Mégrit
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Mégrit [megʁi] ⓘ est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Mégrit | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Mikael Haquin 2026-2032 |
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| Code postal | 22270 | ||||
| Code commune | 22145 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mégritien, Mégritienne | ||||
| Population municipale |
812 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 22′ 32″ nord, 2° 14′ 50″ ouest | ||||
| Altitude | 90 m Min. 29 m Max. 130 m |
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| Superficie | 20,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.megrit.fr | ||||
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Ses habitants sont les Mégritiens [megʁisjɛ̃] et les Mégritiennes.
Géographie
Mégrit est à dix minutes de deux voies rapides : la RN 12 (donnant accès à Rennes ou Saint-Brieuc) et la RN 176 (vers Dinan et la Normandie).
Dinan est accessible en 20 minutes, Saint-Malo en 30 minutes, Saint-Brieuc en 40 minutes et Rennes en 50 minutes.
Outre le petit commerce local, Mégrit est traditionnellement ancrée dans les zones de chalandise de Broons et de Dinan.
Site
Le territoire communal se situe essentiellement sur un plateau d'une altitude moyenne d'une centaine de mètres, dominant la vallée de la Rosette au sud ainsi que le lac de Jugon-les-Lacs. Le bourg est à une altitude de 96 mètres[1].
Le sous-sol est de type granitique[2], donc majoritairement drainant hormis les zones périphériques du territoire plus humides, ce qui s'explique par des frontières naturelles constituées de cours d'eau (la courte limite nord de la commune exceptée).
Le tertre de Quélaron est l'une des éminences de la commune. Sa nature granitique est exploitée à des fins de transformation en sable de carrière et graviers.
Communes limitrophes
Cadre géologique

Mégrit est localisée dans le domaine nord armoricain, dans la partie orientale du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Mégrit se situe plus précisément dans la massif granitique à biotite et muscovite de Dinan - Bobital, qui recoupe en direction le massif de Lanhélin, pluton faisant partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[4].
Le « Roux de Mégrit » est une granodiorite appréciée dans les travaux de restauration[5].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rosette, le Benodais[6], le Pont Renault[7] et le Vau Dehy[8],[2],[Carte 1].
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de la Rosette sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,743 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 18,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 23,2 m3/s, atteint le même jour[10].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Jugon, d'une superficie totale de 60,9 ha (0,07 ha sur la commune)[Carte 1],[11].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[15]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 21 km à vol d'oiseau[18], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Mégrit est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,9 %), zones agricoles hétérogènes (36 %), forêts (9,7 %), prairies (5,1 %), mines, décharges et chantiers (2,3 %), zones urbanisées (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), eaux continentales[Note 4] (0,2 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes de Miguerito en 1109[27], Miguerit(us) vers 1108-1110[28], Mignerito au XIIe siècle[29], Miguerit en 1226 et 1259[28], Migrit en 1235[28], Ecclesia de Miguerit vers 1330[28], Mesgrit au XVe siècle[28], Megrit en 1522[27].
Selon Guillaume Béchard, Mégrit pourrait être issu du breton « maez » signifiant "le champ" et, plus largement, "la campagne". Le second terme « grit » reste obscur[30]. Pour Bernard Tanguy, la finale en -it s'apparente aux suffixes latins en -etum. L'identification du radical n'est pas assurée mais pourrait procéder du latin maceria « ruine »[28].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[31], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Mègri[28]. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue les prononciations [məgɾi] et [megɾi] qu'elle transcrit respectivement sous les formes Megri et Mégri[32].
La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 puis par l'Office public de la langue bretonne est Megrid[33],[34].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 27,5 % des toponymes de la commune sont bretons[35].
Histoire
Antiquité
De nombreux fragments d'imbrices et de tegulae ont été mis au jour sur le territoire de la commune[36].
Moyen-Âge
Du Moyen-Âge jusqu'à la fin de l'année 1789, l'entité religieuse et administrative était la paroisse. Mégrit était une paroisse du diocèse de Saint-Malo[37].
La Révolution française
Le , des chouans commettent quelques exactions à Mégrit[37].
Le , le chanoine de Saint-Brieuc, Paul-Gédéon Rabec, est tué dans sa maison du Val-Martel à Mégrit par les colonnes mobiles (armée du général Hoche)[37].
Par la loi du , Mégrit devient une commune. Elle élit sa première municipalité au début de l'année 1790. En même temps, Mégrit acquiert le statut de chef-lieu de canton jusqu'à l'an X (1801-1802 du calendrier grégorien)[37]
Le XIXe siècle
La section de Saint-René, jusqu'alors faisant partie de Mégrit, est rattachée à la commune de Languédias (ordonnance du )[37]
Le XXe siècle
Le Monument aux Morts porte le nom de 79 soldats morts lors des différentes guerres[38] :
- Guerre 1914-1918 : 68 soldats
- Guerre 1939-1945 : 9 soldats
- Guerre d'Algérie : 2 soldats
Yves Guinamant, originaire de Plusquellec, cheminot et résistant, fut assassiné par les Allemands le [39].
L'extraction du granite bleu pour la construction est une des activités importantes de la commune jusque dans les années 1960. La concurrence du béton aboutit à l'arrêt de ces petites structures liées au secteur du bâtiment vers les années 1970. Aujourd'hui, l'extraction du granite continue, mais seulement pour la production de sable de carrière et de gravier.
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Mégrit, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[40]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[41].
Une seule liste, menée par Mikael Haquin, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 59,93 %[42],[43]. Mikael Haquin est élu maire le [44],[Note 6].
Liste des maires
Appartenant à la communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au , Mégrit est rattaché depuis le à Dinan Agglomération.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].
En 2023, la commune comptait 812 habitants[Note 7], en évolution de −0,73 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Édifices
- L'ossuaire du cimetière (XVIIe siècle) : inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques[37]
- L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIVe siècle), restaurée en 1784 et 1823.
- Le manoir du Val-Martel (XVIe siècle).
- Le manoir de Kergu, (XVIIIe siècle).
- Le manoir des Clos (XVIIe siècle).
- Le manoir de Bonan (XVIIe siècle).
- Le manoir du Placis (XVIIe siècle).
- Le manoir du Pingy,
- Le manoir du Francoeur (XVIIe siècle)[50]
- Le presbytère (XVIIIe-XIXe siècle).
- La maison du notaire (XVIIe siècle).
- Une maison du village de Francoeur (1775).
- Trois moulins : le moulin à vent de Locriac et les moulins à eau de la Burie et du Val-Martel.
Croix
- Le calvaire de Saint-Maudez (XVe siècle - 1781) : les quatre faces du piédestal sont ornées de bas-reliefs plus anciens représentant des personnages ou animaux ailés, peut-être celtiques[51].
- La croix de Leumé de la route de Jugon (XVe siècle),
- La croix de Queslain (Haut Moyen-Âge),
- La croix Verte (Haut Moyen-Âge),
- La croix de la Ville-es-Rays
- La croix située près de l’église.
À signaler aussi
- Le tertre de Kerlaron ou Quélaron.
- La tombe de l’abbé de Rabec (XVIIIe siècle).
- L'église saint-Pierre et Saint-Paul.
- L'ossuaire.
- Le calvaire de Saint-Maudez.
- La croix de cimetière.
Personnalités liées à la commune
- Émile Poilvé (1903-1962), lutteur, champion olympique en 1936, est né à Mégrit.
Héraldique
| Blasonnement :
D'argent à l'épervier essorant de sable armé, becqué, longé et grilleté d'or. |
