Monument aux morts israélites

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Le monument aux morts israélites est un monument aux morts commémorant les Français, Alliés et volontaires étrangers de confession israélite qui sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Il est situé à Fleury-devant-Douaumont, sur le site de l'ossuaire de Douaumont, dans le département de la Meuse.

Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [1]. Depuis , il forme avec l'ossuaire, la nécropole nationale, et le monument musulman, l'ensemble mémoriel de Douaumont, qui fait partie des sites funéraires et mémoriels du Front Ouest de la Première Guerre mondiale inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'édification de ce monument a lieu dans le contexte de l'arrivée au pouvoir en Allemagne du nazisme, violemment antisémite, et d'un antisémitisme croissant en France, qui mènera dans les années qui suivent à la Shoah, au cours de laquelle 76 000 Juifs de France seront assassinés par l'occupant nazi avec la complicité du régime de Vichy.

Le monument est situé à l'ouest de la nécropole nationale de Douaumont, près du carré israélite. L'ensemble mémoriel de Douaumont s'étend sur les communes de Fleury-devant-Douaumont et Douaumont-Vaux, toutes deux mortes pour la France et détruites en pendant la bataille de Verdun, mais le monument aux morts israélites est sis uniquement sur la première commune.

Description

Le monument est un mur de 30 mètres de long et 7 mètres de haut[2],[3], rappelant le mur des Lamentations à Jérusalem[4],[3]. Le motif du mur est aussi une référence patriotique au « Mur de Douaumont », l'un des premiers projets de monument commémorant la bataille de Verdun[N 1], et à « On ne passe pas », un slogan de la bataille[6].

Sur ce mur se trouve une sculpture des Tables de la Loi qui reproduit, en hébreu, les premiers mots de chaque parole du Décalogue :

לא תרצח
לא תנאף
לא תגנב
לא תענה
לא תחמד

אנכי
לא יהיה
לא תשא
זכור
כבד

L'architecte Stern s'est possiblement inspiré de monuments aux morts antérieurs de la communauté juive parisienne (1923) ou du Vieil-Armand dans le massif des Vosges (1932) où des Tables de la Loi figurent aussi[3].

En dessous, une inscription indique en français : « Aux Français, Alliés et volontaires étrangers israélites / Morts pour la France ». La deuxième ligne « Morts pour la France » est encadrée par les années de début et de fin de la Première Guerre mondiale, -.

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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