Moyen okinawaïen
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| Moyen okinawaïen (adjectif : médio-okinawaïen) | |
| Période | XVIIe – XIXe siècle |
|---|---|
| Langues filles | Dialectes okinawaïens modernes |
| Région | Centre et Sud d'Okinawa |
| Typologie | SOV, agglutinante, morique |
| Classification par famille | |
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Le moyen okinawaïen (aussi appelé okinawaïen prémoderne[1] ou moyen ryūkyūan[2], souvent abrégé MOk[a]) est la forme de l'okinawaïen parlée du XVIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il succède au vieil okinawaïen et précède l'okinawaïen moderne.
L'okinawaïen appartient à la branche septentrionale des langues ryūkyū, qui font partie des langues japoniques[3],[4],[5].
Le vieil okinawaïen puis le moyen okinawaïen sont les ancêtres directs du dialecte de Shuri, l'ancienne capitale du royaume de Ryūkyū[6].
Histoire
Les linguistes considèrent généralement que le moyen okinawaïen débute à partir du XVIIe siècle, soit lors de l'invasion du royaume de Ryūkyū par le domaine de Satsuma en 1609 et se termine entre 1872 et 1879, lors de la constitution du domaine de Ryūkyū et l'annexion formelle de l'archipel pour devenir l'okinawaïen moderne[7]. Dans la périodisation utilisée par Hokama (1977, 1981), le moyen okinawaïen fait partie d'une plus large période appelée « okinawaïen prémoderne »[8],[b].
Données
Le moyen okinawaïen est la langue des premières représentations du Kumi odori au XVIIIe siècle. Elle est aussi la langue d'écriture des poèmes Ryūka zenshū et des chansons Ryūka taisei, recueillies en 1968 et 1994 respectivement. Une liste de mots en transcription chinoise est présentée dans le Zhongshan chuanxin lu (1721). D'autres sources incluent le Liúqiú Rùxué Jiànwénlù (1764) ou le Liúqiúy (1800)[9]. Le moyen okinawaïen est aussi décrit par des sources occidentales, comme Elements or Contributions towards a Loochooan and Japanese Grammar ou English-Loochooan Dictionary (1851) du missionnaire Bernard Jean Bettelheim, le second ouvrage n'ayant pas été publié[10].