Naïa Wateou
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Naïa Wateou, née le à Nouméa, est une femme politique française non-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, d'origine kanak.
| Naïa Wateou | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente du groupe Les Loyalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie | |
| En fonction depuis le (1 mois et 19 jours) |
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| Prédécesseur | Françoise Suvé |
| Membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie | |
| En fonction depuis le (2 mois) |
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| Réélection | 28 juin 2026 |
| Circonscription | Province Sud |
| Groupe politique | Les Loyalistes |
| – (6 ans, 5 mois et 24 jours) |
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| Élection | 12 mai 2019 |
| Circonscription | Province Sud |
| Groupe politique | L'Avenir en confiance (2019-2022) Intergroupe Les Loyalistes (2022-2025) |
| Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie | |
| – (6 mois et 23 jours) |
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| Président | Alcide Ponga |
| Gouvernement | Ponga |
| Prédécesseur | Thierry Santa |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Naïa Wateou |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nouméa (Province Sud) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Le Mouvement de la diversité (2008-2017) Les Républicains calédoniens (2017- ) |
| Diplômée de | Université de Montpellier III Paul-Valéry |
| Profession | Collaboratrice politique Cadre dans le secteur minier |
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Origines, études et carrière dans le privé
Naïa Wateou est née le d'un policier kanak originaire d'Ouvéa et d'une agent administratif de la police nationale originaire de France métropolitaine[1]. Elle grandit et fait toute sa scolarité à Nouméa, avant d'étudier pour obtenir une licence d'arts du spectacle à l'université de Montpellier III Paul-Valéry de 2004 à 2007. De retour en Nouvelle-Calédonie, elle travaille un temps au Centre culturel Tjibaou[2] avant de s'investir une première fois en politique en tant que collaboratrice de 2009 à 2014.
Par la suite, elle devient coordinatrice reporting et communication de l'usine de la Koniambo Nickel SAS (KNS) à Vavouto, sur la commune de Voh en Province Nord de 2014 à 2016[1], elle fait partie de la trentaine de personnes licenciées dans le cadre d'un plan social décidé par l'industriel en septembre- suite à une crise du marché mondial du nickel[3]. Elle devient ensuite responsable production chargée de la gestion opérationnelle des ressources humaines liées à la réalisation des études de l'institut d'études marketing et d'enquête d'opinion Cogito de 2016 à 2017.
Carrière politique
Collaboratrice de Simon Loueckhote puis Harold Martin (2009-2014)
Militante du Mouvement de la diversité (LMD), parti non-indépendantiste créé en 2008 par le sénateur UMP Simon Loueckhote, lui-aussi originaire d'Ouvéa, elle est sa collaboratrice lorsque ce dernier est membre du gouvernement local chargé de la fonction publique, de la qualité du Service public, des simplifications administratives et du Schéma d'Aménagement et de Développement de Nouvelle-Calédonie de 2009 à 2011 puis son assistante parlementaire jusqu'à la fin de son mandat à la chambre haute en [1],[4]. Par la suite, elle devient chargée de mission au cabinet du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin (L'Avenir ensemble), de 2011 à 2014.
Elle donne alors l'alerte sur une fraude électorale menée par certains élus UC et employés municipaux à Ouvéa pour les élections provinciales de 2009, consistant en l'inscription indue de citoyens sur les listes électorales. Huit de ces élus, dont surtout l'ancien maire Cyriaque Aloisio et la 1re vice-présidente de l'assemblée de la Province des îles Loyauté, Jacqueline Déteix, sont finalement condamnés[5],[6],[7],[8].
Elle est candidate en 32e position sur la liste « Nouméa, une ville pour tous, une ville qui bouge » qui réunit le LMD, L'Avenir ensemble et Le Rassemblement-UMP sous la conduite de l'adjoint au maire sortant Jean-Claude Briault pour les municipales de 2014 à Nouméa. Mais, n'arrivant que troisième du premier tour, cette liste fusionne pour le second tour avec celle de Gaël Yanno, un autre adjoint sortant et à l'époque député UMP venant de créer son propre parti, le Mouvement populaire calédonien (MPC), et Naïa Wateou ne figure pas parmi les candidats retenus. Elle n'est donc pas élue, tandis que c'est la cheffe de l'opposition, Sonia Lagarde de Calédonie ensemble, qui prend en main la mairie face à la division de la majorité sortante[9].
