Monument au général Belliard

From Wikipedia, the free encyclopedia

Type
Mémorial
Destination actuelle
Mémorial
Monument au général Belliard
Présentation
Type
Mémorial
Destination actuelle
Mémorial
Commémore
Style
Sculpteur
Construction
1838
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

Le monument au général Belliard est une statue de style néo-classique érigée face au parc de Bruxelles à la mémoire du général Belliard, ambassadeur de France à Bruxelles après la révolution belge de 1830.

La statue se dresse non loin de la rue Royale, au début de la rue Baron Horta qui se trouve dans l'axe de la rue Belliard située de l'autre côté du parc de Bruxelles.

Historique

Le général français Augustin-Daniel Belliard fut en 1831 et 1832 ministre plénipotentiaire de la France auprès du gouvernement belge, ce qui lui conférait le pouvoir d'appeler l'armée française à la rescousse de la Belgique au moment de la campagne des Dix-Jours[1],[2] lancée en par Guillaume Ier des Pays-Bas dans une tentative manquée de mettre fin à l'indépendance belge.

Belliard fut victime d'une congestion cérébrale le , lors d'une promenade dans le parc de Bruxelles[1]. Le lendemain de ses funérailles, des listes de souscription circulent pour lui ériger un monument, le Roi Léopold étant le premier signataire. On oblige l'armée, la gendarmerie et la Garde civique à y participer. L'endroit, rue Royale, en face du parc, est vite choisi. On organise ensuite un concours public, dont on diffuse le document en Belgique et surtout en France, parce que les organisateurs imaginent la Belgique dépourvue de sculpteurs de talent. 34 projets sont déposés, exposés au musée et discutés dans la presse. Finalement le choix porte sur un projet qui n'avait pas attiré l'attention du public ou des journaux : celui d'un jeune Anversois, achevant sa formation à Paris[3].

Les décisions sont prises en six mois mais la réalisation prend six ans. Le sculpteur Guillaume Geefs produit d'abord un modèle en plâtre et l'expose au Salon de Bruxelles de 1833. Lors d'un séjour en Italie, il choisit des blocs de marbre pour ses différents projets : celui pour la statue de Belliard est livré en 1835 et la statue achevée en 1836. Mais la commission commande le socle seulement en 1837, à l'architecte Tilman-François Suys. En 1838, le gouvernement a peur de donner trop d'importance à un général français, afin de ne pas indisposer les autres puissances, qui sont toujours occupées de discuter les frontières du jeune pays à Londres. Le , la statue est donc dévoilée sans cérémonie d'inauguration, contrairement au monument aux martyrs de la révolution de 1830, lui aussi de Geefs, inauguré en grande pompe le lendemain[4].

La rue qui continue le chemin du parc en face de la statue reçoit le nom de rue Belliard.

Avec la statue de Belliard commence une longue série de statues érigées en Belgique pour de "grands hommes". Son style réaliste suscite beaucoup des critiques, parce qu'en habillant Belliard de vêtements de son époque, Geefs brise la mode de déguiser tout le monde en ancien Romain et marque le début de la statue romantique belge[5].

L'hommage en lettres d'or.

Le monument

Le monument est constitué d'une statue en marbre blanc du général en grand uniforme, dressée sur un piédestal en pierre bleue de section rectangulaire. Le parchemin, symbolisant la lettre du général Belliard au général Chassé indiquant que la France et l'Angleterre prenaient Anvers sous leur protection[6], a été brisé au début de l'année 2021 et ne sera pas réparé dans l'immédiat.

La semelle en marbre de la statue porte la signature du sculpteur ainsi que le millésime « 1836 ».

La face est du piédestal, tournée vers le parc, affiche un hommage au général, gravé en lettres d'or :

« Augustin-Daniel
Comte Belliard
Général de l'armée française, diplomate
Ministre plénipotentiaire de France
Né en 1769, décédé à Bruxelles en 1832 »

Le général Belliard.

Accessibilité

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI