Philippe Arbaïzar (coord.), « Entre ciencia y arte », dans La confusión de los genéros en fotografía, Barcelona, Editorial Gustavo Gili, (ISBN 978-8425215483), p. 176-183

Le concept d'ubiquité dans ses relations avec les technologies de la représentation

  • Emmanuel Souchier (dir.), « L'ubiquité », dans L'image sosie, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Obsidiane », , p. 79-91

De l'émergence d'un récit photographique

  • Liliane Louvel, Danièle Méaux, Jean-Pierre Montier et Philippe Ortel (dir.), « Photographie : Quel récit des origines ? », dans Littérature et photographie, Rennes, Presses universitaires de Rennes,

Concept de trace et photographie du mouvement

  • Christian Salomon, Emmanuel Baulot, Mehdi Benkhadra et Pierre-Jean Borey (dir.), « La précession de la trace », dans Marey, penser le mouvement, Paris, L'Harmattan, coll. « Philosophie »,

De l'influence de l'image photographique dans la construction de son objet : le déplacement du concept de paysage

  • Aline Bergé et Michel Collot (dir.), « Modernités photographiques », dans Paysage et modernité(s), Bruxelles, Ousia, coll. « Recueil », (ISBN 978-2-87060-134-1)

Des représentations collectives de la nature en relation avec ses "photo-graphies"

  • Jean Mottet (dir.), « L'arbre dans l'ouragan ou Les images brisées », dans L'arbre dans le paysage, Seyssel, Champ Vallon, (EAN 9782876733480), p. 218-228

Sur Duchenne de Boulogne, médecin-photographe

  • Catherine Mathon (dir.), « Quand se croisent le visage, la photographie, la médecine et l'électricité », dans Duchenne de Boulogne. La mécanique des passions [catalogue d'exposition], Paris, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, (EAN 9782840560647), p. 67-85.

Les images "photo-graphiques" comme bien public

  • F. Beau, P. Dubois et G. Leblanc (dir.), « Chambre noire, chambre des députés », dans Cinéma et dernières technologies, Paris/Bruxelles, INA/De Boeck Université, (ISBN 978-2-8041-3009-1), p. 106-119

Contexte culturel et scientifique de la naissance du cinéma

Sur l'impact culturel et social des évolutions techniques

  • « Gilets jaunes, la force des images », Condition humaine, conditions politiques, no 2, (lire en ligne)

Génétique de la photographie

  • « Exogenèses, endogenèses photographiques », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 51, , p. 78-84 (lire en ligne)

Réflexions épistémologiques

  • « Une science façonnée par ses instruments de vision. La connaissance piégée par ses images même », Raison présente, nos 214-216, (lire en ligne)

Pour une génétique photographique

  • « Les enjeux d'une génétique photographique », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 11-31 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Anne Cartier-Bresson - La restauration des photographies comme accès à la genèse des œuvres. Entretien avec Monique Sicard », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 89-97 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Les pratiques hybrides de Stéphane Couturier. Entretien avec Monique Sicard », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 99-115 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Photographier James Joyce. Le portrait de l'écrivain par Gisèle Freund », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 117-129 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Les carnets de voyage de Roland et Sabrina Michaud », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 131-147 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Les négatifs retrouvés de la Valise mexicaine », Genesis. Revue internationale de critique génétique, no 40, , p. 149-152 (ISSN 1167-5101, lire en ligne)
  • « Gestes et images du voyage en Orient », Flaubert. Revue critique et génétique, no 12, (lire en ligne)
  • « L'Atlas photographique de la Lune, de MM. Loewy et Puiseux », Revue de la Bibliothèque nationale de France, no 44, , p. 36-43 (ISBN 978-2-7177-2535-3, lire en ligne)

Sur les relations entre image, technique et politique

  • « Architectures bruxelloises », Médium, nos 58-59, , p. 204-217 (lire en ligne)
  • « Moulins à vent », Médium, no 56, , p. 77-88 (lire en ligne)
  • « Du phone au scope », Médium, no 54, , p. 91-101 (lire en ligne)
  • « Déboulonnades », Médium, no 49, , p. 154-167 (lire en ligne)
  • « Victor Hugo médiologue », Médium, no 31, , p. 16-32 (lire en ligne)
  • « Corps transparent, esprit nouveau », Médium, no 9, , p. 36-47 (lire en ligne)
  • « De la trace à la traque », Les cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 9, , p. 105-112 (lire en ligne)
  • « Lieux du crime. Sans images, il n'y aurait pas d'espace », Zénon, no 3, , p. 41-49