Rédactrice au Congrès (2017-2019)
Après son passage dans le privé, elle devient rédactrice au service de l’hémicycle et cheffe de projet dématérialisation du Congrès de la Nouvelle-Calédonie de 2017 à 2019[1]. Et, en 2017, elle rejoint, comme Simon Loueckhote et l'ensemble du LMD, un nouveau parti de la droite non-indépendantiste, Les Républicains calédoniens (LRC), présidé par Sonia Backès, une dissidente du MPC et de la fédération néo-calédonienne des Républicains.
Premiers mandats au Congrès, à l'Assemblée de la Province Sud et au conseil municipal de Nouméa (2019-2025)
Elle est élue pour la première fois aux élections provinciales du à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès, en 11e place sur la liste L'Avenir en confiance (coalition regroupant Les Républicains calédoniens, Le Rassemblement et le MPC) menée par Sonia Backès et qui est arrivée en tête du scrutin avec 40,59 % des suffrages exprimés et 20 sièges sur 40 (dont 16 également au Congrès)[10]. L'année suivante, elle est élue conseillère municipale de Nouméa sur la liste de la maire sortante La République en marche (LREM) Sonia Lagarde, dont la majorité est reconduite dès le premier tour[11],[12],[13].
Naïa Wateou devient alors une des figures de la nouvelle majorité, en tant que cheffe du groupe L'Avenir en confiance ainsi que présidente de la commission du développement économique, rapporteure sur la condition féminine et membre de la commission emploi et formation professionnelle à l'assemblée provinciale[1]. À ce titre, elle crée à partir de 2021 une manifestation annuelle pour promouvoir l'entreprenariat féminin, le Nouméa Women's Forum (NWF)[14]. Au Congrès, elle intègre le bureau de l'institution à partir de 2020 en tant que successivement 5e (de 2020 à 2022), 3e (de 2022 à 2023 puis de 2024 à 2025) et 4e vice-présidente (de 2023 à 2024)[15]. Elle s’implique surtout en faveur de l’économie sociale et solidaire, de l’insertion professionnelle et du numérique[1]. Ainsi, elle est à l'initiative, conjointement avec l'indépendantiste Omayra Naisseline, d'une loi du pays votée au Congrès le créant un statut pour les acteurs de l'économie sociale et solidaire en Nouvelle-Calédonie au travers de l'application en Nouvelle-Calédonie de l'agrément « Entreprise solidaire d'utilité sociale » (ÉSUS-NC)[16].
Elle prend aussi de plus en plus de responsabilités partisanes. Elle devient secrétaire générale des Républicains calédoniens, conjointement avec Philippe Blaise et Willy Gatuhau, en [17]. Et elle est chargée de la communication et référente des militants originaires des îles Loyauté des comités de campagne des Loyalistes pour le « non » aux référendums sur l'indépendance des 4 octobre 2020 et 12 décembre 2021[18],[19],[20].
À partir de l'éclatement de L'Avenir en confiance et de la création d'une nouvelle coalition entre LRC, le MPC et Générations NC (mouvement créé en 2019 par des dissidents de Calédonie ensemble), baptisée Les Loyalistes, Naïa Wateou en devient une des porte-parole et la référente auprès de l’ONU. De ce fait, elle intervient régulièrement devant la quatrième commission de l'Assemblée générale des Nations unies (qui traite des questions politiques spéciales et de la décolonisation) et le Comité spécial de la décolonisation (chargé du suivi de la liste des territoires non autonomes selon l'ONU), où elle défend la position des opposants à l'indépendance[1]. Le , suite à la réélection, qu'elle a soutenue, d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, elle fait partie des quatre personnalités des Républicains calédoniens, avec Sonia Backès, Christopher Gygès et Willy Gatuhau, à avoir signé une tribune dans le quotidien Les Nouvelles calédoniennes appelant « à l'union des forces non-indépendantistes », sans que cela soit « exclusif aux soutiens d'Emmanuel Macron » tout en se déclarant « convaincus que pour l'intérêt des Calédoniens, les prochains députés devront travailler en étroite collaboration avec la majorité présidentielle »[21]. Grâce à cela, elle est la suppléante de 2022 à 2024 du député Calédonie ensemble-Renaissance de la 1re circonscription (comprenant Nouméa, l'île des Pins et les îles Loyauté), Philippe Dunoyer, à la faveur d'une alliance ponctuelle entre Les Loyalistes et Calédonie ensemble aux élections législatives de 2022[1]. Enfin, elle est choisie pour être la candidate unique des non-indépendantistes pour l'élection à la présidence du Congrès le [22],[23], puis uniquement des Loyalistes et du Rassemblement le . Elle est battue les deux foix, en 2023 par le sortant indépendantiste, Roch Wamytan, dès le premier tour du scrutin, par 25 voix contre 29 (Wamytan disposant alors du soutien de L'Éveil océanien), puis en finissant deuxième du premier tour, qui n'est pas décisif cette fois-ci, en 2024, avec 19 votes contre 26 à Wamytan, 6 au candidat de Calédonie ensemble, Philippe Dunoyer, et 3 à celle de L'Éveil océanien, Veylma Falaeo. Dunoyer et Wateou décident de retirer leur candidature pour soutenir cette dernière qui est finalement élue pour remplacer Wamytan au perchoir par 28 suffrages contre 25[24].
