Nicolas-Bernard Lépicié

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Nicolas-Bernard Lépicié, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre français.

Naissance
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Nicolas-Bernard Lépicié
Nicolas-Bernard Lépicié, Autoportrait (vers 1777),
Lisbonne, musée Calouste Gulbenkian.
Naissance
Décès
(à 49 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Lieu de travail
Distinction
Œuvres principales
Le Lever de Fanchon ; L'Intérieur d'une douane ; Le Jeune Dessinateur
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Biographie

Fils de deux graveurs, François-Bernard Lépicié (secrétaire perpétuel et historiographe de l’Académie royale de peinture et de sculpture) et Renée-Élisabeth Marlié, Nicolas-Bernard Lépicié étudie la gravure avec son père avant d’être forcé de quitter cet art, à cause de la faiblesse de sa vue, et de se tourner, vers 1751, vers la peinture, qu’il étudie sous la direction de Carle van Loo[1].

Ayant obtenu, en 1759, le deuxième prix du prix de Rome, il reste néanmoins en France. Agréé par l’Académie royale en 1764, avec La Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre (Caen, abbaye aux Hommes), il peint ensuite, dans la même veine, Le Baptême du Christ (1765), Le Christ et les petits enfants (1767) et La Conversion de Saül (1767). Reçu membre de l’Académie et peintre du roi avec Achille et le Centaure en 1769, il passe professeur-adjoint en 1770, puis professeur en 1779[2].

Lépicié a peint, en 1768, Adonis changé en anémone pour le pavillon de Trianon ; en 1770, Narcisse changé en fleur, le Martyre de saint André et le Martyre de saint Denis[1].

En 1773, il peignit, pour l’École militaire : Saint Louis rendant la justice sous un chêne, et une Descente de croix ornant une des chapelles de la cathédrale de Chalon-sur-Saône. Il a peint quelques scènes familières et tracé un assez grand nombre de dessins d’animaux[2]. Il a exposé La Politesse intéressée, connue aussi sous le titre de Les Bassesses de Zizi, au Salon de 1773[3]. Il a dessiné des planches pour la suite de L’Histoire de France, qui a été continuée par Jean-Michel Moreau[4].

Souvent comparée à celle de Chardin et de Greuze[5],[6], la peinture de Lépicié a connu une grande vogue au XVIIIe siècle[5]. À partir des années 1760, tout en continuant à peindre des sujets d’histoire, il se met à peindre des scènes de genre intimiste dans le style flamand qui rappellent Teniers le vieux et ter Borch[2]. Dans les dernières années de sa vie, il se retire souvent à la campagne où il peint des scènes rustiques à la suite d’une crise religieuse qui l’amènera à modifier ou à supprimer certaines de ses œuvres contraires à sa nouvelle sensibilité[7],[8]. Malade de la poitrine, il meurt avant sa cinquantième année[7], loué pour sa piété au moins autant que pour ses talents[2].

Dans son testament, il demande qu'on détruise ses études de femmes (trop dénudées).

Œuvres

Nu debout, sanguine, Minneapolis Institute of Art.
Le Dessinateur, Paris, musée du Louvre.

Notes et références

Annexes

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