Sur le concept de paysage

  • Pierre-Marc de Biasi (dir.), « Éco-logiques », dans La Fabrique du futur, Paris, CNRS Éditions, (EAN 9782271150295), p. 338-407
  • « Paysage Dagognet », Médium, no 48, , p. 51-64 (lire en ligne)
  • Nicolas Tixier (dir.), « Les délaissés du professeur Jovet », dans Traversées urbaines. Villes et films en regard, Genève, MétisPresses, , 216 p. (ISBN 2940563004)

Visage et photographie (les techniques du visage)

  • « Orlan, post-woman », Les Cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 15, , p. 129-133 (lire en ligne)
  • « Modelages du visage », Les Cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 15, , p. 139-147 (lire en ligne)

Photographier le président de la République

  • « La morale d'un clic-clac », Médium, no 15, , p. 80-91 (lire en ligne)

Images et violence

  • « Babette et Banania, qu'est-ce qu'une violence par l'image ? », Les Cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 13, , p. 143-153 (lire en ligne)

Le prix d'une image

  • « Photos, quelle valeur ? », Médium, nos 32-33, , p. 198-217 (lire en ligne)

Philosophie, médecine et art

Les infinis du cinéma

  • « Les infinis. Infiniment grand, infiniment petit », dans Enfin le cinéma ! Arts, images et spectacles en France (1833-1907) [Catalogue de l'exposition "Enfin le cinéma ! Arts, images et spectacles en France (1833-1907)", Paris, Musée d'Orsay, 27 septembre 2021-16 janvier 2022), Paris, Réunion des musées nationaux (ISBN 978-2-7118-7877-2, lire en ligne), p. 128-133

Émile Zola : écrire et photographier

  • Mathilde Falguière-Léonard, Céline Grenaud-Tostain, Jean-Sébastien Macke et Bruno Martin, « Émile Zola, une clairvoyance de la photographie », dans Émile Zola et la photographie. Une page d'amour, Paris, Hermann (ISBN 9791037031297), p. 92-97

Les dispositifs du spectacle (la naissance du cinéma)

  • « De la scène à l'écran », Les Cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 1, , p. 59-71 (lire en ligne)

Littérature des tout débuts

  • Anne Herschberg Pierrot et Pierre-Marc de Biasi, « Pour une génétique de la photographie », dans L'œuvre comme processus, Paris, CNRS Éditions (EAN 9782271079695), p. 341-342
  • « Du médium au milieu », Livraisons d'Histoire de l'Architecture, no 20, , p. 19-34 (lire en ligne)

Sur les fonctions symboliques de la lumière en Occident

  • Y. Escande (dir.), « From where are the artists work’s lights coming ? », dans Boundaries of Art and boundaries of Aesthetic, Taïwan, Presses Universitas, Taïwan, . Même article en version chinoise (trad. J. Liu), Presses Universitas, Taïwan, 2006. Version française (sans les notes) publiée sous le titre Quand l’histoire symbolique de la lumière croise son histoire scientifique ; Les lumières de l’œuvre et le fait photo-graphique (Université de Lille 1).

Sur les relations entre art et science

  • Jean-Paul Fourmentraux (dir.), « Entre art et science, la photographie », dans Art et science, Paris, CNRS Éditions, coll. « Les Essentiels d'Hermès », (EAN 9782271075086)
  • « La photographie, pont jeté entre science et art », Hermès, no 22, , p. 67-72 (lire en ligne)

Textes de recherches non édités, conservés en bibliothèque

  • M. Sicard, M. Cardot et L. Lebart, Décryptage et transcription de la correspondance et des archives Nicéphore Niépce, Fonds N. Niépce, MNN/ Châlon-sur-Saône, 498 p.
  • M Sicard et M. Cardot, Décryptage et transcription de la correspondance et des archives Nicéphore Niépce, Correspondance et documents, Fonds Janine Niépce, BNF, 246 p.

Ouvrages pour la jeunesse

  • L'étonnant cycle de l'eau, Paris, Nathan, coll. « Le Monde en poche », , 72 p. (ISBN 9782402615563)
  • Histoire d'une montagne, les Alpes, Paris, Nathan, coll. « Le Monde en poche », , 69 p. (ISBN 9782092047927)
  • Les grands voyages des animaux, Paris, Nathan, coll. « Le Monde en poche », , 75 p. (ISBN 9782092048023)

