Didier Pasamonik

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Jeunesse

Didier Pasamonik et son frère jumeau Daniel naissent le [3] à Ostende[4] (province de Flandre-Occidentale), dans une famille de commerçants[5]. Ils grandissent en demeurant tant en Flandre qu'en Wallonie[5]. Alors qu'ils ont dix ans, leur famille s’installe près de la gare du Midi à Bruxelles. Ils sont passionnés de bande dessinée, bien introduits auprès des auteurs et à l'âge de 13-14 ans, leur trafic de bandes dessinées anciennes en font des marchands en chambre, leur assurant une indépendance financière[5]. À l'âge de quinze ans, ils participent au fanzine Buck[6] dirigé par le futur spécialiste et historien de la bande dessinée Thierry Groensteen. Les frères Pasamonik deviennent directeurs de collection aux éditions Bédéscope[7], fondent les éditions Jonas avec Jan Bucquoy.

Chic Bull

Les frères Pasamonik lancent la librairie Chic Bull en 1979[8] à Bruxelles et éditent leurs premiers albums sous le label Magic-Strip[9] en [10].

Ils publient à la fois des rééditions de classiques franco-belges (Hergé, Cuvelier, Franquin[5], Vandersteen, Tibet, Sandy et Hoppy de Lambil[5] et Jijé[11]) et de jeunes auteurs (Yves Chaland, Serge Clerc, Bézian, Colman[12], Dupuy et Berberian, Daniel Torres, Ruben Pellejero, Jorge Zentner[13] et même Cleet Boris[14] le chanteur de L'Affaire Louis' Trio. Ils éditent les premières monographies[10] sur la bande dessinée notamment de Thierry Groensteen (Tardi, Monographie, 1980[5]), de Benoît Peeters (Les Bijoux ravis, 1983) et de Bruno Lecigne (Les Héritiers d’Hergé[15], 1983).

En 1987, après la faillite de leur distributeur Maître du Monde[10], la société Magic-Strip est revendue aux éditions Loempia[10]. Elle reste dirigée par Daniel Pasamonik, tandis que son frère Didier prend la direction d’Hachette BD, une division du groupe Hachette qui regroupe à ce moment-là Les Humanoïdes associés, Hachette BD et Le Livre de poche BD. Didier Pasamonik reste deux ans chez Hachette et se lance ensuite dans le conseil éditorial dans le domaine de la direction éditoriale[16]. Parallèlement à ces activités, il dirige des collections successivement pour Vertige Graphic, Berg International et Steinkis.

Carrière d'éditeur

Didier Pasamonik commence sa carrière dans le milieu de la bande dessinée avec son frère jumeau, Daniel, décédé en [17]. Il est successivement directeur de collection en 1977 aux éditions Bédéscope[7] ; cofondateur des éditions Jonas avec Jan Bucquoy en 1978 ; cocréateur des éditions Magic Strip[13] en 1979 ; directeur général de Hachette BD et des Humanoïdes Associés de 1988 à 1989 ; directeur éditorial de Cartoon Creation de 1990 à 1992 ; conseiller éditorial et agent de Fleurus presse entre 1990 et 1995 ; directeur-gérant de DPC Agency[18],[19] de 1993 à 2000 ; cofondateur des éditions Bethy en 1997[20],[21],[22] ; directeur de la collection « IceBerg » chez Berg International depuis 2007[1] ; International Director of Licenses pour la société LingoZing[23],[24] depuis 2016 et directeur éditorial des hors-séries BD de L'Express depuis 2015[25].

Carrière de journaliste

Didier Pasamonik interviewant l'auteur Mathieu Burniat à la librairie parisienne le-Monte-en-l'air, en septembre 2018.

Didier Pasamonik publie dans des magazines consacrés à la bande dessinée comme Les Cahiers de la bande dessinée[26], Bachibouzouk[27], Bandes Dessinées Magazine, BoDoï[28], dBD[29], Fluide glacial[30], HistoriaBD[31], Hop ![32], L’Année de la BD[33], Spirou[34], StoryBoard[27], Vécu[35], Zoo le Mag[36] pour les publications en langue française ; Dolmen en Espagne ; Comixene en Allemagne. Il collabore également à différents magazines professionnels ou grand public comme le Collectionneur Français, La Lettre de France édition, Le Spectacle du Monde, Philosophie Magazine, Le Magazine littéraire ou VSD[27] et différentes structures à vocation culturelle comme le BIEF[37].

