Mylodon

genre de mammifères From Wikipedia, the free encyclopedia

Mylodon est un genre fossile de mammifères terrestres, apparenté aux paresseux actuels. Il faisait partie du super-ordre des xénarthres (du grec signifiant « articulation étrange »), anciennement appelé l'ordre des édentés.

Étymologie

Son nom vient du grec ancien μυλών, mulôn moulin ») et du suffixe -odon dent »)

Distribution

Ce genre, proche de Megatherium, vivait dans l'actuelle Patagonie : sa longue queue lui servait d'appui pour se dresser sur ses deux pattes arrière dans le but d'attraper les feuilles hautes. Il a été découvert par Hermann Eberhard tout à la fin du XIXe siècle dans la grotte dite du Milodon, à proximité de Puerto Natales. Ce paresseux terrestre s'est éteint entre -10 200 et -13 560, à la limite du Pléistocène et de l'Holocène[1].

À l'entrée de la « grotte du Mylodon » a été érigée une réplique grandeur nature du Mylodon darwini[2], un animal de grande taille (3,5 m. de long, 2,5 m. au garrot et pesant en moyenne 1,5 à 2 tonnes)[3],[4],[5].

Régime alimentaire

Une étude réalisée en 2021 sur des vestiges de l'espèce Mylodon darwinii (ou « paresseux terrestre de Darwin »), et qui se fonde sur l'analyse des acides aminés conservés dans les poils, la kératine des ongles et le collagène de ces vestiges, estime que ce paresseux géant se nourrissait de feuillage, de racines, de graines, mais était aussi omnivore opportuniste, charognard à l'occasion[6],[7].

Folklore et survivance supposée

Statue d'un Milodon à Puerto Natales

La découverte (1895) de restes de mylodontidé remarquablement conservés à la Cueva del Milodón en Patagonie chilienne, notamment de la peau portant encore des poils, a déclenché une controverse autour d’une possible survivance très récente. Dans ce contexte, certains auteurs ont même avancé (à tort) l’idée d’une utilisation de la grotte comme "étable" ou d’une forme de domestication, interprétation discutée dans la littérature scientifique sur l’histoire des recherches du site[8].

En 1900, H. Hesketh Prichard mène une expédition en Patagonie financée par C. Arthur Pearson (Daily Express) pour enquêter sur ces rumeurs de survivance, sans apporter de preuve convaincante[9].

Des synthèses de datations radiocarbone indiquent ensuite que les restes mylodontidés de la Cueva del Milodón sont du Pléistocène tardif, malgré leur aspect "récent" lié aux conditions de conservation en grotte[10].

Galerie

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI