Moustapha Badreddine

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Naissance

Ghobeiry (Liban)
Décès
(à 55 ans)
Damas (Syrie)
Nom de naissance
Moustapha Amine Badreddine
Surnom
Moustapha Amine Badreddine
Badreddine pendant les années 1990
Biographie
Naissance

Ghobeiry (Liban)
Décès
(à 55 ans)
Damas (Syrie)
Nom de naissance
Moustapha Amine Badreddine
Surnom
Nationalité
Allégeance
Drapeau de la Palestine Fatah (jusqu'en 1982)
Hezbollah (1982-2016)
Période d'activité
Appartenance ethno-culturelle
Famille
Parentèle
Imad Moughniyah (cousin et beau-frère)
Jihad Mughniyah (en) (neveu par la sœur)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Parti politique
Fatah (jusqu'en 1982)
Parti islamique Dawa - branche libanaise (années 1980)
Hezbollah (1982-2016)
Idéologie
Membre de
Conflit
Grade
Condamné pour
Condamnation
Peine de mort en 1984 (libéré par les Irakiens en 1990)

Moustapha Amine Badreddine (en arabe : مصطفى بدر الدين أمين) ou Mustapha Badreddine né le à Ghobeiry et mort le à Damas, est un chef militaire du Hezbollah libanais. Il dirige notamment les opérations en Syrie.

Connu sous le nom de guerre Zulfiqar (arabe : ذو الفقار ) en référence à l'épée légendaire de l'Imam Ali[1], il est accusé par le Tribunal Spécial pour le Liban d’être le principal organisateur de l’attentat contre le Premier Ministre Rafic Hariri. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Mustapha Badreddine est tué près de l'aéroport de Damas lors de la guerre civile syrienne, dans des circonstances troubles.

Il est un des fondateurs originaux du Hezbollah en 1982.

Il est le beau-frère et cousin d'Imad Moughniyah[2]. Avec son cousin Imad, il intègre la Force 17, la brigade d'élite du Fatah chargée de la protection de Yasser Arafat[réf. souhaitée].

En 1983, lors de la guerre civile libanaise, il est soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Beyrouth qui causent la mort de 299 militaires américains et français[2],[3].

En décembre suivant, il est à nouveau impliqué dans des attentats au Koweït, notamment contre les ambassades de France et des États-Unis[2],[3]. Arrêté en 1984, il est condamné à mort[2].

Pendant sa détention, le Hezbollah réclame à plusieurs reprises sa libération en échange de celles de plusieurs otages[2]. Moustapha Badreddine est finalement libéré lors de l'invasion du Koweït par les troupes irakiennes de Saddam Hussein en 1990, puis il trouve refuge à l'ambassade de l'Iran et peut ensuite regagner le Liban[2],[3].

Mustapha Badreddine est longtemps réputé avoir un « profil de fantôme »[4]. Il n’a jamais obtenu de permis de conduire, jamais payé d’impôts, jamais ouvert aucun compte en banque. Jusqu’à récemment, il était même impossible de trouver la moindre photo récente de lui[4].

Il est soupçonné d'être le « cerveau » de l'attentat qui cause la mort de Rafiq Hariri en 2005[2],[5],[3]

Lors de la guerre civile syrienne, au cours de laquelle le Hezbollah intervient au côté du régime syrien, l'AFP présente Mustapha Badreddine comme le commandant militaire en chef du Hezbollah[5]. En revanche, selon Wassim Nasr, journaliste spécialiste de l'islamisme, le Hezbollah n'a plus de commandant en chef depuis la mort d'Imad Moughniyah en 2008. Depuis le commandement militaire est géré par une choura, dont Badreddine était un membre important[2]. Badreddine aurait été le responsable du renseignement, de la logistique, et du recrutement[2].

Après le début de la guerre civile syrienne en 2011, Badreddine s'est rendu en Syrie en tant que commandant du Hezbollah pour défendre le gouvernement de Bachar al-Assad. Il combattait contre des groupes d'opposition pendant la campagne d'Alep[6].

Il participe en 2013 à la Bataille de Qousseir contre l'armée rebelle syrienne et les djihadistes du Front al-Nosra, qui se solde par une victoire du Hezbollah et des forces gouvernementales syriennes. L'intervention du Hezbollah en Syrie apparaît alors au grand jour[7].

Badreddine était à l’origine de l’embuscade réussie d’Al-Otaybah, qui a mené à la mort d'entre 175 et 200 combattants djihadistes sunnites antigouvernementaux[8].

Activités présumées

Mort mystérieuse

Notes et références

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