Méthamine
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Rachat en mai 2007 des actifs de Méthamine par Gazonor[1],[2] (filiale ge GDF créé en 1991 et alors basée à Billy-Montigny).
Rachat de Gazonor le 28 décembre 2007 par l'Australien European Gas Limited[3]
| Méthamine | |
| Création | 1990 |
|---|---|
| Dates clés | Création fin des années 1980 Rachat en mai 2007 des actifs de Méthamine par Gazonor[1],[2] (filiale ge GDF créé en 1991 et alors basée à Billy-Montigny). Rachat de Gazonor le 28 décembre 2007 par l'Australien European Gas Limited[3] |
| Fondateurs | Charbonnages de France et GDF (à parts égales[4]) |
| Forme juridique | Groupement d'intérêt économique (clos en 2007) |
| Siège social | Avion (Nord-Pas-de-Calais) |
| Actionnaires | Charbonnages de France |
| Activité | Énergie, Gaz naturel |
| Produits | Gaz naturel (gaz de mine) |
| Société mère | Charbonnages de France GDF |
| SIREN | 345262620 |
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Méthamine (à ne pas confondre avec Métamine S.A.) était une entreprise publique française (Groupement d'intérêt économique ou GIE, prévu pour durer 12 ans ; jusqu’en 2002) conjointement crée (à parts égales) à la fin des années 1980 par Charbonnages de France et GDF.
Le GIE était basé à Avion dans le secteur de Lens-Liévin, dans le Nord-Pas-de-Calais au cœur de l'ancien Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais pour extraire, purifier et valoriser le grisou (gaz de mine) spontanément produit dans le sous-sol fracturé par les affaissements miniers et concerné par une lente remontée de nappe (à la suite de l'arrêt de l'exploitation).
Pour la première fois au monde, du grisou était directement injecté dans les gazoducs publics, presque sans traitements (depuis, selon la commission de régulation de l'énergie la qualité de ce gaz s'est dégradée ou ne correspond plus aux standards, ce dont devrait tenir compte un projet d’arrêté annoncé en 2013 par le Ministre chargé du développement, fixant les conditions d'achat de l’électricité produite à partir de gaz de mine en France, en réponse () à une « question orale sans débat »[5] du sénateur Dominique Watrin, de manière à créer un tarif d’obligation d’achat « permettant de subventionner partiellement l’extraction de grisou pour la production d’électricité, permettant ainsi de valoriser le gaz qui ne peut plus être injecté sur le réseau dans une centrale électrique, tout en maintenant l’équilibre économique de la société Gazonor ».
Avant la fin de vie prévue du GIE, le législateur a décidé de dissoudre CDF (fait le ) et GDF a quitté le GIE, mettant fin à l'entreprise qui fut revendue à Gazonor.
Les débuts
Après sept mois d'essais, les stations de pompage de gaz de mine de Méthamine d'Avion sont entrées en phase d'exploitation industrielle « pour la première fois au monde, le gaz de mine ou grisou, constitué pour moitié de méthane, est injecté directement dans le réseau haute pression de Gaz de France, sans devoir subir un enrichissement préalable »[6].
Gouvernance
En 2007, au moment de la préparation de sa privatisation, Gazonor est présidé par Philippe Bernard (PDG)[1], assisté de Christian Morys (directeur technique et qui sera liquidateur de la société Coal Mine Gaz Consult (basée à Macheren[7])[1].
Objectifs et résultats
L'objectif initial était une « production annuelle minimale de 440 millions de kilowattheures, ce qui correspond à la consommation d'une ville de 40 000 habitants comme Lens »[6].
Selon CDF, Gazonor détenait en 2007 (au moment de sa vente) 2 concessions (sur trois sites, dont celui de Méthamine à Avion) produisant environ au total « 500 GWh/an de gaz de mine, soit l'alimentation en gaz d'une ville de 60 000 habitants pendant un an »[1] et de 1987 à 2007 c'est l'équivalent d'environ 12 000 GWh qui ont été extraits des trois sites, avec des « réserves estimées » qui devraient au même rythme d'exploitation assurer « plus de vingt ans de production »[1] ; selon l'institut français du pétrole (devenu IFPEN) « La même année, la production de méthane atteignait 40 millions de m3 (Mm3) par an (à comparer à la consommation annuelle française : 50 milliards de m3 (Gm3)) et les réserves prouvées (1P) s’élevaient à 865 Mm3. On estime que le volume de méthane « désorbable » dans le bassin houiller dépasserait les 10 Gm3 »[8].
Les sites
Trois secteurs permettent l'extraction du grisou :
- la fosse no 5 - 5 bis des mines de Bruay à Divion ;
- la fosse no 5 - 5 bis des mines de Lens et la fosse no 7 - 7 bis des mines de Liévin à Avion ;
- la fosse Désirée et la fosse La Naville des mines de Douchy à Lourches[9].
La fin de Méthamine
Gaz de France sort du GIE en [10] et le GIE Méthamine est alors privatisée, vendu (ce que ne souhaitaient pas les syndicats ni la commune[11]) à une société privée (Gazonor) qui devient ainsi propriétaire de tous les moyens (3 puits) de récupération du gaz de mine dans la région, pour ensuite mieux vendre l'entreprise[12]. Gazonor sera effectivement elle-même rachetée[3] en 2008 par EGL (European Gas Limited), une entreprise australienne spécialisée dans l'exploitation de gaz dit « non conventionnel »[13],[14]) désireuse de s'installer en Europe et en France[13] pour y produire du gaz de couche (Coal Bed Methane pour les anglophones), puis racheté en 2011 par la société belge « Transcore Astra », propriété de Albert Frère.