Montfroc

commune française du département de la Drôme From Wikipedia, the free encyclopedia

Montfroc est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montfroc
Montfroc
Église.
Blason de Montfroc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance
Maire
Mandat
Jean-Noël Pasero
2020-2026
Code postal 26560
Code commune 26200
Démographie
Gentilé Montfrocois
Population
municipale
100 hab. (2023 en évolution de +33,33 % par rapport à 2017)
Densité 6,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 33″ nord, 5° 38′ 23″ est
Altitude Min. 732 m
Max. 1 533 m
Superficie 14,76 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montfroc
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Montfroc
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Montfroc
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Montfroc
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    Géographie

    Localisation

    Montfroc est situé à l'extrême sud-est du département, à 11 km à l'est de Séderon et à 30 km à l'ouest de Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    Relief et géologie

    Crête des Serres, limite entre Montfroc et Curel

    Sites particuliers : Site Géoportail (carte IGN)[1] :

    • Col de Curel
    • Col de Fontvielle
    • Col de la Roche
    • Col des Chaux
    • Combe Maure
    • Crête de Lure
    • Crête des Blaches de Paillar
    • Crête des Serres
    • Montagne Nauturière
    • Rocher de Roucard
    • Sommet de Larran (1379 m)
    • Vallon de la Vache
    • Vallon Sourd

    Géologie

    Hydrographie

    La commune est arrosée par[1] :

    • le Jabron, affluent de la Durance ;
    • le Ravin de Chassenet ;
    • le Ravin de Laugier ;
    • le Ravin de Marceillas
    • le Ravin de Paillar ;
    • le Ravin Gonsaud.

    La Clue de Montfroc est goulet d'étranglement des eaux de un kilomètre de large[réf. nécessaire].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 042 mm, avec 0,7 jours de précipitations en janvier et 4,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Séderon à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 9,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 032,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

    Voies de communication et transports

    La commune fait partie de la Drôme mais elle n'est accessible par la route que par le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence[1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Montfroc est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Morphologie urbaine

    Quartiers, hameaux et lieux-dits

    Site Géoportail (carte IGN)[1] :

    • Boucart
    • Cagarelle
    • Chatmort
    • Cieller
    • Claux du Gon
    • Condamine
    • Esplane
    • Font Lucie
    • Foucol
    • Gaïsset
    • Garnaud
    • Grignon
    • Isabelle
    • la Bégüe
    • Lapierre
    • la Tuilière
    • le Col du Chabau
    • le Galant
    • les Anières
    • les Crottes
    • les Granges
    • les Ormes
    • les Ricoux
    • Lirette
    • Notre-Dame
    • Piedblacun
    • Ribasse
    • Serre Savournine
    • Sevas
    • Taillas
    • Villevieille

    Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits :

    • les Andrets est une ferme attestée en 1891[12].

    Logement

    Projets d'aménagement

    Risques naturels et technologiques

    Toponymie

    Attestations

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

    • 1246 : castrum de Monte Froco (cartulaire de Montélimar, 17).
    • 1337 : castrum de Montefroco et territorium Montis Froci (Duchesne, Dauphins de Viennois, 18).
    • 1705 : Saint-Gervais Montfroc (dénombr. du royaume).
    • 1891 : Montfroc, commune du canton de Séderon.

    Étymologie

    Plusieurs hypothèses[14] :

    Histoire

    Préhistoire

    Au sud, de part et d'autre de la limite (Crête de Lure) entre la commune et celle de La Rochegiron (Alpes-de-Haute-Provence), quatre tumuli (ou cairns) sont présents, dont deux sur la commune[1].

    Protohistoire

    Les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la vallée du Jabron. Ils font partie de la fédération des Voconces[réf. nécessaire].

    Antiquité : les Gallo-romains

    Après la Guerre des Gaules, la fédération des Voconces fait partie de la province romaine de Gaule narbonnaise.

    Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[15].

    Du Moyen Âge à la Révolution

    La seigneurie[13] :

    • Au point de vue féodal, Montfroc était une terre patrimoniale des barons de Mévouillon.
    • 1247 : elle passe (par mariage) aux Adhémar (Adhémar de Grignan[réf. nécessaire]).
    • 1337 : les Adhémar soumettent la terre au fief des dauphins.
    • 1487 : elle passe (par mariage) aux Clermont-Montoison (ou : de 1498 à 1550 aux Clermont-Montoison[réf. nécessaire]).
    • 1540 : vendue aux Dupuy (ou : 1550[réf. nécessaire]).
    • 1577 : passe aux Béranger.
    • 1667 : passe aux Pontevès.
    • 1672 : la terre appartient aux La Tour-Gouvernet, derniers seigneurs.

