Mustapha Ben Ismaïl (général)
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El Amria
Elbaida Zemmora
Mort au combat
| Mustapha Ben Ismaïl (général) | ||
| Naissance | El Amria |
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| Décès | ||
| Décès | Elbaida Zemmora Mort au combat |
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| Origine | Arab | |
| Arme | Armée d'Afrique | |
| Grade | Général | |
| Conflits | . | |
| Distinctions | Commandeur de la légion d'honneur | |
| Autres fonctions | Chef de Smala et Douair | |
| Famille | El behaitia | |
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Mustapha Ben Ismaïl [1] née le 1769 à El Amria Chef tribal le plus célèbre du beylik de l'Ouest, il devint également commandant militaire sous les beys d'Oran, où il commandait le Makhzen, composé des tribus Douaïr et Smala[2].
Il comptait parmi les partisans de l'émir Abdelkader, mais se rebella contre lui et le combattit jusqu'à sa mort le aux abords de Zemmora [3].
Epoque ottoman
Epoque colonisation française
En avril 1836, il accompagna le général d'Arlanges, qui avait reçu ordre du maréchal Clauzel d'aller d'Oran à la Tafna, et d'assurer la liaison de Rachgoun à Tlemcen ; il lui donna les conseils que lui dictait son expérience, mais il ne put l'empêcher d'aller se heurter dans les montagnes aux masses kabyles animées par Abd-el-Kader, et de se faire acculer à la mer au camp de la Tafna. Il se conduisit admirablement au cours de ces journées, où tombèrent nombre de ses cavaliers.
Bugeaud étant arrivé avec des renforts, Mustapha prit une part brillante au combat de la Sikkak où Abd-el-Kader fut battu ; il y fut grièvement blessé d'une balle à la main[4]
En concluant l'année suivante avec Abd-el-Kader le traité de la Tafna, Bugeaud eut la faiblesse d'abandonner à l'Émir non seulement le Mechouar de Tlemcen, où avaient tenu si longtemps Mustapha ben Ismaël et les Koulouglis, mais le territoire même des Douairs et Smela, la plaine de Mleta ; il reconnaissait d'ailleurs formellement le pouvoir de l'ennemi de la France. Mustapha, en recevant connaissance de ce traité, n'éleva pas de protestation ; il se borna à dire : " Vous savez mieux que moi ce qui vous convient, mais j'estime que vous commettez une faute que vous ne tarderez pas à regretter. " Les événements ne devaient que trop justifier cette appréciation, puisqu'Abd-el-Kader, après avoir organisé ses forces reprit les hostilités en [3].
Son meurtre
En 1843, le général Mustapha était en colonne avec La Moricière vers Tiaret , lorsque, le , il apprit par un nègre fugitif la prise de la Smala par le duc d'Aumale, et la présence à quelques dizaines de kilomètres d'une nombreuse émigration qui fuyait le désastre. Il monta à cheval avec son goum et la cavalerie régulière, atteignit les fuyards, et s'empara de nombreux prisonniers, de troupeaux, de chameaux et de bagages.
Voulant revenir à Oran avec ses prises, le général Mustapha se sépara de La Moricière pour traverser seul avec ses cavaliers le territoire des Flitta. Attaqué par une cinquantaine de piétons, dans un défilé boisé où ses chevaux et mulets surchargés de butin encombraient le passage, il s'élança pour rétablir l'ordre ; mais il fut frappé d'une balle qui l'étendit mort, ce que voyant, ses cavaliers atterrés se débandèrent. Ses agresseurs apprirent, par la mutilation que lui avait faite à la main droite la balle reçue à la Sikkak, qu'ils avaient tué Mustapha ben Ismaël. Sa tête[5] et sa main furent portées à Abd-el-Kader, qui, voulant affecter quelque générosité vis-à-vis de son ennemi disparu, fit ensevelir ces sinistres trophées au lieu de les exposer, suivant la coutume d'alors[3].