Métiers du Moyen Âge

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Scène de foire, miniature extraite d'un manuscrit du Chevalier errant de Thomas III de Saluces, atelier du Maître de la Cité des dames.
Cathédrale Notre-Dame de Chartres, vitrail du bas-côté Sud : transport d'un tonneau.

Les métiers du Moyen Âge nous sont connus par quelques textes, dont le Livre des métiers de 1268 d'Étienne Boileau, prévôt de Paris, commandé par Louis IX afin d'établir (stabilire) les métiers, ainsi que des ordonnances royales.

Au Moyen Âge, le mot métier (du latin ministerium "fonction de serviteur, service, fonction"[1]) est plus ou moins un synonyme de corporation. Chaque métier a un saint patron propre, ce qui en fait, outre une organisation économique, une organisation sociale et religieuse. En effet, les membres d'une corporation s'entraident en cas de difficultés, et, ayant le même saint patron, bénéficient d'une proximité spirituelle privilégiée. Les corporations se composent de maîtres, compagnons, valets et apprentis.

À Paris, en 1292, 130 métiers sont répertoriés et organisés.[réf. nécessaire]

À partir du bas Moyen Âge, sont nommées vils métiers diverses professions, bien que nécessaires à la société, étant considérées comme moralement dégradantes. Par exemple, celles liées au corps ou à la mort. Les personnes qui les exercent, ainsi que leurs proches et leurs descendants, font ainsi l'objet de discriminations statutaires, sociales et économiques, tel qu'une mise à l'écart vers un quartier distinct ou l'impossibilité de fonder une famille en dehors de son milieu. Citons le bourreau, l'équarisseur, le chirurgien, le fossoyeur, etc.[2].

Le vigneron

Notes et références

Annexes

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