Le , elle est désignée présidente du Syndicat mixte des transports urbains (SMTU) du Grand Nouméa. Elle est surtout confrontée aux conséquences des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie, qui provoquent l'interruption des services du réseau des Transports en commun du Grand Nouméa (Tanéo) et environ 1 milliard de Francs CFP (8,38 millions d'euros) de dégâts sur les infrastructures. Cela contraint l'organisme, déjà fortement endetté et souffrant de défaillances structurelles et financières importantes, à résilier en les contrats de délégation de service public avec les deux prestataires historiques, le GIE Karuïa Bus et la compagnie CarSud, avant de relancer en une offre très dégradée en terme de lignes et désormais uniquement opérée à partir de par CarSud, seule entreprise à avoir répondu au nouvel appel d'offres[25]. Puis, à partir d', les bus qui desservent Nouméa et le Grand Nouméa retrouvent un service continu à la journée, des dessertes nouvelles apparaissent et le tout se veut mieux synchronisé avec les horaires des établissements scolaires[26]. Elle est également nommée à la présidence du conseil d'administration de l'Office des postes et télécommunications de Nouvelle-Calédonie (OPT-NC) le [27].
Membre du gouvernement Ponga (2025-2026)
Suite à la démission le de Thierry Santa du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie présidé par Alcide Ponga, Naïa Wateou, en tant que sa suivante de liste, lui succède le 5 novembre suivant au sein de l'exécutif local, ce qui l'oblige à abandonner ses mandats à l'assemblée provinciale du Sud (et donc la présidence du SMTU) et au Congrès, tout en conservant celui de conseillère municipale de Nouméa et la tête du conseil d'administration de l'OPT[28]. Au sein de ce gouvernement, elle est chargée de l'animation et du contrôle des secteurs du travail et de l'emploi, de la fonction publique, du handicap, du suivi des questions liées à l'autonomie, à l'inclusion et à la structuration de l'Économie sociale et solidaire, ainsi que des questions relatives à l'audiovisuel[29].
À ce poste, elle supervise le lancement en par le gouvernement d'une nouvelle plateforme en ligne pour faciliter la rencontre entre les demandeurs d'emploi et les entreprises, Emploi NC[30]. Et elle lance en , conjointement avec l'Agence française de développement, une mission d’étude stratégique sur l’économie sociale et solidaire[31].
Deuxièmes mandats au Congrès, à l'Assemblée de la Province Sud et au conseil municipal de Nouméa (depuis 2026)
À l'approche des élections municipales de , Naïa Wateou est envisagée par Les Loyalistes pour mener leur liste à Nouméa au cas où la maire sortante, Sonia Lagarde, ne se représenterait pas[32],[33],[34]. Sonia Lagarde briguant finalement un troisième mandat, Naia Wateou se rallie à elle comme l'ensemble des Loyalistes, et elle est réélue conseillère municipale en 37e position sur sa liste, la majorité sortante étant reconduite au second tour avec 61,99 % des suffrages exprimés et 43 sièges sur 53 après avoir frôlé la victoire dès le premier tour à 8 voix près[35].
Pour les élections provinciales du , elle est 13e de la liste d'union entre Les Loyalistes et Le Rassemblement, de nouveau menée par Sonia Backès dans le Sud. Celle-ci obtenant une assez nette victoire, avec 50,14 % des voix pour 28 sièges sur 40 à l'assemblée provinciale, dont 22 également membres du Congrès, Naïa Wateou redevient membre de ces deux institutions[36],[37]. Le , elle est choisie pour être la nouvelle présidente de l'intergroupe Les Loyalistes au Congrès, le deuxième en importance de cet hémicycle et le premier du camp non-indépendantiste avec 18 membres[38]. Et, dans le cadre de l'« accord de gouvernance » signé le même jour pour établir une majorité entre Les Loyalistes, Le Rassemblement et L'Éveil océanien, elle accède le lendemain à la 1re vice-présidence de l'assemblée délibérante néo-calédonienne, la présidence revenant à Virginie Ruffenach du Rassemblement[39].