Nicolas Buysse

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Nicolas Buysse
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Nicolas Buysse, né le au Guatemala, est un comédien, dramaturge, et scénariste de bande dessinée belge francophone.

Au cinéma et en télévision

Nicolas Buysse naît le [1] au Guatémala[2]. Il est issu de parents travaillant comme expatriés dans une ONG, un centre chrétien[2]. Il passe son enfance à Lesve, où il demeure dans une aile du château[2]. Originaire de Namur, il est élève au Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent et il termine ses humanités au Collège Saint-Paul de Godinne[1].

Élève du Conservatoire royal de Liège, il suit notamment les cours de Michaël Delaunoy et de Christine Delmotte[3]. Il y obtient un premier prix en art dramatique et en déclamation en 1998[3]. Son parcours commence au sein de la compagnie Victor B, dans la pièce Les Bains, de Vladimir Maïakovski, montée en 1999 au Théâtre Royal de Namur, dans une mise en scène de son ancien professeur Jean-Michel Frère[3].

Il est membre de la ligue d'improvisation nationale belge depuis 2007[4]. Il est également membre de la SACD[3] dont il reçoit le prix du spectacle vivant en 2012 pour Trop de Guy Béart tue Guy Béart[5],[6].

En , la journaliste Catherine Makereel du quotidien Le Soir est sous le charme du spectacle les Crooners imaginés par Nicolas Buysse, Jean-Michel Frère et Ditte Van Bremt et joué sur la place Saint-Géry[7].

En 2018, il joue Walking Thérapie au Théâtre national Wallonie-Bruxelles et L'Heureux Élu d’Éric Assous au Théâtre des Galeries à la rentrée[8]. À l'instigation du club Richelieu, il se produit au musée archéologique de Namur dénommé Les Bateliers, en ouverture de la saison estivale 2019, dans la pièce L'Heureux Élu d’Éric Assous, où il est dirigé par Martine Willequet[9]. Pendant le même été, il se produit également en off du Festival d'Avignon avec Walking Thérapie[9]. Fin 2019, il met en scène Le Dernier Salut au Théâtre national[10],[11].

Face à l'émotion causée par la pandémie de Covid des comédiens dont Buysse marquent bénévolement leur soutien aux familles endeuillées[12]. À la demande du Soir, il poste la vidéo d'une lecture du poème Le Grand Partage, de Vincent Tholomé[12]. En compagnie des musiciens Greg Houben, Fabien Fiorini et Max Merx, il tisse un hymne à la vie dans Crépuscule au Théâtre de Namur en [13], puis place Sainte-Croix à Ixelles au mois d'août[14]. Pendant le confinement et la fermeture des théâtres, il décide avec des amis de monter un spectacle en plein air tournant sur le poète aimé d'eux : Jacques Prévert[15]. Comédien avec 25 ans d'expérience, il interpelle la ministre de la culture Bénédicte Linard sur le statut des artistes en 2021[16].

On le retrouve comédien dans Greenville de Régis Duqué en 2022[17]. Il joue le rôle d'un mari minable dans Bella Figura de Yasmina Reza au Théâtre Le Public en juin de la même année[18].

Il est de la célébration du trentième anniversaire de création de la compagnie Victor B[19] en 2023.

En , il joue dans Le Dieu du carnage, au Théâtre Le Public[20]. La même année, il joue « un Max touchant, un peu timide, hésitant, maladroit, prêt à tout accepter pour convaincre Suzanne » dans Encore un instant au Théâtre des Galeries, selon Jean-Marie Wynants, journaliste au pôle Culture du journal Le Soir[21]. Passionné de la voile et de la mer, il lance avec un ami spécialisé dans les ponts flottants un nouveau concept dans la capitale wallonne Naow (Nature Art On Water) un festival sur l'eau alliant théâtre, poésie, musique et nature, à l'été 2023[22].

Pour les fêtes de fin d’année 2024 à Namur, il monte le spectacle de rue La Grande Visite, avec les fondateurs du Théâtre Jardin Passion, Marie-Noëlle et Sébastien Hébrant, et la création musicale d’Elie Belvo[23]. Après Walking Thérapie et Le Dernier Salut, Buysse invite, cette fois, le public à explorer les quartiers du centre ville[24]. Il est en répétition en pour le spectacle pluridisciplinaire Surface de réparations axé sur les injustices dans le football[25]. La même année, son spectacle Vivre Beaucoup dans lequel se trouvent des extraits d'œuvres d'Edmond Rostand, Louis Aragon, Alex Beaupain ou encore de Mathieu M, clôt la saison de Nature Art On Water[26],[27].

Il commence une carrière au cinéma au début des années 2000, avec notamment la trilogie de films de Xavier Diskeuve (La Chanson-chanson, Mon cousin Jacques et Révolution). En 2003, il décroche son premier rôle à la télévision dans La Maison du canal. Il y revient dans la série télévisée Des gens bien en 2022[5].

Il est à l'affiche du film Jacques a vu[28] de Xavier Diskeuve en 2014. Il joue un policier dans la brigade des mœurs dans le film Un silence du réalisateur belge Joachim Lafosse en 2023[29].

En bande dessinée

Il aborde le domaine de la bande dessinée en réalisant l'adaptation en bande dessinée du roman La Promesse de Marie de Lattre pour la dessinatrice Julie Freund. Ce roman graphique est publié dans la collection « Cités graphiques » des éditions Presses de la Cité en 2025. La Promesse raconte l’histoire familiale de Marie de Lattre mais aussi d’une génération qui a grandi dans un monde en paix dans les années 1980[30]. D'une enfance marquée par les non-dits et les silences, Marie de Lattre se voit confier le lourd secret familial de son père, un enfant adopté dont les vrais parents ont été envoyés dans les camps de concentration[30]. Buysse en explique la genèse : « C’est une chance du destin car Marie est une amie d’enfance. On s’était un peu perdu de vue et après avoir lu son roman qui m’a bouleversé, je l’ai contactée. Sa maison d’édition lui a proposé d’en faire un roman graphique et elle avait besoin de prendre un peu de recul vis-à-vis de son histoire. J’ai peut-être amené une vision un peu plus décalée à l’adaptation[30]. ». L'ouvrage tire son titre de Madeleine et Pierre de Lattre qui se sont connus par l’intermédiaire d’Ismak Kogan[31]. Ils se sont promis de sauver Jacques, le père de Marie[31]. Didier Pasamonik, directeur de la rédaction d'ActuaBD fait de ce roman graphique sur l'évocation de la Shoah, le favori de la rédaction[31].

Vie privée

Il demeure à Bruxelles[32]. Il est père de cinq enfants[8].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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