Élections municipales de 2026 à Nouméa

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire53 sièges au conseil municipal
Population85 976
Inscrits68 483
Élections municipales de 2026 à Nouméa
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 53 sièges au conseil municipal
Corps électoral et résultats
Population 85 976
Inscrits 68 483
Votants au 1er tour 33 383
48,75% en augmentation 6,7
Votes exprimés au 1er tour 32 818
Votes blancs au 1er tour 404
Votes nuls au 1er tour 161
Votants au 2d tour 32 540
47,53%
Votes exprimés au 2d tour 31 521
Votes blancs au 2d tour 767
Votes nuls au 2d tour 252
Sonia Lagarde RE
Voix au 1er tour 16 402
49,98%
en diminution 20
Voix au 2e tour 19 540
61,99%
Sièges obtenus 43 en diminution 4
Virginie Ruffenach LR
Voix au 1er tour 6 947
21,17%
Voix au 2e tour 6 027
19,12%
Sièges obtenus 5 en augmentation 5
Philippe Dunoyer CE
Voix au 1er tour 3 675
11,20%
en diminution 4,6
Voix au 2e tour 5 954
18,89%
Sièges obtenus 5 en augmentation 1
Maire de Nouméa
Sortante Élue
Sonia Lagarde
RE
Sonia Lagarde
RE

Les élections municipales de 2026 à Nouméa ont lieu les 15 et . Elles visent au renouvellement du conseil municipal.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

Contrairement à la métropole et aux départements et régions d'outre-mer, la collectivité sui generis de Nouvelle-Calédonie n'est pas pourvue d'établissements publics de coopération intercommunale, par conséquent, les nouméens sont appelés à voter uniquement pour élire leurs conseillers municipaux[4].

L'élection des conseillers municipaux se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[5].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Nouméa correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 80 000 et 100 000 habitants, soit 53 sièges[6]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[7]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[8].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 27 sièges. Les 26 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[9].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation s'étant effondrée de 61 % lors du 1er tour en 2014 à 42 % en 2020.

Sur le plan local, la liste macroniste conduite par Sonia Lagarde, candidate à sa propre succession, soutenue par Les Républicains calédoniens, Les Républicains, le Mouvement populaire calédonien et Le Rassemblement, renforce sa position en obtenant la majorité absolue des voix dès le 1er tour et 6 sièges supplémentaire.

Les listes de Calédonie ensemble, qui soutenait la maire sortante en 2014, des indépendantistes, réunissant entre autres l'Union calédonienne et le Front de libération nationale kanak et socialiste ainsi que de l'Éveil océanien, obtiennent 2 sièges chacune.

Enfin le dernier siège est attribué à Emmanuel Bérart seul élu de la liste Générations NC.

Contexte politique local

En mai 2024, à la suite des trois référendums d'autodétermination prévus par l'accord de Nouméa, un projet de révision constitutionnelle conduisant au dégel du corps électoral est engagée. En réaction des émeutes ont lieu faisant 14 morts dont 2 gendarmes[18],[19],[20]. L'état d'urgence est décrété[21].

Un an après le début des émeutes, le PIB a subi une décrue de 15%, 20% des salariés ont perdu leur emploi, l'ensemble des populations du territoire connaît des problèmes de subsistance, de logement, d'alimentation, d'approvisionnement de produits de première nécessité, les plus touchées étant les classes populaires les plus défavorisées. Les discussions sur l’avenir institutionnel de l’archipel sont au point mort, faute d’accord. Les propositions du ministre des Outre-mer Manuel Valls, dans un texte de « souveraineté partagée » qui prévoyait un « transfert et une délégation immédiate des compétences régaliennes », se sont heurtées au désaccord des Loyalistes et du Rassemblement qui y voient une « indépendance-association », mais aussi des membres du gouvernement français à l'origine du projet de révision constitutionnelle, parmi lesquels Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu (qui ont eu un temps la charge du dossier calédonien), ainsi que Bruno Retailleau, et Emmanuel Macron lui-même[22].

Plusieurs séries de négociations ont eu lieu à partir du début 2025 entre les camps indépendantistes, loyalistes et le Gouvernement, d'abord en Nouvelle-Calédonie (à Nouméa et à Deva) puis à Bougival. Ces négociations ont abouti le 12 juillet 2025 à la signature de l'accord de Bougival sur le statut de la Nouvelle-Calédonie qui devra être soumis à référendum local en février 2026.

Candidatures déclarées

Le , la présidente du groupe Rassemblement au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Virginie Ruffenach, ancienne conseillère municipale de 2008 à 2020, annonce sa candidature à la tête d'une liste baptisée « Une énergie nouvelle ! »[23].

Le , la maire sortante Sonia Lagarde annonce briguer un troisième mandat en menant une liste baptisée comme lors du précédent scrutin « Avec vous, pour Nouméa »[24]. Elle est soutenue par Générations NC, notamment de son unique conseiller municipal, Emmanuel Bérart, qui siégeait depuis 2020 dans l'opposition, et plus largement par l'ensemble de la coalition des Loyalistes[25]. Elle est également ralliée par un autre élu de l'opposition, Jonas Taofifenua, dissident de L'Éveil océanien[26].

Le , Véronique Forestier, une ancienne commerçante désormais patentée dans l'administratif et jusqu'ici non engagée en politique, présente une liste « citoyenne » et apolitique baptisée « Nouméa, le renouveau »[27].

Le , Philippe Dunoyer, porte-parole de Calédonie ensemble, ancien adjoint de Sonia Lagarde à la mairie de Nouméa de 2014 à 2017 et ancien député UDI puis Renaissance de 2017 à 2024 et candidat malheureux sous les couleurs du parti national Horizons aux législatives de 2024, lance sa candidature à la tête de la liste « Nouméa, l'après » avec le soutien de L'Éveil océanien[28].

Le même jour, c'est Muneiko Haocas, présidente du Mouvement nationaliste, indépendantiste et souverainiste (MNIS) et ancienne candidate régionaliste aux législatives de 2022 puis de 2024, qui se présente avec la liste « Nouméa, cœur battant »[29].

Le FLNKS, lors d'une réunion le , lance sa campagne municipale dans le chef-lieu avec une liste baptisée, comme en 2020, « Unité pays » et sous-titrée « La voie des quartiers populaires ». Sa tête est confiée à Lesse Adjouhniope, un musicien originaire d'Ouvéa, membre du groupe de kaneka Blue Hau et comptable à l'Académie des langues kanak[30].

L'autre principale coalition indépendantiste, l'UNI, favorable à l'accord de Bougival et composée du Palika, de l'UPM et de l'Union pour l’indépendance dans la diversité (Unid), présente le la liste « UNI dans la diversité » sous la conduite de Pierre Wong Kong Tao, 1er vice-président de l'UPM[31].

Enfin, le , dans le décret de publication des candidatures dans les communes de plus de 1 000 habitants, une huitième liste est annoncée, sous le nom « Nouméa pour tous » et se voulant « sans marqueur politique », avec pour tête de liste Claude Siret, un militant associatif des quartiers populaires et restaurateur qui était déjà candidat sur la liste apolitique « Nos quartiers, notre ville » de l'ancienne présidente de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises de Nouvelle-Calédonie (CGPME-NC) Chérifa Linossier en 2020[32].

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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