Musée national du Cambodge
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| Type |
Musée d'art, musée national (d) |
|---|---|
| Ouverture | |
| Visiteurs par an |
100000 en 2006 |
| Site web |
| Collections |
Antiquités khmèresObjets d'artPeinturesArts graphiques |
|---|---|
| Nombre d'objets |
14 000 en exposition |
| Pays |
Cambodge |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
rues n°13, 184 & 178 (près du Palais Royal) |
| Coordonnées |
Le musée national du Cambodge (en khmer : សារមន្ទីរជាតិ), situé au nord du palais royal de Phnom Penh, capitale du pays, est le principal musée historique et archéologique du Cambodge.
Il contient l'une des plus importantes collections d'art khmer, avec des sculptures, des céramiques et divers objets ethnographiques. Le musée comprend 14 000 pièces datant des temps préhistoriques et de l'empire khmer, qui s'étendait de la Thaïlande au Viêt Nam du sud.
Toute photographie est interdite à l'intérieur du musée.
Un premier musée voit le jour en 1905 dans un bâtiment du palais royal mis à disposition par le roi Sisowath, mais qui apparaîtra rapidement trop exigu, vu l'importance des collections.
En 1914, Albert Sarraut, gouverneur général de l'Indochine, décide, avec l'accord du souverain cambodgien, de confier à George Groslier la réalisation d'un nouveau musée. La construction des bâtiments, inspirés des temples khmers, durent de 1917 à 1924.
En 1918, une partie des bâtiments est ouverte au public et le musée s'appelle alors le musée du Cambodge.
Le , à l'occasion du nouvel an khmer, il est inauguré dans sa configuration finale par le roi Sisowath et prend le nom de musée Albert-Sarraut.

Lors de l'exposition coloniale internationale de 1931 à Paris, une réplique d'Angkor Vat est créée à la même échelle que l'original pour accueillir le pavillon de l'Indochine, près du pavillon du Cambodge qui s'inspire pour sa part du musée de Phnom Penh[1].
George Groslier en devient le premier conservateur et le restera jusqu'à sa retraite, en 1941. Éveline Porée-Maspéro le remplaça et fit entrer de nombreuses collections ethnographiques. Pierre Dupont la remplaça brièvement en 1945, avant de céder la place à Jacques Lagisquet (1945 - 1947), Solange Thierry (1947 - 1949) puis Jean Boisselier (1950 - 1956). Ce dernier aura la charge, lors de l'indépendance cambodgienne, de transférer aux nouvelles autorités du pays les compétences administratives de ce qui devient, le , le musée national du Cambodge, l'École française d'Extrême-Orient gardant la maitrise scientifique.
Madeleine Giteau prendra la direction du musée, de 1956 à 1966 et profitera d'une réorganisation des collections pour en établir un catalogue.
Le musée a été rénové en 1968 et après avoir recueilli de nombreuses collections de musées provinciaux à partir de 1970, à cause de la guerre civile, il a subi de graves dévastations à l'époque des Khmers rouges.


