Curel (Alpes-de-Haute-Provence)

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Curel
Curel (Alpes-de-Haute-Provence)
Signalisation dans le village (avec un bébé et un hérisson).
Blason de Curel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance
Maire
Mandat
Thierry Bellemain
2020-2026
Code postal 04200
Code commune 04067
Démographie
Gentilé Curelais
Population
municipale
65 hab. (2023 en évolution de +18,18 % par rapport à 2017)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 40″ nord, 5° 39′ 45″ est
Altitude Min. 670 m
Max. 1 440 m
Superficie 10,45 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Sisteron
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sisteron
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Curel
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Curel
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Curel
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Curel
Liens
Site web http://curel.fr

Curel est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Curelais[1].

Géologie

Le village est situé à 747 m d’altitude[2].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Curel et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Curel sont Lachau, Éourres, Saint-Vincent-sur-Jabron, Châteauneuf-Miravail et Montfroc.

Relief

Ubac de la crête des Blaches de Paillar, limitrophe entre Curel et Montfroc.

La commune est traversée par le Jabron d’est en ouest, à une altitude comprise entre 725 m environ à l’est et 670 m à sa sortie de la commune. De part et d’autre du torrent, le relief s’organise simplement[2] :

  • au sud et rive droite, un piémont s’avance jusqu’au pied de deux barres orientées est-ouest, parallèlement au cours du Jabron : la Crête des Serres et la Crête des Blaches de Paillar, culminant à 1 128 m et 1 181 m et séparées par le col de Curel (1 008 m) ;
  • au nord, la commune occupe l’adret d’une montagne culminant au Rocher de Monfareux (1 439 m) et coupé de quelques barres rocheuses.

Enfin, une partie de l’ubac de cette montagne appartient à Curel[2].

Hydrographie

Le réseau hydrographique de Curel s’organise autour du Jabron : les sources et torrents qui naissent sur les deux versants entre lesquels le Jabron coule se dirigent directement vers le torrent qui draine ainsi directement la plus grande partie de la commune. Un seul torrent a une petite importance, c’est le ravin du Baume Leyne, affluent rive gauche. Au nord du Rocher de Monfareux, coule le ravin de la Praine, limitrophe d’Éourres[2].

Environnement

La commune compte 255 ha de bois et forêts, soit un quart de sa superficie[1].

Transports

La commune est desservie par la route départementale RD 946, ancienne route nationale 546[2].

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Noyers-sur-Jabron auquel appartient Curel est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Curel est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée du Jabron),
  • mouvement de terrain.

La commune de Curel n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[5]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] et le Dicrim n’existe pas non plus[6].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations, glissements de terrain et coulées de boue en 1994 (trois arrêtés) et de nouveau en 2003[4].

Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1274 (Civrello ou Curello). Selon Charles Rostaing, le nom s’est formé sur la racine oronymique (désignant une montagne) *KuR-, le village étant bâti sur une colline. Selon Ernest Nègre, le nom du village vient d'un nom propre romain, Cyrillus, sans certitude[7],[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[12]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 054 mm, avec 7,2 jours de précipitations en janvier et 4,3 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Séderon à 10 km à vol d'oiseau[15], est de 9,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 032,4 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Curel est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sisteron, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[20]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (49,2 %), forêts (35,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %)[23].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Des vestiges gallo-romains (dont des tombes découvertes par un paysan dans les années 1930[24]) ont été découverts sur la commune. Pendant l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la vallée du Jabron, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[25].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[26].

La communauté de Curel relevait de la baillie de Sisteron[27]. Le village, installé en hauteur, a abandonné ce site difficilement accessible pour un site plus proche de la vallée et des terres cultivables au XVIIe siècle[27]. Le village est durement touché par l’épidémie de peste de 1628-1629, mais épargné par celle de 1720-1722 grâce au cordon sanitaire établi sur le Jabron[28].

Comme de nombreuses communes du département, Les Omergues se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle donne déjà une instruction primaire aux garçons[29] uniquement[30]. Elle profite de la deuxième loi Duruy sur l’éducation pour améliorer le bâtiment de l’école grâce aux subventions de l’État[31].

Jusque vers 1850, aucune route n’existait à Curel. Seul un chemin muletier allait de Saint-Vincent-sur-Jabron à Séderon, le chemin carrossable s’arrêtant à Saint-Vincent. Une route est construite dans les années 1850, reliant Sisteron à Séderon. Le village ancien se retrouve à l’écart de la route : le chemin muletier était à flanc de colline, le nouvel itinéraire évolue en fond de vallée. La route est goudronnée dans les années 1930[32].

