Montsalvy
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Montsalvy | |||||
Château de Montsalvy. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Aurillac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Pradal 2026-2032 |
||||
| Code postal | 15120 | ||||
| Code commune | 15134 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Montsalvyens, Montsalvyennes | ||||
| Population municipale |
842 hab. (2023 |
||||
| Densité | 41 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 42′ 29″ nord, 2° 30′ 03″ est | ||||
| Altitude | Min. 269 m Max. 822 m |
||||
| Superficie | 20,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aurillac (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Arpajon-sur-Cère | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | Site de Montsalvy | ||||
| modifier |
|||||
Montsalvy est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune comportant un bourg médiéval remarquable, elle fait partie depuis 2014 des Petites Cités de Caractère.
Communes limitrophes
| Labesserette | Lapeyrugue | |||
| Junhac | N | Saint-Hippolyte Aveyron | ||
| O Montsalvy E | ||||
| S | ||||
| Le Fel Aveyron |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Ouest et nord-ouest du Massif Central » et « Sud-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 188 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sénezergues à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 137,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Montsalvy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,5 %), zones agricoles hétérogènes (30,2 %), prairies (18,6 %), zones urbanisées (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 545, alors qu'il était de 561 en 2013 et de 546 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 65,3 % étaient des résidences principales, 21,5 % des résidences secondaires et 13,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,9 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montsalvy en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (21,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (74,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Montsalvy[I 2] | Cantal[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 65,3 | 67,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 21,5 | 20,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 13,2 | 11,9 | 8,2 |
Histoire
Montsalvy a été fondée vers 1066 comme monastère avec une sauveté par Bérenger de Millau, époux d'Adèle de Carlat.
L’appartenance historique de Montsalvy au Carladès est à l’origine du lien avec la principauté de Monaco où sont conservés les actes les plus anciens de la sauveté de Montsalvy. Celui de la fondation, daté de 1066, se retrouve dans Les documents historiques relatifs à la vicomté de Carlat conservés à Monaco. Co-écrite par Gustave Saige, archiviste du palais de Monaco et le Cantalien Édouard de Dienne, étudiant alors l’histoire du Carladès, l’édition est financée par le prince Albert 1er de Monaco en 1900. On y apprend que Montsalvy y est fondé grâce à une donation de Béranger vicomte de Carlat au moine Gausbert. Il construit un monastère et un des premiers hospices de Haute-Auvergne. Le château de Mandulphe propriété de la vicomté de Carlat, mentionné dans la charte, lui doit protection[15].
Au XVIIe siècle, profitant du souhait du prince de Monaco de se débarrasser de la tutelle espagnole, Louis XIII le prend sous sa protection en 1641 par le traité de Péronne. Pour compenser la confiscation de ses biens espagnols, il lui fait donation de la vicomté de Carlat composée d’une centaine de paroisses. Désormais les princes de Monaco nomment à la place du roi de France le prévôt responsable du monastère de Montsalvy. À la Révolution française, avec l’abolition des privilèges, Honoré III de Monaco perd ses droits sur le Carladès[15].
Ancienne « capitale » du pays du Veinazès, elle a longtemps été le chef lieu du canton de Montsalvy. Elle fait partie depuis 2014 du canton d'Arpajon-sur-Cère et en constitue la deuxième plus grande commune de par sa population.
Politique et administration
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].
En 2023, la commune comptait 842 habitants[Note 3], en évolution de +3,06 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 20,5 %, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (26,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (47 %) est supérieur au taux départemental (37,3 %).
En 2022, la commune comptait 377 hommes pour 455 femmes, soit un taux de 54,69 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,01 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

