Mouloud Lounaouci

linguiste algérien et militant berbère From Wikipedia, the free encyclopedia

Mouloud Lounaouci (en kabyle : ⵎoⵓⵍoⵓⴷ ⵍoⵓⵏⴰoⵓⵛⵉ), né le , est un médecin, linguiste et homme politique algérien originaire de Tizi Ouzou. Il est l'un des principaux militants pour la langue berbère.

Nom de naissance ⵎoⵓⵍoⵓⴷ ⵍoⵓⵏⴰoⵓⵛⵉ
Naissance (78 ans)
Tizi Ouzou, kabylie
Nationalité Algérien
Pays de résidence Algérie
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Mouloud Lounaouci
Nom de naissance ⵎoⵓⵍoⵓⴷ ⵍoⵓⵏⴰoⵓⵛⵉ
Naissance (78 ans)
Tizi Ouzou, kabylie
Nationalité Algérien
Pays de résidence Algérie
Diplôme
Profession
Famille
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Origine et études

Mouloud Lounaouci est né le [1] à Tizi Ouzou en Kabylie. Le frère de Mouloud Lounaouci est Hamid Lounaouci, ministre des Transports entre 1999 et 2001[2].

Après avoir obtenu un baccalauréat en mathématiques en 1968, Mouloud Lounaouci rejoint l'université d'Alger pour étudier la médecine jusqu'en 1976[1].

Études de troisième cycle

Il poursuit ses études supérieures à Tizi Ouzou de 1990 à 1993. Il rejoint l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou où il obtient un Master of Science en « Culture et Civilisation amazighe »[1].

Puis il s'installe à Paris pour rejoindre l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) de 1994 à 2000 au sein du Centre de recherche amazigh[1]. Lounaouci obtient un diplôme d'études supérieures de cet institut en sous la direction du professeur Salem Chaker. Son mémoire de diplôme de troisième cycle s'intitule « Essai de sociolinguistique comparée : l'aménagement linguistique dans les domaines (berbère, basque et catalan) ». Il entreprend ensuite un doctorat à l'INALCO sous la direction de Salem Chaker.

Activités politiques

Mouloud Lounaouci est considéré comme l'un des principaux militants du Printemps berbère de 1980. En , il est un des 24 détenus, au sein de la prison de Berrouaghia, par la police lors de ces événements. Ils sont libérés le à la suite d'une mobilisation « populaire et pacifique »[3],[4].

Mouloud Lounaouci est le candidat du Front des forces socialistes (FFS) aux premières élections législatives multipartites algériennes du [1],[5]. Il est candidat dans la circonscription de Larbaâ Nath Irathen (wilaya de Tizi Ouzou), où il est élu à l'Assemblée populaire nationale[6]. Il remporte le premier tour avec une majorité absolue de 55,76 %. Lounaouci ne siège jamais car les élections sont annulées par les militaires le .

Il est le directeur régional de la campagne de Saïd Sadi lors des élection présidentielle de 2004. Dans ce cadre, il exhorte les Kabyles à venir voter pour s'opposer à Abdelaziz Bouteflika[7].

En 2007, à la suite de sa mise à l'écart de la direction, à Tizi Ouzou, du Rassemblement pour la culture et la démocratie, il démissionne du parti[8]. Ce départ lui permet d'abandonner ses « responsabilités partisanes » pour « faire fructifier son expérience et ses talents, notamment dans le domaine amazigh »[9]

Défense de la langue berbère

Mouloud Lounaoussi, membre fondateur et président du Mouvement culturel berbère (MCB)[1],[7], a participé à plusieurs études, recherches et activités liées à l'écriture de la langue amazigh. Ces travaux ont consisté à comparer les options d'écriture de la langue amazigh, soit en tifinagh, soit en alphabet arabe berbère, soit en alphabet berbère latin.

Il participe à la création du Congrès mondial amazigh en . À suite de l'officialisation du tamazight lors de la révision constitutionnelle algérienne de 2016, Mouloud Lounaoussi estime qu'il faut débloquer des financements significatifs pour sa promotion, à défaut cette mesure restera de la « poudre aux yeux ». Il considère que l’arabe reste la langue officielle en Algérie conformément aux termes de la Constitution de 2016[10].

En 2003, il organise avec son frère Hamid Lounaouci le séminaire du MCB dit unifié, avec des participants des « Aurès, du Chenoua, du M´zab, d´Alger, de Kabylie et des représentants des Touaregs ». Par contre, pour le MCD, seuls les militants proches du Rassemblement pour la culture et la démocratie y participent[2]. En 2004, lors de la campagne de l'élection présidentielle algérienne de 2004, il avance, en soutien au candidat Saïd Sadi, que le « Tamazight ne peut être officielle que dans le cadre d´un État unitaire décentralisé »[7].

Mouloud Lounaouci participe à plusieurs reprises aux activités de l'Académie berbère.

Références

Liens externes

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