Mucien
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| Consul suffect | |
|---|---|
| mai - | |
| Consul suffect | |
| juillet - | |
| Légat d'Auguste pro préteur de Syrie | |
| - | |
| Consul suffect | |
| Légat d'Auguste pro préteur de Lycie et de Pamphylie (d) | |
| années 60- | |
| Préteur | |
| années 50 | |
| Sénateur romain | |
| Frère Arvale |
| Naissance |
Vers 20 |
|---|---|
| Décès |
Vers 76 |
| Époque | |
| Activités |
Écrivain, historien, homme politique, militaire |
| Gens | |
| Statut |
| Grade militaire |
|---|
Mucien (en latin Caius Licinius Mucianus), fl. 55-70, homme politique, général et écrivain romain. Il participa de près à l'établissement de la dynastie flavienne.
Tacite
L’historien, né vers 56 et donc jeune contemporain de Mucien, constitue la source principale pour sa carrière politico-administrative. Malheureusement, nous ne disposons plus que d’une partie de ses Historiae (années 69-70) qui couvraient les années 69-98, jusqu’à l’assassinat de Domitien.
Flavius Josèphe
L’historien juif devint un proche de la famille impériale des Flaviens. Il accompagna Titus à son retour à Rome (71). Son Bellum Judaicum constituerait donc une source de premier plan, puisque de par cette proximité, il dut être en contact direct avec Mucien[1].
Dion Cassius
L'historien sénateur constitue la troisième source en importance. La partie de son œuvre consacrée à la période est également perdue, mais nous en conservons un résumé composé par un lettré byzantin du XIe siècle, Xiphilin.
Pline l’ancien
Mort en 79 lors de l’éruption du Vésuve, Pline, de l’ordre équestre, est également un contemporain et un collègue de Mucien dans la carrière, sous les Flaviens : il termine sa vie en tant que préfet de la flotte de Misène[2].
Son Histoire Naturelle permet d’approcher ce que dût être la production littéraire de Mucien, qu'il cite fréquemment.
Biographie
Il appartient à l’ordre sénatorial dont il suit la carrière. Il est envoyé par Claude dans l’état-major de Corbulon lors des campagnes d’Arménie. Son étoile paraît néanmoins avoir pâli sous ce règne[3]. Sous Néron, il atteint le consulat (consul suffect en 63 ou 64 avec pour collègues Quintus Fabius Barbarus Antonius Macer). Cela lui ouvre la porte d’un gouvernement de province, en l’occurrence celui de Syrie. Il administre donc cette province lorsqu’éclate la révolte en Judée et que Néron place Vespasien à la tête de l’armée chargée de la réprimer.
Les rapports entre les deux hommes sont difficiles[4], mais la crise de 69 les rapproche : fidèles à Galba, ils se rangent néanmoins de commun accord derrière Othon, tout en se gardant d’intervenir militairement dans un premier temps[5]. Selon Tacite, c’est Mucien qui convainc Vespasien de se lancer dans la course à l’Empire en s’opposant à Vitellius, après l'accession à la pourpre de ce dernier[6].
Les deux hommes se concertent et se divisent les rôles : Vespasien demeure en Asie pour y assurer leurs positions et prendre le contrôle de l'Egypte tandis que Mucien est chargé de gagner l’Occident pour y mener les opérations contre les Vitelliens. Au lendemain de l’exécution de Vitellius ( 69), il arrive à Rome dont il devient l’homme fort en attendant le retour de Vespasien (octobre 70). Il jouit d'un pouvoir quasi impérial pendant cette période[7]. Il règle la succession et procède à l’épuration. Selon Tacite, il doit également canaliser la fougue (ferocia[8]) de Domitien, le plus jeune fils de Vespasien, dont l’empereur se méfie du caractère[9].
Il disparaît ensuite de nos sources. On sait qu’il fut encore consul suffect, pour la troisième fois, en 72. Au milieu des années 70, il est membre du collège des Frères Arvales.
Pline, mort en 79, le présente comme décédé dans son Histoire Naturelle. Si l'on retient la date de 77 pour la fin de la publication de l'encyclopédie, cela nous donne un terminus ante quem pour son décès.