Nicolas Legrand

peintre, dessinateur et lithographe belge (1817-1883) From Wikipedia, the free encyclopedia

Nicolas Legrand, né à Mons le et mort dans la même ville le , est un peintre, un dessinateur et un lithographe belge.

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Nicolas Legrand
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Biographie

Famille

Nicolas Legrand, né à Mons le , est le fils de Joseph Legrand (1784-1848) tailleur d'habits, et d'Amélie Viennet (1787-1830)[1]. Nicolas Legrand épouse à Mons le Rosalie Minot (née à Neufvilles le ). L'un de leurs témoins de mariage est le peintre Étienne Omer Wauquier, directeur de l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons[2].

Formation

Nicolas Legrand est, jusqu'en 1838, étudiant à l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons, où il suit l'enseignement de Germain Joseph Hallez. De 1839 à 1845, il suit les cours de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et réside à la place du Petit Sablon no 8. À l'issue de sa première année, il reçoit les cours de Joseph Paelinck et obtient le second prix de figure antique d'après la bosse (1839). En 1841, il reçoit le premier prix de dessin d'après nature, dont le cours est dispensé par le peintre François-Joseph Navez ; l'année suivante, il bénéficie du premier prix de composition historique en dessin. Durant son séjour à Bruxelles, il fréquente aussi l'atelier de François-Joseph Navez. En 1847, il se perfectionne à Paris[3],[4].

Carrière

Nicolas Legrand se fait connaître du public aux expositions triennales organisées à Mons : en 1846, il expose Ecce homo. L'année suivante, il est présent au Salon de Gand[3]. Il participe ensuite à sept salons triennaux belges. Au Salon de Bruxelles de 1857, il envoie La Esméralda et sa mère, d'après le roman de Victor Hugo, une œuvre majeure de l'artiste[5].

De 1857 à 1870, il est professeur de dessin à l'Académie de Mons et assure, après la mort d'Etienne Wauquiez en 1869, la direction intérimaire de l'institution. Le , Nicolas Legrand meurt chez lui rue Samson à Mons, à l'âge de 66 ans[6].

Œuvre

Caractéristiques

Jeune veuve et son enfant.

Nicolas Legrand réalise quelques scènes de genre et des sujets religieux, mais il doit sa réputation à ses portraits, dont certains sur pierre lithographique et surtout à son talent de dessinateur. En 1847, exposant la Pauvre mère au Salon de Gand, le critique Adolphe Siret juge l'œuvre comme un charmant petit tableau de genre et son auteur comme un jeune homme intelligent, fort habile déjà[7]. Au Salon de Bruxelles de 1848, le critique Louis Van Rooy estime son tableau représentant une station du chemin de croix, aussi mauvais que son Portrait est très estimable : la couleur est bonne, un peu grise peut-être, le dessin est sage, la pose naturelle[8].

Nicolas Legrand est l'auteur de trente-quatre portraits parus dans l'Iconographie montoise (1857-1860)[4]. La Esmeralda est conservée au musée des Beaux-Arts de Mons, de même que deux lithographies, représentant, l'une, Louise reine des Belges (1845), et l'autre le général Vincent Duvivier. Sa toile Sainte Marguerite-Marie Alacoque décore une chapelle de l'église Sainte-Élisabeth de Mons[3].

Expositions triennales

Références

Voir aussi

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