Montmotier

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Montmotier
Montmotier
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Jean-Pierre Poirot
2020-2026
Code postal 88240
Code commune 88311
Démographie
Gentilé Montmoteniennes, Montmoteniens
Population
municipale
35 hab. (2023 en évolution de −22,22 % par rapport à 2017)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 27″ nord, 6° 10′ 37″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 309 m
Superficie 4,24 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val-d'Ajol
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Montmotier
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Montmotier
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Montmotier
Liens
Site web www.montmotier.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Montmotier est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Localisation

Localisation dans le département.
Situation géographique de Montmotier.

Montmotier est située aux confins des départements des Vosges et de Haute-Saône appartenant respectivement aux régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.

Sismicité

Commune située dans une zone 3 de sismicité modérée[1].

À l'est se trouve la commune de Fontenoy-le-Château et à l'ouest la commune d'Ambievillers.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par le canal de l'Est, le Coney, le ruisseau Bon Vin et le ruisseau de la Fresse[Carte 1].

Le Canal de l'Est, d'une longueur totale de 50,6 km, prend sa source dans la commune de Girancourt et se jette dans la Saône à Corre, après avoir traversé 14 communes[2].

Le Côney, d'une longueur totale de 55,2 km, prend sa source dans la commune de Dounoux et se jette dans le canal de l'Est à Corre, après avoir traversé 20 communes[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Montmotier.

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 007 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bains », sur la commune de La Vôge-les-Bains à km à vol d'oiseau[6], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 356,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,4 °C, atteinte le [Note 1],[7],[8].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[9]. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en [10].

Urbanisme

Typologie

Au , Montmotier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,1 %), terres arables (24,2 %), zones agricoles hétérogènes (19,4 %), prairies (15,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

Voies routières

  • Le village est traversé par la route départementale D 437, vers Ambiévillers, Fontenoy-le-Château[16].
  • D20 vers Le Magney

Transports en commun

Lignes SNCF

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes ? Simon de Mahumoitoir (vers 1145) ; Monmostier (1395) ; Montmoustier prope Fontenetum (1451) ; Montmostier (1594) ; Monmoustier (1749) ; Monmonastier (XVIIe siècle) ; Monmoutier (1711) ; Montmoutier (XVIIIe siècle)[17].
En patois le lieu se dit Montmoteil[Note 2].

Montmotier semble être composé du nom de personne germanique et du terme dérivé du latin monasterium qui désignait un établissement religieux. La christianisation allant bon train, chaque village a bâti qui sa chapelle, qui son église et les curés comme les moines qu’il fallut loger. On construisit pour cela un peu partout de petits édifices qu’on appela, en latin ecclésiastique bien sûr, monasteriolum et parfois monasterellum ou encore monastellum. Le temps passant, ces mots ont parfois fini par désigner une simple dépendance d’un monastère, voire une simple chapelle ou une petite église. C’est de ces petits monastères-là, qui ont laissé leur nom au lieu où ils s’élevaient.

Histoire

Ancienne carte postale de la place de Montmotier.
Ancienne carte postale de la place de Montmotier.

L'histoire de Montmotier se confond avec celle de Fontenoy-le-Château, les habitants de Montmotier étant rattachés à la paroisse de l'église Saint-Mansuy de Fontenoy-le-Château.

L'abbé Constant Olivier dans son ouvrage[18] Histoire de Fontenoy-le-Château écrit « Faisons cependant mémoire d'une chapelle très ancienne déjà détruite en 1705 et dédiée à sainte Anne »[19],[20].

Dans le même ouvrage, il est fait mention de la découverte de quatre sarcophages trapézoïdaux datant du haut Moyen Âge exhumés lors de travaux de forage pour alimenter la grande fontaine de Montmotier.