L’électrification du village à la fin des années 1930 par raccordement au réseau national, les écarts et hameaux étant reliés plus tard[33].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Curel. Le vin produit, de faible qualité, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture, qui avait résisté à la crise phylloxérique et qui produisait encore quelques hectolitres dans l'entre-deux-guerres mondiales[34], est aujourd’hui abandonnée[35]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, a aujourd’hui disparu[36].

Héraldique

Blason de Curel Blason
Parti d’or au dauphin d’azur barbé, crêté, lorré, oreillé et peautré de gueules, qui est du Dauphiné et de gueules à la fleur de lis d’argent surmontée d’un lambel du même, le tout sommé d’un chef d’argent chargé de l’inscription CUREL de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie

Aperçu général

En 2009, la population active s’élevait à 25 personnes, dont 3 chômeurs[37] (9 fin 2011[38]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (14 sur 22)[38] et travaillent majoritairement hors de la commune (13 actifs sur 22)[38].

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) était totalement absent de la commune[39].

Agriculture

Le village, la vallée du Jabron et la cluse des Baumes vers la haute vallée du Jabron.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait sept établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[39].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de cinq en 2010. Il était de neuf en 2000[40], de six en 1988[41]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a augmenté, pour arriver à 86 ha exploités[41]. La SAU a continué sa progression lors de la dernière décennie, à 275 ha[40].

Activités de service

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait trois établissements, auxquels s’ajoutent l’établissement du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement). Aucun de ces établissements n’emploie de salarié[39].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est faible dans la commune, avec moins de un touriste accueilli par habitant[42]. La commune ne compte ni hôtel[43], ni camping[44], ni chambres d’hôtes[45]. La seule capacité d’hébergement est représentée par quelques meublés[46].

Les résidences secondaires n’apportent pas de complément à cette faiblesse de la capacité d’accueil[47],[48],[49].

Politique et administration

Rue du village.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Marcel Girard[50]    
         
1983 (?)   Claude Roustan[51]    
mars 2001 mars 2008 Sabine Ferrari    
mars 2008   Yves Robial[52]    
  2014 Marie-Jeanne Besse[53]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Thierry Bellemain[54]   Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

Curel fait partie:

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].

En 2023, la commune comptait 65 habitants[Note 3], en évolution de +18,18 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244267299267298268271267249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
241251237236224184169136120
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
130127110747664666448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
503831283757525158
2018 2023 - - - - - - -
5265-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)

L'histoire démographique de Curel se caractérise par une période d'« étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1872. L'exode rural provoque ensuite un mouvement de diminution très rapide, et de longue durée. Dès 1891, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport à son maximum historique[59]. Le mouvement de perte se poursuivit jusqu'aux années 1980, où le plancher représente une perte de 94 % du maximum de 1806. Depuis, on assiste à un mouvement inverse qui a permis un doublement de population par rapport au minimum historique de 1982.

Histogramme de l'évolution démographique

Santé et enseignement

La commune ne dispose ni d'établissement d'enseignement, ni d'établissement public ou libéral de santé. Le Centre Hospitalier le plus proche est celui de Sisteron. L'association La Vallée sans Portes assure le transport des personnes ayant besoin d'une consultation vers l'hôpital de Sisteron[60].

Traditions

La peste de 1628-1629 s’est arrêté le . Ce fut le premier jour après des mois d’épidémie où il ne fut pas nécessaire d’ouvrir la terre pour enterrer quelqu’un. Depuis, il est de tradition de ne pas ouvrir la terre ce jour-là, que ce soit pour un enterrement ou pour les cultures. Cette tradition est encore vivante au début du XXIe siècle[28].

Lieux et monuments

En 1938, une tombe gallo-romaine de légionnaire a été découverte ; elle contenait un glaive et une faucille[61].

Selon Daniel Thiery, l'ancienne église Saint-Martin est encore debout, au milieu des ruines de l'ancien village, le Vieux Curel, installé sur un site en hauteur. La nouvelle église, plus proche du Jabron, est aussi sous le patronage de saint Martin[27].

Au village, une fontaine à trois bassins séparés (pour conserver une eau propre, un bassin est destiné aux hommes, un autre aux animaux domestiques de grande taille, le dernier aux moutons).

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

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