    Avant 1790, Montfroc était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis.
    Elle formait une paroisse du diocèse de Sisteron, dont l'église était celle d'un prieuré de bénédictins (filiation de Cluny) dépendant de celui de Lagrand (Hautes-Alpes). Les dîmes appartenaient au prieur du lieu[13].

    De la Révolution à nos jours

    En 1790, la commune est comprise dans le canton de Montbrun. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Séderon[13].

    Politique et administration

    Tendance politique et résultats

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
    1790 1871 ?    
    Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
    1871 1874 ?    
    1874 1878 ?    
    1878 1884 ?    
    1884 1888 ?    
    1888 1892 ?    
    1892 1896 ?    
    1896 1900 ?    
    1900 1904 ?    
    1904 1908 ?    
    1908 1912 ?    
    1912 1919 ?    
    1919 1925 ?    
    1925 1929 ?    
    1929 1935 ?    
    1935 1945 ?    
    1945 1947 ?    
    1947 1953 ?    
    1953 1959 ?    
    1959 1965 ?    
    1965 1971 ?    
    1971 1977 ?    
    1977 1983 ?    
    1983 1989 Claudette Lopez    
    1989 1995 ?    
    1995 2001 ?    
    2001 2005 ?    
    2005
    (élection ?)
    2008 Jean Michel Lopez    
    2008 2014 ?    
    2014 2020 Jean-Noël Pasero   retraité
    2020 en cours
    (au 16 mars 2021)
    Jean-Noël Pasero[16][source insuffisante]   maire sortant
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Intercommunalité

    Montfroc a fait partie, de 2002 à 2017, de la communauté de communes de la Vallée du Jabron. Depuis le , elle est dans la communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance[réf. nécessaire].

    Politique environnementale

    Finances locales

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

    En 2023, la commune comptait 100 habitants[Note 2], en évolution de +33,33 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    446447500501538486515491511
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    443407392367375404383327327
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    28026924718016314512510692
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    704445877157808075
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    92100-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Services et équipements

    Enseignement

    Santé

    La commune dépend du Centre Hospitalier de Sisteron, situé à 28 km.

    Manifestations culturelles et festivités

    Fête : le 15 août[21].

    Loisirs

    Sports

    Médias

    Cultes

    Économie

    Agriculture

    En 1992 : lavande, agriculture, élevage, apiculture (miel)[21].

    Chaque année, le village accueille une foire biologique le premier week-end d'octobre[réf. nécessaire].

    Tourisme

    Revenus de la population et fiscalité

    Emploi

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Ruines du château médiéval[21].
    • La Tourette, maison forte des XVe et XVIe siècles, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles[réf. nécessaire].
    • Le château : au début du XVIe siècle, la paix étant revenue, la position fortifiée de la colline Notre-Dame est abandonnée au profit d'une construction de plaisance à proximité du hameau naissant de la Bégüe.
    C'était un vaste bâtiment rectangulaire accueillant au rez-de-chaussée de grandes écuries en croisées d'ogives et, à l'étage, les appartements du châtelain et de sa famille. La construction s'appuyait contre les rochers de la Garenne et les pierres furent extraites de la carrière des Baumes.
    Au XVIIe siècle, l'édifice s'enrichit d'une aile s'ouvrant vers le levant et d'un colombier indépendant au midi. Les anciens logis sont progressivement relégués au rang d'écuries et de fénières.
    Entre 1753 et 1764, Charles de Latour du Pin-Gouvernet, marquis de Lachau et seigneur de Montfroc, de Curel et d'autres places, entreprend, avec son frère l'évêque de Riez, les grands travaux qui donneront au château sa configuration quasi définitive. Les maîtres-maçons Jean Jourdan de Saint-Vincent et Louis Guende de Curel se chargent des travaux. À l'est de l'aile du XVIIe siècle est élevé un corps de bâtiment en pierres taillées, rehaussé d'une corniche en encorbellement. La façade est percée de quinze fenêtres et portes, et, de part et d'autre, furent édifiés deux pavillons ou tours. L'ensemble était desservi par deux escaliers à rampe de noyer. Le colombier fut réuni à la construction nouvelle au moyen d'un porche qui fermait la basse cour. Le rez-de-chaussée, percé de pièces voûtées, était destiné à accueillir les caves, les écuries et la bergerie[réf. nécessaire].

    Patrimoine culturel

    Patrimoine naturel

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique, logotype et devise

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Montfroc Blason
    D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable ; au chef cousu de gueules chargé de trois heaumes d'or tarés de profil[22].
    Détails
    Armes de la famille de La Tour du Pin-Gouvernet.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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