Expositions

  • Dans l'atelier photo d'Émile Zola, CNRS, site Pouchet, dans le cadre de la Fête de la Science, octobre 2016. (Co-commissariat d'exposition avec Jean-Sébastien Macke). Exposition reprise, en juillet 2018 à Pouilly-en-Auxois « Émile Zola, entre exposition de photos et conférence », sur Le Bien public (consulté le ) et, en août 2022, à Chapou (Lot) « Deux jours pour découvrir Émile Zola photographe », sur La Dépêche (consulté le ).
  • De l’ombre à la lumière, un idéal occidental, Bibliothèque La Part-Dieu, Lyon, CNRS, 7 novembre 2000-17 février 2001, 500 m2. (Co-commissariat d’exposition avec Robert Dumas)
  • Qu’est-ce qu’une image ?, École normale supérieure de Cachan/ CNRS, Novembre 1998-février 1999, 300 m2. (Commissariat d’exposition)
  • Entre science et lumière, École normale supérieure de Cachan/ CNRS, Octobre 1997-janvier 1998, 300 m2. (Commissariat d’exposition)
  • L’image regard, Exposition itinérante, France, Sénégal, Vietnam, et nombreux lieux d’exposition en France. Association Science Technologie et Société/ CNRS, Paris, 1994-2001, 250 m2. (Commissariat d’exposition)
  • Qu’est-ce qu’une route ?, Maison européenne de la photographie, Automne 1996, 200 m2. (Commissariat d’exposition, avec la collaboration de Louise Merzeau)
  • Images d’un autre monde, CNRS/ Centre national de la Photographie, Palais de Tokyo, 1992-1993. (Co-commissariat avec Robert Delpire). Cette grande exposition (1800 m2) a été présentée en avril-mai-juin 1993 au Palais Velasquez à Madrid (sous l’égide de la Fondation Banesto), en septembre-octobre 1993 à l’École des Beaux Arts d’Almeria (Espagne) et en janvier-mars 1994 à l’Hasselblad Center à Göteborg (Suède).

Films documentaires

  • Monique Sicard et J.-P. Fargier (co-réalisateur), Le sens de la marche, CNRS/ Les films du tambour de soie, . Document de création vidéo réalisé en haute définition. Durée : 6 minutes. Présenté, hors concours, au Festival international des nouvelles images (Imagina) de Monaco, 1995[36].
  • Les trous noirs, CNRS Images Media, FEMIS, SOFT, . Document de création vidéo. Durée : 13 minutes. Présenté au Festival "Carré blanc sur fond blanc", Bruxelles. Médaille d'honneur du Festival international du cinéma scientifique de Saragosse, 1994.
  • Monique Sicard (auteure) et Jacques Brissot (réalisateur), Douady Adrien, mathématicien, CNRS/ La Sept, . Film documentaire de création. Durée : 26 minutes. Diffusion La Sept- Arte. Prix du public du Festival international du film scientifique, Paris, 1993, décerné par Delphine Seyrig.
  • Monique Sicard (auteure) et B. Bloch, Cerveau (morceaux choisis), CNRS/Synthélabo. Film documentaire de 52 minutes. Diffusion France 2.
  • Monique Sicard (coscénariste) et Éric Cloué (coscénariste et réalisateur), Paul Jovet, un botaniste dans la ville, CSI, . Film 16 mm. Durée : 47 minutes. Diffusion : CSI.

Émissions de télévision

  • Monique Sicard (Content Director), 3-2-1 Contact, Ministère de la recherche et de l’Enseignement supérieur français, CSI, FR3, PBS. Diffusion en France (France 3), aux USA (PBS), . Magazine scientifique à diffusion hebdomadaire (une année de diffusion). Fictions documentaires de 26 minutes.
  • Monique Sicard, Un jour, en France, CNRS/ Ministère des affaires étrangères, . Magazine scientifique à diffusion hebdomadaire. Documents vidéo de 13 minutes sur la science et la recherche scientifique. Diffusion dans les ambassades de France à l’étranger et les centres culturels.

Médias

  • Canal U, Les images et le devisement du monde (la science, aux origines de la vidéosphère), Conférences de l'Institut d'Astrophysique de Paris, 4 mai 2004. « CERIMES », sur Canal U (consulté le )
  • France Culture, Ivre d'images, 28 février 2010, avec Monique Sicard, Jessica De Largy Healy et Philippe Descola. « Tout un monde », sur Radio France (consulté le )
  • Canal U, Il faut imaginer Zola photographe. Pour une approche génétique des photographies zoliennes, Journée d'étude "Émile Zola. Scènes photographiques. De la collection à la transmission", Centre d'étude sur Zola et le naturalisme (ITEM/CNRS-ENS) et Médiathèque du patrimoine et de la photographie, 14 avril 2021. « Scènes photographiques », sur Canal U (consulté le )
  • France Culture, Série Le présent toujours perdu ? La philosophie à l'épreuve du temps, « La capture de l'instant », 5 septembre 2024 [rediffusion le 21 août 2025], avec Laurent Jenny et Monique Sicard. « Le présent toujours perdu ? », sur Radio France (consulté le )

Notes et références

Liens externes

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