Morondava
From Wikipedia, the free encyclopedia
Morondava est située à l'ouest du pays, sur le delta du fleuve du même nom (de), au bord du canal de Mozambique.
Elle se situe sur la Route Nationale 35, à 456 km d'Ivato (Ambositra) et à environ 640 km de Tananarive, la capitale de Madagascar.
Morondava est le nom de la rivière qui se trouve au sud de la ville. Selon l'histoire, cette rivière était utilisée par le Roi du Menabe pour communiquer avec ses peuples. Les rois successifs du Menabe avaient leur siège à Mahabo lorsqu'il y avait une guerre royale. La rivière de Morondava était utilisée par le roi pour échapper à ses ennemis. Pas de routes à cette époque, mais la rivière Morondava était utilisée par les migrants.
De nombreux étrangers sont venus s'installer à Morondava, aujourd'hui devenue la capitale régionale.
Administration
Morondava est la capitale de la région de Menabe et du district de Morondava.
Population
La population de Morondava a triplé en l'espace de cinquante ans, et compte en 2018 environ 53 510 habitants[1].
Morondava est peuplée principalement des ethnies Sakalava dit Sakalava de Menabe et Vezo ainsi que d'une notable colonie indo-pakistanaise, arrivée du temps de la colonisation française et versée dans le commerce, de quelques descendants de Chinois et de métissés européens, et depuis l'indépendance d'une colonie de Comoriens. Son nom signifie en langue malgache "La Longue Plage" comme contraction de "morona lava".
Économie
Au plan de l'économie, la pêche est l'activité principale de la région, en particulier les crustacés. Morondava est aussi un chantier naval avec atelier mécanique. Aux alentours de la ville, le riz, le maïs, le manioc et le coton, le sucre (par les Chinois) sont cultivés, et on procède à l'élevage des zébus.
On y trouve aussi une mairie, une chambre de commerce très dynamique (disposant de nombreuses informations pour les investisseurs), un bureau de poste, trois pharmacies (avec garde alternée de nuit), deux hôpitaux (dont un en cours de modernisation) et plusieurs centres de soins vétustes mais compétents, plusieurs laboratoires pour les analyses médicales, plusieurs cybercafés, plusieurs dentistes, de nombreux médecins indépendants, plusieurs petits magasins de bricolage (relativement bien achalandés), deux boulangers (dont plusieurs pâtissiers), une agence immobilière spécialisée principalement dans la location (et accessoirement dans la vente), plusieurs villas avec chambres d'hôtes et un nombre important de guides et voyagistes (avec mise à disposition de 4X4), un station service et une discothèque
Enseignement
Morondava possède un Lycée depuis 1965, prolongement d'un Cours d'enseignement supérieur ouvert en 1912 qui a formé plusieurs des futurs ministres de la Première République malgache avant l'Indépendance, dont le Vice-Président de la République et Ministre de l'Intérieur André Resampa. Ce lycée mixte, rebaptisé Lycée-Pôle, assure le premier comme le second cycle jusqu'aux classes de terminales préparant le baccalauréat[2] et eut de 1965 à 1970 un corps enseignant largement français (issu de la coopération).
Religion
Morondava est depuis 1955 le siège d'un évêché catholique, le diocèse de Morondava, auquel sont rattachées des écoles confessionnelles.
On y trouve aussi une mosquée desservant la communauté musulmane, et plus récemment un centre chiite comprenant une école islamique.
Communications
Routières



Avant 2011, le système routier qui reliait la ville à la capitale de Madagascar, Tananarive, était très dégradé, tant par manque de ressources financières que par les effets du climat (saison des pluies, cyclone tropical annuel). Les routes alentour et les rues de la ville étaient également dans un mauvais état, et ne conservaient par endroits pas plus de 30 % du bitume d'origine datant du temps de la colonisation française.
Depuis 2011, de grands travaux routiers ont été effectués jusqu'à fin novembre, la route qui relie Mahabo et Morondava sont entièrement goudronnée. Déjà l'axe principal de Morondava est terminé jusqu'à Nosy-Kely depuis le , mettant fin aux trous en ville et à la route ensablée de Nosy-Kely. De plus, pour réduire la montée des eaux, la société Colas a effectué des fortifications dans la zone du bord de mer, encore une fois Morondava renaît ; quant à l'axe national Mahabo, Antananarivo, les entreprises chinoises ont effectué également de nombreuses améliorations, rendant le trajet Morondava-Antananarivo plus confortable et la conduite plus rapide, réduisant les temps de trajet (en voiture Morondava-Antsirabé s'effectue en 6 heures de temps maximum). Sur place se trouve une gare de taxi brousse pour Belo-Tsiribinha, Mahabo, Fort-Dauphin, Maintirano etc., et de nombreux taxis, des BAJAJ et des cyclo-pousse sont à disposition de jour comme de nuit, à la course ou en location à la journée[3].
Beaucoup de communications locales et de transports de courte durée se font par pirogues sur le fleuve, ou par pirogues à balancier sur la mer (cabotage). En plus des camions utilisés par les administrations locales ou les commerçants, le char à bœufs est également très utilisé par les paysans[3].
Aériennes
La ville dispose de son aérodrome Morondava, nommé André Resampa depuis 2018. Par la voie aérienne, elle est à environ 500 km de Tananarive, desservie par une liaison régulière de Madagascar Airlines.