On lui doit aussi une contribution à des périodiques consacrés au judaïsme, écrivant dans Les Cahiers du Judaïsme[4], L'Arche[4], le mensuel mexicain Horizontes et les mensuels belges Regards[4] et Contact J[4]. Combinant ses deux centres d'intérêt, la bande dessinée et la judéité[38], il est également l'animateur d'une émission radio quotidienne, La Diaspora des Bulles sur la radio communautaire parisienne Radio J[39].

Depuis 2003, il est éditeur adjoint et directeur de la rédaction du site francophone d'information sur la bande dessinée ActuaBD.com[40].

Il est, avec Éric Verhoest qui en est le coordonnateur rédactionnel, l'un des collaborateurs de l'encyclopédie Hachette sur Gaston Lagaffe Les inventions de Gaston[27] (45 fascicules de 2004 à )[41].

Il est éditorialiste, à partir de sa création en jusqu'à son 17e numéro daté de , du mensuel Suprême Dimension[27] dans laquelle il tient une chronique se voulant caustique sur le petit monde de la bande dessinée : « Pendant ce temps-là, dans le microcosme » dont certains articles ont été repris dans le recueil Critique de la bande dessinée pure (chroniques narquoises 2005-2007)[42].

Il est, de à 2011, éditorialiste sur le blog Mundo-BD.fr[43]. Puis, il exerce cette même fonction pour la revue allemande spécialisée Alfonz, Der Comicreporter, dans une rubrique intitulée Lettre de France depuis 2011[44],[45].

Il participe comme chroniqueur à l'émission Pop Fiction d'Ali Rebeihi sur France Inter à partir d'[46].

Commissaire d'expositions

Didier Pasamonik est fondateur et président de l’Agence de bande dessinée[47] et participe à des expositions internationales, activité qu’il exerce encore en tant que commissaire d'expositions internationales à de nombreuses reprises.

Auteur

Passionné par le spectacle de rue, il publie Beaubourg - Les années saltimbanques[48]. ActuaBD édite Charlie Hebdo - L'affaire des caricatures danoises qu'il cosigne avec Nicolas Anspach, Charles-Louis Detournay, Christian Missia Dio et Frédéric Hojlo sous la direction de Patrick Albray en 2018. Pasamonik commente Lucky Luke[49] dans la collection « Les Dessous d'une création » ainsi qu'Astérix[50] dans la collection « Les archives Astérix », toutes deux aux éditions Atlas.

Autres activités

En , Didier Pasamonik est membre du comité d’organisation du Forum international écriture et cinéma de Monaco. Il organise à partir de l'année suivante un Prix de la meilleure BD adaptable au cinéma et à la télévision[51],[52],[53]. Le Forum cesse son activité en 2011.

Il lance en , avec Berrak Hadımlı et Jean-Marie Derscheid, le Festival Istanbulles, premier festival international de la bande dessinée à Istanbul[54]. En 2012, il produit l'exposition Regards croisés des bandes dessinées franco-belges et turques à l'Institut français d'Istanbul[55].

En 2014, il est producteur exécutif du court métrage Lady of the Night produit par AttieStudio (Paris), réalisé par Laurent Boileau, sur une histoire conçue par Adriaan Esterhuizen qui en a également assuré la conception musicale. Le charac design du film a été conçu par José Luis Munuera et l'animation par La Station (Paris)[56].

Il est depuis 2016 responsable de la programmation de la Scène BD, Manga et Comics du Salon Livre Paris[57]. En 2021, il est membre du Comité de Sélection du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême[58].

En parallèle, l'auteur signe diverses préfaces d'albums de bande dessinée ou en effectue les traductions[3] comme de 2018 à 2019, les Contes ordinaires d'une société résignée, de courts récits dessinés par Ersin Karabulut et publiés dans Fluide glacial[30] ; il réalise les dossiers introductifs d'intégrales[59],[60] et il s'attèle à la rédaction de commentaires dans des catalogues de vente aux enchères[61],[62]. Après avoir introduit l'ouvrage Chaïm Kaliski. Jim d’Etterbeek, en collaboration avec Joël Kotek, publié en 2024[63], il est à l'origine de l'exposition consacrée à cette œuvre au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme en 2026[64],[65].

Par ailleurs, Pasamonik est membre de plusieurs jurys[66],[67],[68]. Il devient conférencier lors d'événements liés au monde de la bande dessinée[69],[57]. Le confinement consécutif à la pandémie de Covid-19, l'amène également à mener une visioconférence sur Zoom en [70].

Œuvres

Notes et références

Annexes

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