Mustapha Toumi

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Mustapha Toumi
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Mustapha Toumi (, Alger - , Alger) est un compositeur et parolier, poète et journaliste algérien de langue française, animateur culturel et peintre. Il appartient à la première génération d'écrivains algériens qui ont combattu dans leurs ouvrages le colonialisme.

Mustapha Toumi naît dans la Casbah d'Alger dans une famille originaire de Bordj Menaïel Wilaya de Boumerdes . En 1950 il joue dans une pièce de théâtre intitulée La Kahena avec Mustapha Kateb et Mahieddine Bachetarzi, écrit ses premiers poèmes et une dizaine de pièces de théâtre traitant de thèmes sociaux[1]. À partir de 1951, il publie des poèmes dans Alger républicain[2].

Militant dans les rangs du FLN, Mustapha Toumi participe en 1958 à sa radio clandestine « Sawt el Djazaïr » (La voix de l’Algérie libre et combattante), et fait ses débuts de parolier en écrivant plusieurs chants patriotiques dont la première chanson de la troupe artistique du FLN Qalbi ya bladi la yensak[3]. Il est en 1960 responsable de L'Éclair, revue de l'ALN créée à Oujda[1].

Après 1962 Mustapha Toumi devient directeur central de l’action culturelle au ministère de l’Information et de la Culture. Il est alors l’un des animateurs culturels des premières années de l’indépendance. En 1964 il participe à la revue Novembre, éditée par la commission culturelle du FLN[4] et est la même année le secrétaire général du premier colloque sur la musique algérienne. Il participe en 1966 à l'organisation du festival national du folklore.

Mis à l'écart après le Coup d'État de 1965 en Algérie, Mustapha Toumi, à l'occasion du premier Festival panafricain d'Alger publie et préface en 1969 l'anthologie poétique Pour l'Afrique qui rassemble les textes de 22 écrivains algériens de langue française[5].

Parmi les chansons que compose Mustapha Toumi dans la décennie suivante, « Sobhan Allah ya l’tif » a été interprétée par Hadj El Anka, « Africa » par Myriam Makeba, « Che Guevara » par Mohamed Lammari, « Soummam » par Warda al-Jazairia.

Au cinéma, Mustapha Toumi écrit en 1976 le scénario et les dialogues d’Ech-chebka de Ghaouti Bendedouche, avec notamment Sid Ali Kouiret, Hassan El-Hassani et Chafia Boudraa, où il fait une apparition pour interpréter sa composition « Rayha wine » (Où va-t-on ?). Il compose également le scénario d’El Moufid, réalisé en 1978 par Amar Laskri.

Lors de l’ouverture démocratique de 1989 en Algérie, Mustapha Toumi revient à la politique, créant en 1990 l’Alliance nationale des démocrates indépendants (ANDI)[6], et siégeant au Conseil National de Transition. Durant les dernières années de sa vie, Mustapha Toumi entreprend des recherches linguistiques sur les origines de la langue amazighe. Il meurt à l'hôpital Mustapha Pacha d'une longue maladie et est enterré au cimetière El Kettar[7],[2].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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