Entre 1508 et 1704, Montmotier fait longtemps partie des Terres de surséance convoitées par la Lorraine et la Franche-Comté. « Qu'en 1501 les terres controversées ou dont la souveraineté se trouvait contestée par les deux princes étaient les vaux de Longchamp et de Ramonchamp et du Val d'Ajol, Fontenoy le Chastel[21], petite ville située sur un ruisseau qui tombe dans la Saône au-dessous de Jonvelle... Le village et la forge de Montmoustier, village du Mesnil[22], village appelé Fontenoy-la-Ville[23], différent de Fontenoy le Chastel, village de Tremoussey[24]... et le village de la Coste lès Fontenoy le Chastel... »[25]

Au début du XVIIIe siècle les conférences au sujet des Terres de surséance reprennent. C'est le traité de Besançon de 1704 qui attribuent à la Lorraine Fontenoy-le-Château, Le Magny, Fontenois-la-Ville, Trémonzey et Montmotier.

« Montmotier n'est qualifié que de hameau en 1782, il y avait des forges avec lesquelles il formait une communauté à part[26] ».

Commune essentiellement rurale, Montmotier avait jadis une petite fabrique de couverts au lieu-dit la Renardière, implantée sur le site plus ancien d'une forge, d'où le lieu tire son nom Renardière, lieu où l'on affinait le fer. Grâce à un feu à haute température attisé par un soufflet, on faisait fondre de petits morceaux de minerai de fer. Le produit obtenu contenait des scories appelé renard ou loupe. En 1845, cette fabrique de couverts appartenait à Messieurs Groscolas et Maillot. Elle produisait, avec ses vingt-huit ouvriers, deux cent trente quatre mille couverts par an[26]. Dans un ouvrage de 1863, la seule production citée est la cuillère en fer battu[27].

C'est en avril 1821 que la commune de Montmotier est distraite de l'arrondissement de Mirecourt pour être rattachée à celui d'Épinal[28].

La mairie-école de Montmotier a été édifiée en 1840, l'école est ouverte aux enfants des deux sexes.

Politique et administration

Budget et fiscalité 2022

En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[29] :

  • total des produits de fonctionnement : 71 000 , soit 1 856  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 67 000 , soit 1 775  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 9 000 , soit 225  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 8 000 , soit 220  par habitant ;
  • endettement : , soit par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 43,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 28,67 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation[30].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Jean Poirson    
mars 2001 en cours
(au 18 février 2015)
Jean-Pierre Poirot    

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2023, la commune comptait 35 habitants[Note 3], en évolution de −22,22 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
199135135122168191186190174
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
169183165157140123120133142
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
13413911411711491837081
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019
495262595456554837
2023 - - - - - - - -
35--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements d'enseignements[35] :

  • Écoles maternelles et primaires à Fontenoy-le-Château, La Vôge-les-Bains, Vauvillers, Hennezel.
  • Collèges à La Vôge-les-Bains, Vauvillers, Monthureux-sur-Saône, Saint-Loup-sur-Semouse, Xertigny, Saint-Loup-sur-Semouse.
  • Lycées à La Vôge-les-Bains, Saint-Loup-sur-Semouse, Harol, Luxeuil-les-Bains.

Santé

Professionnels et établissements de santé[36] :

  • Médecins à Fontenoy-le-Château, Bains-les-Bains, Betoncourt-Saint-Pancras, Vauvillers.
  • Pharmacies à Fontenoy-le-Château, Bains-les-Bains, Hennezel, Vauvillers, Saint-Loup-sur-Semouse.
  • Hôpitaux à Xertigny, Ville-sur-Illon, Saint-Rémy, Luxeuil-les-Bains.

Cultes

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

Tourisme

  • Hébergements et restauration à Bains-les-Bains, Claudon, Anjeux, Xertigny, Monthureux-sur-Saône.

Commerces

  • Commerces et services de proximité.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le lavoir des Charrières, édifié en 1840 par Louis Gahon[38], en demi-couronne est un des plus originaux du pays de la Vôge[39].
  • Le calvaire au centre du village.
  • La place du village change de nom tous les ans... grâce à une promotion originale. L'association ADVP[40] organise un concours permanent à destination des visiteurs et touristes. Le premier prix de ce concours est de donner le nom du gagnant à la place du centre pendant un an[41].

Personnalités liées à la commune

  • Jean Baptiste Théodore Didelot[42].

Héraldique

Pour approfondir

Notes et références

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