Mosaïque du combat de l'Amour et de Pan

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Matériau
Dimensions(H × L)
857 × 407 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
2000.0.1206Voir et modifier les données sur Wikidata
Mosaïque du combat de l'Amour et de Pan
mosaique exposée sous un lit de banquet
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
857 × 407 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
2000.0.1206Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

La Mosaïque du combat de l'Amour et de Pan dite parfois Mosaïque Cassaire est une mosaïque gallo-romaine de grandes dimensions, découverte à Lyon en 1670, montée du Gourguillon. Pendant un temps, c'est la plus célèbre mosaïque romaine d'Europe connue. Acquise par la ville de Lyon en 1820, elle est extraite, restaurée et exposée au musée des Beaux de Lyon, puis au musée Lugdunum. Au centre d’un décor géométrique, elle présente dans un médaillon la lutte entre le désir sauvage du dieu Pan et l'Amour, personnifié par Éros.

La mosaïque est découverte par hasard lors de travaux dans la vigne du pharmacien Vidal Cassaire, correspondant au 33 montée du Gourguillon, à cinq ou six pieds de profondeur, en 1670 ou en 1676. Le premier auteur qui la décrit et en fait une gravure, Jacob Spon, indique dans deux publications de 1683, l'une en français, l'autre en latin, ces deux dates différentes[1]. À l'époque, la découverte d'une figuration antique constitue une première, et Jacob Spon hésite sur l'identification des personnages : le dieu Mercure / Hermès ou Terme, divinité des bornages et des limites, Cupidon ou un Genius, un Satyre ou le dieu Pan, Sylvanus, dieu des champs et du bétail. La compréhension de la scène lui inspire plusieurs hypothèses : le Genius invite le Satyre à venir adorer Mercure, Genius et Sylvanus imposent au Satyre de rendre hommages aux bornes dont ils sont les gardiens, ou peut-être le tableau montre la toute puissance de l'Amour. Le jésuite Claude-François Ménestrier propose en 1696 une interprétation plus simple et morale de la scène : l'opposition entre « le combat de l'amour lascif et de l'amour honnête », Hermès étant la partie supérieure de l'âme et l'étude des bonnes lettres, Sylvanus figurant le travail corporel, deux moyens de réprimer l'amour lascif suscité par l'oisiveté[2].

Amputée sur une bordure par la construction d’un mur, la mosaïque est abritée sur place par une voûte et montrée par le propriétaire. Puis ce local est transformé en cellier et encombré de tonneaux de vin, ce qui contribue à la détérioriation progressive de son pavement. À la suite de l'intervention du directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon François Artaud, elle est rachetée par la ville de Lyon en 1820. Enlevée et restaurée en 1821 par le mosaïste Francesco Belloni qui reconstitue des parties manquantes, elle est exposée au musée des Beaux-arts de Lyon en [3]. François Artaud donne dans la notice de présentation son titre définitif : « Combat de l'Amour et du dieu Pan »[4].

Description

Références

Bibliographie

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