Moulin à papier de Richard-de-Bas
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| Type |
Moulin à eau, structure architecturale (en) |
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| Visiteurs par an |
18 000 () |
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| Protection |
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| Localisation | |
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| Coordonnées |
Le Moulin à papier de Richard-de-Bas à Ambert dans la région naturelle du Livradois, dans le département du Puy-de-Dôme, au centre du Massif central, est l'une des plus anciennes entreprises françaises. Le moulin est classé partiellement Monument historique depuis 1983 et la SARL « Moulins à papier du Val de Lagat » est labellisée Entreprise du patrimoine vivant depuis 2020.
Ce moulin remonterait à 1326. Il tire son nom d'une famille de papetiers du XVe siècle, les Richard, et Bas étant la distinction géographique entre les six bâtiments s'étageant autour du bief. De 1400 à 1850 on tannait la peau des animaux et depuis cette date on utilise des chiffons pour fabriquer la pâte à papier.
Cette vallée de la Dore est connue notamment pour ses nombreuses papeteries ; jusqu'à 400 usines produisaient du papier à partir de chiffons entre Thiers et Ambert. Fidèle à cette tradition, le Moulin Richard de Bas produit un papier de haute qualité qui est utilisé pour la restauration d'écrits, d'aquarelles, de lithographies, etc.
Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments, les salles de la machinerie au rez-de-chaussée, les salles de l'étage d'habitation dans le bâtiment principal, la grange et le séchoir sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
C'est en 1940 que Marius Péraudeau (1906-1992), rachète au journal, Le Moniteur du Puy-de-Dôme (1856-1944), ce moulin alors à l'abandon après la mort de Claude Chantelauze, son propriétaire qui occupait les lieux. Marius Péraudeau, qui a alors 36 ans et exerce le métier de représentant en papeterie industrielle décide de venir au secours d'un métier qui est déjà en voie de disparition. Le , le maréchal Pétain, chef de l'État français, vient sur l'invitation de Henri Pourrat « à la rencontre du peuple travailleur » à Ambert, près de Vichy, en visite au moulin à papier[2], et y passe commande d'une rame de papier filigrané à son emblème. Il fonde donc une association : La Feuille Blanche, qui crée une colonie de vacances accueillant des apprentis des métiers des arts graphiques (papetiers, photograveurs, imprimeurs, relieurs) et qui permit de cacher quelques résistants recherchés par la Gestapo. En 1943, il fonde le Musée historique du papier dont il devient le conservateur. Puis il organise la visite de son usine dès 1945. Il va collaborer avec les plus grands artistes de son temps pour la réalisation d'œuvres d'art comme : Bernard Buffet, Salvador Dali, Jacques Prévert, Joseph Foret (1901-1991), éditeur d'art, Georges Ribemont-Dessaignes, Léonor Fini, Léonard Foujita, Pierre-Yves Trémois, Georges Mathieu, Ossip Zadkine, et des écrivains comme : Emil Cioran, Jean Cocteau, Jean Giono, Jean Guitton, Ernst Jünger, Daniel-Rops, Edmond Rostand, et autres Michel Ciry, Albert Decaris, Ernst Fuchs, Roger Lersy.
Après avoir connu quelques difficultés, l'activité est repartie en 1997 sous la direction d'Emmanuel Kerbourc'h, petit-fils du fondateur. En 2020, la SARL Moulins à papier du Val de Lagat est labellisée Entreprise du patrimoine vivant[3]. Le moulin a été mis en vente en 2022 et acheté en 2024 par Pascal Toupin[4].

